Tous les articles par Machin

Au Nord du travail, de TOMJO

Court fascicule sur les mutations du travail, le fait que viser de revenir au plein emploi notamment industriel c’est pas mal de la merde (« pour nous les emplois dans les mines c’était surtout la silicose ») et que par conséquence on peut trouver mieux comme grand projet de gauche que des relocalisations d’usine. De la même façon, la promesse d’un monde où les robots travailleront pour nous est assez factice, d’une part parce que l’on voit bien qu’actuellement les gains de productivité de la robotique et de l’algorithmique servent essentiellement à augmenter les profits de quelques uns plutôt que d’être redistribués, et ensuite parce que les robots n’apparaissent pas par magie, il faut les construire à partir de minéraux et ressources naturelles très loin d’être pérennes et extractibles sans dommages majeurs pour la planête, et avec un coût social important. Plutôt que l’alternative relocalisation/algorithmisation, l’auteur appelle à sortir du culte de la croissance pour retrouver un projet de société plus soutenable.

Dishonored, d’Arkane Studios

Jeu vidéo sorti en 2009. Dans un univers steampunk/dieselpunk (la capitale un empire maritime imaginaire alimentant diverses machines avec de l’huile de baleine raffinée), le joueur incarne un assassin qui doit éliminer les usurpateurs qui se sont saisis du trône. Le joueur peut tuer tout le monde sur son passage ou jouer en mode infiltration, en contournant les divers obstacles sur son chemin.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et la possibilité d’atteindre les objectifs par divers moyens, je me tate à me procurer le second.

The Endless Summer, de Bruce Brown

Documentaire scripté de 1966. Le réalisateur suit deux surfeurs californiens qui décident de faire un tour du monde pour éviter l’hiver californien et son océan trop froid à leur goût. Ils franchissent plusieurs fois l’équateur pour rester dans des conditions estivales tant qu’ils peuvent.
C’était assez intéressant, avec un format inattendu. Le réalisateur commente au fur et à mesure les images, les techniques de surf, l’intérêt des différents spots, les relations des protagonistes avec les locaux. Y’a pas mal du malaise d’époque aussi, avec des petites remarques racistes ou sexistes (quand un des persos est plus ou moins en train de harceler une australienne notamment).

Par contre j’aurai voulu voir un peu plus sur le côté psychologique, parce que là tout est toujours parfait, alors qu’en fait ce genre d’entreprise, le fait de se barrer à trois (surtout à l’époque où les communications n’étaient pas folles), le fait d’avoir une quête qui va forcément se finir un jour (ils reviennent à la maison, ils peuvent se payer un an d’été, pas davantage, ça crée une tension avec l’idée d’ « été infini »), ça pose pas mal de questions qui ne sont pas du tout abordées dans le film.

Gorges d’Ehujarre

Randonnée dans le pays Basque. Les gorges d’Ehujarre sont à côté des gorges d’Holzarte et de Kakuetta où j’étais déjà allé. Une randonnée assez raide, 13km et 1000m de dénivelé positif. On a eu un temps très changeant, avec du ciel bleu, nuageux, de la brume, un poil de bruine sur la fin même.
La rando n’est pas très fréquentée, on n’a vu personne avant d’arriver dans les alpages qui sont joignables par la route. La forêt dans la gorge fait très jungle, avec les cloches des troupeaux dans le lointain qui font une bande-son étrange.

Au fond de la gorge
Vue depuis les hauteurs de la gorge
Les falaises autour de la gorge
Le début de l’alpage au dessus
Libellule assez gigantesque
Alpages et nuages
Structure métallique désaffectée. La même que celle que j’avais vue près du mont Valier.

La randonnée partant de et se terminant à Sainte-Engrâce, nous avons fait un tour dans son église romane du XIe siècle.

Abside
Voûte d’une des chapelles
Chapiteau d’une colonne. Il y avait plusieurs chapiteaux rigolos.

Enfin, rien à voir, mais j’ai trouvé une mante religieuse dans ma chambre, qu’on a depuis relocalisé dans les plantes aromatiques de la cuisine (ou elle semble se plaire). Mon appartement étant en plein centre-ville c’était quand même surprenant.

Mante religieuse trouvée dans ma chambre
Son meilleur profil

Un espace indéfendable, de Jean-Pierre Garnier

Court texte sur l’ « architecture défensive », le fait d’aménager les villes et l’espace public dans l’optique de « diminuer la délinquance », ce qui conduit souvent à privatiser tout sauf les espaces de circulation, et de réaménager les accès pour permettre à la police de courser tout le monde. C’était intéressant mais trop court, j’aurais bien voulu plus de développement, des exemples, quelques dessins illustrant les réaménagements.

Magasin des Horizons

Espace d’art contemporain de Grenoble. Nous sommes allé y voir une expo qui parlait de la nécessaire rénovation de l’espace lui-même (c’est très méta). Je n’ai pas énormément accroché à l’expo mais le lieu lui-même est joli.

Cette photo est indépendante des autres – les pigeons n’étaient pas une œuvre du Magasin.
Etais
Mur lépreux (œuvre réalisée avec une pellicule d’agar agar) et câble électrique
Espace photos
Échelle
Espace principal du magasin
Structure du magasin.

Cassandra Darke, de Posy Simmonds

Nouvelle bande dessinée de l’autrice de Tamara Drewe. Les histoires entrecroisées de Cassandra Darke, riche marchande d’art et arnaqueuse, insupportable de classisme, et de sa nièce, issue de la bourgeoisie mais en rupture avec ses parents, poursuivie par un malfrat à la petite semaine. Ca se lit un peu comme un conte de Noël, j’ai vu des parallèles avec Scrooge sur internet, c’est vrai qu’il y a un peu de ça avec un setup moderne.
J’ai bien aimé, c’est très Posy Simmonds dans le style avec masse texte.

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses, de Leslie Plée

Courte BD autobiographique sortie en 2009.

L’autrice raconte son passage dans une grande surface culturelle, où elle a brièvement été libraire. Globalement c’est une assez mauvaise expérience où elle se retrouve à faire de la manutention à la chaîne à des cadences infernales, avec une équipe sous-staffée et des patrons qui n’ont aucun intérêt pour le fait de vendre des livres plutôt qu’autre chose.

Ça se lit vite et c’est intéressant d’avoir un retour sur ce genre d’expérience, mais c’est pas la BD du siècle.

Randonnée au Sénépi

Ascension du Sénépi lors des vacances au Monteynard. 6h de randonnée, un super panorama en haut. Pas de difficulté particulière sur la randonnée, mais un bon dénivelé (~1100 m).

Vue sur le Vercors, avec le Mont Aiguille qui se détache à gauche
Porte mystérieuse (en fait pas du tout c’est pour restreindre les divagations des vaches).
Vercors et lac du Monteynard
Je ne sais plus dans quel sens j’étais orienté pour prendre cette photo donc je ne sais pas non plus quelles montagnes y sont représentées.
Panneau d’indication du sommet du Sénépi