Archives par mot-clé : Super-héros

Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck

Film de super-héros de l’univers Marvel sorti en 2019. Vers est une soldate de l’armée Kree, une civilisation extraterrestre qui se bat contre les Skrulls, une autre civilisation extraterrestre. Elle se retrouve sur Terre et découvre que l’Histoire manichéenne qu’on lui a raconté sur la guerre qu’elle mène et ses propres origines ne sont peut-être pas aussi véridique que ce qu’elle pensait.

J’ai trouvé ça très classique. Un peu trop militariste à mon goût, y’a des soldats, des pilotes de chasse, des employés d’agences gouvernementales américaines secrètes. Une petite vibe Men In Black par moment, mais sinon c’est vachement Superman version Marvel. Ok c’est cool d’avoir des films avec des persos principaux féminins, mais moins de classicisme serait bien aussi.

La Malédiction de Gustave Babel, de Gess.

Premier volume des Contes de la Pieuvre. On suit la vie d’un tueur à gages travaillant pour une mystérieuse mafia, la Pieuvre. L’histoire se déroule au début du XXe siècle, dans un monde où un certain nombre de personnes ont des talents spéciaux. Le tueur à gages par exemple, comprend tous les langages. L’histoire se passe essentiellement dans le milieu de la pègre et tourne autour de la question de l’identité : Gustave Babel ne se souvient de rien de sa jeunesse, sa mémoire lui a été fermée par son mentor disparu, un tueur qui peut imposer sa volonté à quiconque et appelé l’Hypnotiseur.

J’ai bien aimé, l’auteur a aussi travaillé sur la Brigade Chimérique, on en retrouve un peu l’ambiance.

Daredevil, de Drew Goddard

Série Marvel de 2015. Je n’ai regardé que la première saison le résumé des deux suivantes ne donnait pas spécialement envie de continuer.

La série raconte l’histoire de Matt Murdock, avocat le jour, et super héros masqué la nuit, sous le nom de… de rien en fait, il la joue profil bas et se donne pas de nom, dans cette première saison. Il est référencé comme « The Man in the Mask » ou « The Devil of Hell’s Kitchen », Hell’s Kitchen étant le quartier de New York où il vit et agit.

Le côté « pas de costume » était intéressant, ainsi que le côté « violence à mains nues ». Y’a une esthétique commune avec Jessica Jones, même si ici pour le coup il n’y a pas eu de questions de féminisme : la série est pas mal centré sur les mecs qui se font justice eux-même en faisant parler leurs poings, et des femmes dans le care.

De ce point de vue, les deux persos les plus intéressants sont Foggy Nelson (le pote de Matt comic relief, qui est assez débrouillard, ne correspond pas aux codes de la virilité du reste de la série mais a son code éthique en tant qu’avocat et est actif pour s’en prendre aux injustices sans avoir de super pouvoirs) et Wilson Fisk, le grand méchant qui s’humanise en tombant amoureux et en prenant du temps pour autre chose que ses activités criminelles en s’inquiétant pour sa copine (bon pas de chance elle est vénale et tout a fait pour qu’il continue sa carrière dans le crime).

Sympa sur une saison donc, mais pas révolutionnaire.

Into the Spiderverse, de Bob Persichetti, Peter Ramsey, et Rodney Rothman

Film d’animation Spiderman, qui suit comment Miles Morales devient le nouveau Spiderman de son univers avant de rencontrer des Spiderfolk de différentes dimensions.

J’ai bien aimé. Je connaissais déjà le personnage de Miles Morales, un renouvellement bienvenu de Spiderman, et il est bien mis en scène. L’animation du film, avec des éléments graphiques qui reprennent les codes des comics (onomatopées qui apparaissent, représentation physique du spidersense) est intéressante. On aurait pu se passer de l’embryon de romance entre Gwen et Miles mais sinon c’est un fort bon film.

Venom, de Ruben Fleischer

Film inspiré du personnage de Marvel qui apparaît dans les histoires de Spider-Man. C’était pas un très bon film. L’histoire n’a pas grand intérêt, une jolie séquence de course-poursuite en moto mais le reste des scènes de combat ne sont pas très intéressantes. Persos clichés. Y’avait du potentiel pour faire qq chose d’intéressant en montrant le symbiote avec plusieurs hôtes, mais in fine alors qu’ils auraient pu faire des trucs intéressant avec des enfants, des personnes âgées, un chien… la seule autre symbiose qu’on voit (à part le méchant, ofc) c’est l’intérêt amoureux du héros, et surprise surprise, la symbiose est sursexualisé. Trèèèèès imaginatif dis-donc. 
Ne recommande pas. 

The Avengers: Infinity War, de Joe and Anthony Russo

Interminable. 2h30 de film, pour un truc à grand spectacle, désolé mais c’est trop. Surtout quand c’est pour caser des scènes pseudo-sentimentales et des discours grandiloquents. Y’a trop de lignes narratives, trop de trucs qui s’entrecroisent artificiellement. Les niveaux de pouvoirs varient artificiellement, les gens se téléportent à 10 minutes de leurs destinations pour avoir le temps de faire un petit discours à leurs potes lors de la phase d’approche… Le film craque aux coutures de partout.

Surtout qu’avec tout ça, c’est qu’une moitié de film, FFS. Ça finit sur un cliffhanger avec zéro résolution. Du coup faut se retaper 2h30 pour savoir ce qu’il en est ? C’est dommage en plus parce que je vois ce qu’ils ont tenté de faire, mais je trouve que ça ne marche pas : l’idée c’est que le film ne raconte pas la lutte des Avengers contre Thanos, mais le parcours de Thanos pour acquérir les Pierres d’Infinité : de ce point de vue on a une structure correcte : le héros a n items à acquérir en se battant contre des ennemis, il sacrifie qq chose qui lui est cher sur son chemin, il manque de mourir dans le combat final mais prévaut malgré tout, et on finit avec un petit plan de lui posé dans sa cabane en pleine campagne, en paix une fois sa mission accomplie. Cette structure fonctionne, mais elle est totalement parasitée par les lignes narratives des Avengers, ce qui déjà dilue l’histoire de Thanos dans un film interminable avec plein d’autres enjeux, et d’autre part fait qu’on a son histoire que par la bande, vu que les points de vue que l’on a (surtout au début, y’a plus de focus sur lui à la fin) c’est ceux des Avengers.

Bref, overinflated, do not recommand

Cloak and Dagger, de Joe Pokaski

Une série télé dans l’univers Marvel. A la Nouvelle Orléans, deux adolescents découvrent qu’ils disposent de super-pouvoirs et d’une connexion l’un à l’autre.

La série était marquetée Young Adult, j’avais un peu peur que ça donne des thèmes mièvres mais au contraire, très bonne surprise, c’est probablement une des séries Marvel les plus intéressantes, avec la S1 de Jessica Jones. La série commence avec un trope ultra cliché : la petite fille blanche propre sur elle qui fait du ballet et le jeune noir issu des quartiers défavorisés, pour immédiatement le subvertir, c’était très bienvenu. Par ailleurs plusieurs personnages féminins forts, souvent qui reprennent des tropes masculins classique : la détective alcoolique, la tueuse à gages froide… 

La série parle de violences policières, d’abus de drogues, de relations familiales complexes, de mégacorporations maléfiques (un des grands méchants de la série est la compagnie pétrolière Roxxon, qui fore dans le Golfe avec un mystérieux « rig expérimental »). Belle mise en scène, notamment des séquences oniriques/mystiques bien réussies esthétiquement, et une super bande son. 

Tout n’est pas parfait cependant : certains personnages (la mère de Thandi notamment) change beaucoup trop de caractère d’un bout à l’autre de la saison. Deux policiers adultes acceptent de laisser un random ado les aider et se mettre en danger. Ça reste mineur. Plus décevant, j’ai trouvé le season finale baclé par rapport au reste de la série. Tout se précipite d’un coup, les persos se disent « oh mais si la solution c’était ça ? » et ça l’est out of nowhere, sans lien avec tout ce qu’on a vu avant, et les effets spéciaux perdent en réussite.

Mais globalement je recommande.

Lo Chiamavano Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti

Film italien de 2015. Un petit délinquant romain acquiert une force surhumaine après avoir été en contact avec un produit radioactif. Il commence par s’en servir pour faire des braquages faciles, sans rien changer à son style de vie (il achète juste une plus grosse télé et rempli son frigo de Danettes). Mais il rencontre une fille obsédée par le dessin animé Jeeg robot d’acier, qui est persuadé qu’il en est le héros et qu’il doit réaliser son destin de protecteur de l’Humanité…

J’ai beaucoup aimé. C’est une origin story de super héros ultra classique (avec les défauts du genre, comme l’intérêt amoureux qui meurt pour donner au héros une raison de se battre), mais c’est intéressant d’en avoir une version pas américaine. C’est très bien filmé, l’action se passe dans les banlieues défavorisées de Rome, le héros est un anti-héros très classique (sa rédemption finale est un peu trop rapide pour être crédible), et mention spéciale au personnage du Gitan, méchant particulièrement réussi.

(J’ai cru que je pourrais voir le film en italien sous-titré italien mais que dalle. Entre le parler populaire, les gens qui parlent vite et les romanismes, j’ai très vite abandonné pour des sous-titres fr)

Wonder Woman, de Patty Jenkins

Film de super-héros de 2017. La genèse de Wonder Woman. C’est très lisse dans l’écriture et l’image. On voit venir les retournements de situations et les péripéties en général à 300 km. Un  truc que j’ai trouvé assez problématique : la présentation de la 1ère Guerre Mondiale selon la narration habituellement réservée à la Seconde : le camp du bien vs le camp du mal, avec de très vilains Allemands qui réduisent les villages en esclavage.

Et par ailleurs y’a un usage du trope Born Sexy Yesterday : Diana ne connaît rien à la société humaine donc elle transgresse toutes les conventions, et veut notamment se déshabiller en public…

Bref, ça a assez peu d’intérêt, après ça se laisse regarder comme film de pur divertissement, mais vous pouvez trouver mieux dans le genre.