Recueil de contributions du séminaire du même nom, sur l’intérêt de l’uchronie et de l’histoire contre-factuelle pour les historiens. Parle de l’intérêt politique de l’uchronie et des différentes formes d’uchronies littéraires. Toutes les contributions ne se valent pas mais c’est court et globalement intéressant.
Archives de catégorie : Culture/Procrastination
Planesrunners, de Ian McDonald
Roman d’aventure pour jeune adulte avec des univers parallèles. Ça se laisse lire mais ce n’est pas transcendant.
L’idée d’un univers sans réserves de pétrole, dont la production d’énergie est partagée entre charbon et énergies renouvelables est intéressante. Celle d’une alliance d’univers parallèles aussi, mai c’est assez peu exploité dans ce premier tome.
Je ne lis pas énormément en ce moment.
Vincennes, l’université perdue, de Virginie Linhart
Un documentaire composé d’images d’archives et d’entretiens, sur l’Université de Vincennes, construite en trois mois après Mai 68 et détruite en trois jours après son évacuation. Une université ouverte à tou⋅te⋅s, avec une implication réelle des élèves dans les programmes, et une très forte politisation. Ça faisait assez rêver, malgré les problèmes de gestion et de drogue (après, le documentaire est très clairement en faveur de l’université).
Les Affinités, de Robert Charles Wilson
Les avancées de la recherche en sociologie, neurologie et biologie permettent de dégager des schémas de pensée communs à certaines personnes, et de classer les personnes dans des groupes d’affinités, des personnes qui se sentent bien ensemble et communiquent facilement entre elleux. Mais tout le monde n’appartient pas à une affinité et les affinités ne s’entendent pas forcément bien entre elles… De la SF sur la sociologie, c’est assez cool. Ça parle d’entre-soi et de radicalisation, de trouver un groupe de personnes avec lesquels on se sent bien, de modèles de société. Et comme toujours chez RCW c’est assez fin et cool à lire.
Burning Paradise, de Robert Charles Wilson
En 2014, le monde s’apprête à fêter 100 ans de paix, la Grande Guerre de 14 ayant été le dernier conflit majeur. Le monde est prospère, le travail de la Ligue des Nations salué. Mais certain-e-s savent que cette paix et cette prospérité ne sont pas dues à l’action humaine : quelque chose manipule l’Humanité pour parvenir à ses fins. Brillant roman de RCW, qui présente une espèce extraterrestre vraiment originale, qui développe en toile de fond une belle uchronie et qui nous présente une histoire absolument pas manichéenne : à la fin, les personnages ont fait des choix, mais je serai bien incapable de dire si c’étaient les bons ou non. Il parle tranquillement de manipulation par les médias, de recherche académique, il subvertit quelques tropes au passage (le leader de la Résistance Mondiale notamment). Cool roman. Il rappelle pas mal Darwinia du même auteur, mais en plus satisfaisant. On peut juste regretter que la « condition de victoire » soit un peu ad hoc pour que les protagonistes humains puissent intervenir sur l’histoire.
Les Limites de l’Enchantement, de Graham Joyce
La vie d’une jeune fille asociale dans une petite ville de campagne anglaise dans les années 60s. C’est bien écrit, cool à lire et ça un petit côté « chroniques de la vie ordinaire » à la Jane Austen assez sympa, par contre je comprends toujours pas pourquoi Graham Joyce est publié dans une collection SF/fantastique/fantasy plutôt qu’en littérature blanche.
Trigger Warning, de Neil Gaiman
Anthologie de nouvelles. J’ai clairement pas tout aimé au même niveau mais The Sleeper and the spindle est géniale, ainsi que Click clack the Rattlebag et The Case of Death and Honey.
Hyperglycémie d’Hélène Ollivier.
Spectacle avec cinq acteurices, sur le management par la créativité, dans une entreprise de confiseries. C’est très bien vu et très cool à voir. Super séquence d’ouverture.
Le Maniement des Larmes, de Nicolas Lambert
Vue partiellement seulement, lors d’une représentation sur la place de la République. C’était très bien. Pièce sur l’affaire des frégates de Taiwan et l’implication de la classe politique française. Hyper documenté, un comédien interprète magistralement plein d’hommes et femmes politiques et on voit le délitement progressif de leur édifice de mensonges et de couvertures.
Poetry de Maud Le Pladec
Vu au théâtre de Chaillot. Trois personnes sur scène, un guitariste et deux danseuse-r-s. De la musique bruitiste, du post-rock, de la musique qui vient juste de la guitare mais en fait non, des danseuse-r-s qui perçoivent (oreillette) une autre musique que le public, des répétitions, des déformations, des transformations… C’était assez étrange mais très cool. Les interprètes faisaient très propres sur elleux de par leur tenue, ça évoquait la danse dans les soirées étudiantes par moment, quelques mouvements de flamenco à un autre, le dadaïsme (dixit the OC qui s’y connait plus que moi), la drogue. Des variations d’intensité lumineuses et quelques gros flashs qui auraient mérité un [TW : épilepsie]. En résumé, un spectacle pas facile d’accès mais très intéressant.