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Aurillac 2026 : Spectacles de magie

Vous avez déjà pu lire l’article de Stram listant les spectacles qu’il (et en partie moi) a pu voir pendant le festival. De mon côté, j’étais bénévole sur La Cour aux Miracles, une pastille consacré aux spectacles autour de la magie sous toutes ses formes. C’était une super expérience, voir le fonctionnement du festival – du moins d’une de ses parties – de l’intérieur, et ça m’a permis de voir plein de spectacles sur la Cour en plus de ceux que j’ai pu voir à l’extérieur sur mon jour off. Voici la liste de ceux que j’ai pu voir :

Bob, transports en tous genre – magie et comédie, compagnie l’Arbre à vache
J’ai beaucoup aimé, spectacle qui tourne depuis longtemps et on sent que c’est ultra rodé. Un livreur arrive devant une porte fermée avec des colis. Par désœuvrement, il va ouvrir certains des colis, et une sacré dose de chaos va s’ensuivre. Zéro paroles, des ressorts comiques qui fonctionnent très bien, une participation (un peu contrainte) du public, très réussi.

Juste sous vos yeux – close up, la Cahute
Toute petite jauge, 20 personnes, on voit très bien ce que fait le magicien (tours de cordes, tours de cartes), et pourtant impossible de déceler les tours. Ultra impressionnant de technique.

Répétitions – close up mélancolique, compagnie Jeu Visible
Le magicien sur scène explique avoir trouvé le manuscrit d’un magicien disparu qui cherchait à créer le tour de carte ultime. Le magicien va donc appliquer à la lettre le manuscrit, multipliant les répétitions du « tour de la carte-choisie-perdue-retrouvée », en tant de se débrouiller avec les lacunes du manuscrit. Il déroule au passage un discours mélancolique sur la destinée, la magie comme distraction du temps qui passe, dans une vibe très Snicketienne. C’est là que j’ai entendu une de mes répliques favorites du festival : « Entre illusionnistes on ne se parle pas trop de la mort, on préfère se montrer des tours de cartes ». Superbe écriture, tours très réussis.

Belle à Mourir – transformisme et mat chinois, compagnie Les Enfants sérieux

Deux performeureuses sur scène pour un spectacle qui parle des normes de beauté imposées aux femmes, de l’industrie des cosmétiques, le tout avec des performances physiques sur le mat chinois et des changements de costume à une vitesse impressionnante.

C’est un signe – transformisme et développement personnel, compagnie Daddy K7

Le spectacle fait défiler plusieurs personnages qui représentent des facettes de l’univers du développement personnel et des formations en ligne pour déconstruire le côté manipulateur que peut avoir cet univers avec les appels à l’affect, les promesses de solutions faciles, les dérives sectaires.

Rondinox – mentalisme et esprit d’entreprise, compagnie Mister Alambic

Sous la forme d’une présentation commerciale surannée pour un produit miracle, le rondinox, les deux comédiens font une démonstration de mentalisme, de tours de force et de diverses techniques toutes déjà utilisées dans le cadre de vraies arnaques commerciales.

In Caravane with Raoul – mentalisme, compagnie Raoul Lambert

Petite jauge, tout le public tient dans une caravane. Du mentalisme (très impressionnant sur le fait de deviner une phrase choisie au hasard dans un livre pris dans les affaires du public) et de la prestidigitation.

Article invité : Aurillac, un jeu d’optimisation grandeur nature

Un article de Stram

Le festival d’Aurillac est un festival de théâtre de rue, avec plus de 600 spectacles sur 4 jours dans tout Aurillac. À quelques exceptions près, les spectacles jouent chaque jour au même lieu et à la même heure. Sur 600 spectacles, il y a vraiment de tout niveau qualité et le Grand Jeu est d’arriver à voir les meilleurs spectacles, et d’éviter les moyens. Après le premier jour, la stratégie usuelle est de demander aux personnes que l’on connaît / croise ce qu’elles ont vu et apprécié, pour ensuite construire le programme des jours suivants. Pour l’édition 2026, je m’en suis pas si mal tiré et voici le déroulé de mes journées. Les spectacles sont classés en 5 catégories : Excellent / Très bien / Bien / Moyen / Nul. Souvent, quand je décide de classer un spectacle en nul ou moyen, je pars avant la fin pour essayer de trouver un meilleur spectacle.

Il faut également savoir qu’Aurillac est très grand (les deux points de spectacle les plus éloignés sont à plus d’1h30 de marche) et donc il y a également un enjeu supplémentaire à ne pas trop marcher, pour éviter de perdre trop de temps en déplacement.

Jour 1

Pour ce jour, une personne avait étudié le programme et avait proposé une programmation que l’on a plus ou moins suivie.

9h15-9h45 : Père Rubu – Bien (départ avant la fin pour enchaîner). Petit spectacle de marionnette bien foutu plutôt pour enfants.

10h-11h20 : n degrés de liberté de In itinere collectif – Excellent. Super spectacle sur la Commune de Paris avec des acteurices qui jouaient bien et une très bonne mise en scène bien rythmée et avec plein de bonnes idées. Les comédiens sont principalement sur un petit plateau de 2x1m, ils font les décors, miment les objets, rejouent les débats du Conseil de Paris, les personnages dans la rue, font le lien avec d’autres révoltes (entre Spartacus et les Gilets jaunes), filent une métaphore entre révolution et tempête.

11h30-12h30 : Neuf mouvements pour une cavale – Bien. Parle de l’histoire d’un agriculteur – Jérôme Laronze – qui se fait tuer par les gendarmes pendant sa cavale suite à la confiscation de son cheptel. L’actrice avait un ton monocorde, l’acteur faisait bien du mât.

12h40-13h20 : More is more de Beyondsien – Très bien. Une personne seule en scène fait du fil (art du cirque) dans une ambiance assez loufoque et drôle.

14h10-15h : Tek une histoire de la techno – Bien. Conférence de deux personnes sur l’histoire de la techno, très peu de mise en scène.

15h45-16h30 : Ça sera pire après de La 3 et demie – Très bien. Bonne compagnie de portée acrobatique qui propose un spectacle avec un bon rythme et de bonnes idées pour varier un peu entre les différents portées.

17h30-18h20 : Propagation de CLAAP – Très bien. Les personnes autour de moi ont moins aimé mais j’ai trouvé l’histoire drôle et plutôt bien écrite (spectacle en cours d’écriture).

18h30-19h : Megazorg de la compagnie Muerto Coco– Très bien. Comédie musicale en cours d’écriture et les 30 minutes proposées sont plutôt drôles et bien rythmées. Quatre acteurs et un régisseur autour d’une table s’interroge sur comment commencer leur projet de comédie musicale sur la mixité sociale. C’est méta, ça part en chanson, ça parle seulement ponctuellement de mixité sociale mais il y a des blagues sur Bourdieu et Isadora Duncan, j’ai bien aimé, le final est un peu faible mais c’est toujours en cours d’écriture donc c’est ok.

20h30-22h10 : Nuisibles de In itinere collectif – Très bien. Comme on avait beaucoup aimé le spectacle du matin du même collectif, on a été voir l’autre spectacle de la même compagnie sur une invasion de rats dans un quartier populaire. C’était un peu lent par moment mais il y avait une déambulation plutôt cool.

23h+ : fin de la journée en allant voir une fête foraine et un dj set (turbo love)

Jour 2

10h45-11h45 : Seuls en scène mais à 4 – Moyen.

12h-12h30 : Thocolas est-il quelqu’un de bien ? – Moyen

12h45-13h30 : Hors sol, de la forêt au béton de Dakipayadanza – Très bien. Danse sur le thème de l’invasion du béton qui détruit les milieux naturels. Les costumes des deux danseuses étaient chouettes et les danses cools.

13h30-14h15 : Prétexte de Marécage – Bien.

14h30-15h30 : Lâcher prise de Bakhus – Excellent. Troupe d’une petite dizaine de danseur.euses. Du breakdance, une dizaine d’interprètes, une bande-son à base de post-rock, et un final participatif où les danseurs vont chercher des membres du public pour danser avec eux.Super bien rythmé, très belle danse et très bonne ambiance. Vraiment super.

15h30-16h30 : Mission président – Bien (parti avant la fin).

16h30-16h45 : Robert sans travail – Moyen (parti avant la fin)

17h-17h45 : Kairos de Ex lumina – Bien

18h30-19h30 : La lumière de nos rêves de Qualité street – Très bien. L’acteur de Qualité street a l’air d’être très connu au festival d’Aurillac car là depuis le début avec des spectacles de bonne qualité. Il joue très bien mais les histoires peuvent être moyennes. On avait vu la répétition générale de Jogging le J-1 et le texte était nul. Sur ce spectacle, l’histoire était OK et le jeu très bien.

20h15-21h15 : Brûlons tout ces punks pour l’amour des elfes – Très bien. Seule en scène un peu absurde et longuet par moment mais globalement j’ai passé un bon moment. Une personne sans emploi devient vigile de musée et doit repousser des vagues assaillantes de punk avec ses camarades vigiles complètement timbrés.

21h30-22h10 : Dyscussion – Très bien. Encore un seul en scène qui parle de queerness, d’adelphité, de la montée du RN et de ce qu’il est possible de faire au milieu de tout ça.

23h-23h45 : Helda de Bakhus – Très bien. Même compagnie que la danse super de 14h30. C’était probablement excellent mais j’étais pas si bien placé et j’ai un peu dormi. Deux danseurs jouent avec la lumière et l’ombre.

Jour 3

11h15-12h15 : Ash Banger – Très bien. Clown seule en scène qui parle de dépression, confiance en soi. Plutôt drôle et très bien écrit.

12h45-13h05 : Bimbo bidon – Moyen.

13h30-14h45 : Nuque rouge – Bien. Déambulation conceptuelle avec une esthétique de biker américain. C’était lent et contemplatif mais y avait plein de bonnes idées : par exemple le son venait de radios que les spectacteurices transportaient et un acteur émettait sur une fréquence FM.

15h30-16h15 : En mêlées – Moyen.

18h30-19h50: Kabinet de Les Humains gauches – Très bien. Spectacle super connu à Aurillac et du coup il faut y être pas mal en avance pour avoir une bonne place (j’ai eu l’impression qu’il y avait plus de 500 personnes présentes quand le spectacle a commencé). Clown seule en scène qui fait plein de blagues sur le thème général de la théorie psychanalytique.

20h10-21h20 : Rose – Bien.

21h30-22h30 : L’Iliade version longue de Bravache – Excellent. 4 acteur.ices plein.es d’entrain présentent l’Iliade en 1h avec beaucoup de ressorts comiques et pas mal d’impros. On suit l’histoire de l’Iliade mais c’est plutôt un prétexte pour faire des blagues sur une histoire et des personnages un peu absurdes.

AjoutÉditeur : Fantôme – Étienne Saglio – performance dansée (pas du tout aimé)

Jour 4

9h45-10h30 : Carne – Moyen (parti avant la fin)

11h-12h : Hamlet Crazy Road de Les Barbus – Très bien. Seul en scène d’un acteur qui joue un Hamlet devenu SDF un peu fou et qui raconte son histoire. L’acteur jouait très bien son personnage et ça fonctionnait plutôt bien avec l’histoire d’Hamlet pour en faire un spectacle touchant.

13h30-14h50 : Alphas, conférence viriliste – Très bien. Les acteur.ices parodient des influenceurs virilistes et leurs discours en surjouant et avec beaucoup de ressorts comiques. C’est un peu long mais globalement ça m’a fait rire.

15h15-16h15 : Visite de la pastille de la mort (NdÉditeur : sur Aurillac les différents endroits où des spectacles sont rassemblés avec (parfois) une cohérence thématique sont nommés des pastilles) et notamment de l’installation d’un collectif ayant recueilli des centaines d’heures de témoignages sur le rapport à la mort de différentes personnes. L’installation était très douce et on pouvait lire des témoignages, écouter des cassettes audios, etc. – Très bien.

16h30-18h : Figurec – Bien. Concept marrant, le spectacle est une séance de présentation de l’association Figurec qui fait de la figuration dans les funérailles pour améliorer l’ambiance (sans demander consentement des personnes par ailleurs présentes aux funérailles). L’idée aurait pu être beaucoup plus drôle et baroque que ce qui en ressort au final.

19h45-20h45 : Mauvaises chiennes – Bien.

20h50-21h50 : Acid Cyprine – Bien

22h55-23h50 : Camembert le couronnement – Très bien. Jeunes acteur.ices qui se moquent du préfet de police de Paris, de sa famille ultra catholique. Esthétique et chansons très soignées.

Bilan des 4 jours : 36 spectacles vus dont 3 excellents, 16 très biens, 11 biens, 6 moyens. Je me rends compte que j’ai été plutôt sympa sur la notation. Si j’avais vu les mêmes pièces dans des théâtres ordinaires, toute la notation aurait été probablement décalée vers le bas : les très biens devenant des biens, les biens des moyens et les moyens des nuls. Mais l’avantage d’Aurillac, c’est de pouvoir un peu enchaîner et donc de ne pas consacrer toute sa soirée pour se déplacer dans un théâtre qui propose un seul spectacle (et dans ce cas, on comprend pourquoi les attentes sont un peu plus élevées).


Astuces pour la prochaine fois :

  • Penser aux barres de céréales (car quelques fois on a pas le temps de manger et y a toujours de la queue aux stands de nourriture qui sont par ailleurs souvent chers).
  • Le k-way est indispensable et sauve la vie quand il pleut.
  • Pourquoi pas se déplacer avec une petite chaise pliante pas lourde (ou un tabouret pliant). La plupart du temps, il vaut mieux viser de s’asseoir tout devant par terre pour avoir la meilleure vue. Mais quelques fois, c’est pas possible et du coup la chaise personnelle permet de se caler entre les personnes debout et les personnes assises par terre.
  • Acheter un programme. Pour cette édition, j’avais pris en photo le programme car il coûtait quand même 5 euros mais c’était chiant de pas avoir de papiers pour noter rapidement les recommandations des autres (du coup j’avais une feuille papier pour le faire mais ça me demandait pas mal d’aller-retour). Pour le descriptif des spectacles qui est sur un livret à part également à 5 euros, ça a l’air utile d’en partager un entre plusieurs personnes et de le laisser au campement pour référence, de le lire les jours avant le festival, les matins et les soirs. Si on en a un à soi, ça permet de le consulter pendant l’attente des pièces mais plutôt c’est pas si utile par rapport aux recommandations.
  • Essayer de trouver des personnes qui connaissent bien Aurillac pour guider vers les bons spectacles (souvent les mêmes compagnies reviennent d’années en années et en proposant les mêmes spectacles). C’est les recommandations qui permettent d’éviter le ventre mou des spectacles (les spectacles que j’ai catégorisé comme moyens/biens et qui sont très majoritaires) et de trouver au milieu des 600 spectacles proposés ceux qui valent vraiment le coup.
  • L’autre truc important est de faire des journées localisées dans l’espace et de ne pas marcher à travers tout Aurillac en permanence : souvent les pastilles (terme technique désignant les espaces où se produisent les théâtres et souvent aménagées en amont par des collectifs) proposent des spectacles qui s’enchaînent et c’est assez agréable de rester au même endroit pour 2 spectacles qui se suivent sans avoir à marcher 10-20 minutes.
  • C’était vraiment pratique d’arriver l’avant-veille du festival pour trouver un bon endroit où poser la tente / le hamac et garer la voiture à une bonne place. La veille du festival, c’est l’occasion de lire le programme et les descriptifs, de regarder quelques répétitions générales, etc.
  • Bénévoler sur une pastille, ça a l’air assez intense et du coup c’est une toute autre expérience : moins de spectacles et plus de contacts humains (NdÉditeur qui a bénévolé sur une pastille : je conforme)

Malheureusement, peu de personnes ont envie de suivre un rythme soutenu de spectacles (par exemple il arrive que des personnes aient faim et aient besoin d’une pause repas…) et du coup l’aventure Aurillac est semi-solitaire / semi-collective : on voit pas mal de spectacles seuls et quelques fois on se donne rendez vous ou on se retrouve par hasard à un spectacle et c’est l’occasion d’échanger les recommandations et de parler de ses journées.

« », de Camille Boitel et Sève Bernard

Spectacle vu au théâtre Garonne, qui oscille entre danse et cirque. Toute la technique est réalisée de façon apparente. Les acteurices font s’effondrer le décors, chutent, se déplace derrière des pans de tissus, s’envolent. Il se passe plein de trucs, le spectacle est dur à décrire, mais prenant. La technique derrière pour que les choses s’enchainent de façon fluide semble millimétrée.

Recommandé.

Le Spectacle de Merde, de la compagnie Chris Cadillac

Gala de Jérome Bel x Inside de Bo Burnham x mouvance autonome

Petit florilège de références croisées. J’ai vu ce spectacle dans le cadre du Festival des Arts de Rue de Ramonville. Un parking, quatre camions, une dizaine de performeureuses. C’est un spectacle assez difficile à décrire, parce qu’il se passe plein de trucs, très différents. Y’a la lecture d’une note d’intention bordélique au début, des numéros avec les camions, des déguisements pour les camions, des chansons (collectives ou individuelles, originales ou plagiées), des poèmes, de la magie, du standup, des cascades, des interludes, des récits de vie, un défilé de mode.

Le côté variété des formes et épuisement d’un dispositif m’a fait penser à Inside (ce qui montre surtout que je manque de références de spectacle et notamment d’art de rue, je pense), le côté numéros de qualité variable mais avec des performeureuses qui se lancent à Gala, et l’aspect punk/anar… well, à des punks et des anars, que je réduis très rapidement aux totos pour la punchine de sous-titre.

C’était un très bon spectacle, on ne voit pas passer les 3h, même sans consommer de la Perlembourg à prix libre.

La Ronde

Pièce d’Arthur Schnitzler, mise en scène d’Anne Kessler.

Dix protagonistes formant dix couples hétéro (chacun des protagonistes interagissant avec deux autres), se retrouvant pour faire l’amour, dans le Berlin des années 60. Si les premières scènes m’ont laissé froid, avec des échanges que je trouvais très artificiels, j’ai trouvé que la pièce s’améliorait au fil du temps. Par contre le vision du sexe qui en est donnée est assez triste, avec des rapports non consensuels parfois et toujours des rapports de domination. Mais les échanges sont néanmoins assez justes et intéressants.

Le Maniement des Larmes, de Nicolas Lambert

Vue partiellement seulement, lors d’une représentation sur la place de la République. C’était très bien. Pièce sur l’affaire des frégates de Taiwan et l’implication de la classe politique française. Hyper documenté, un comédien interprète magistralement plein d’hommes et femmes politiques et on voit le délitement progressif de leur édifice de mensonges et de couvertures.

Poetry de Maud Le Pladec

Vu au théâtre de Chaillot. Trois personnes sur scène, un guitariste et deux danseuse-r-s. De la musique bruitiste, du post-rock, de la musique qui vient juste de la guitare mais en fait non, des danseuse-r-s qui perçoivent (oreillette) une autre musique que le public, des répétitions, des déformations, des transformations… C’était assez étrange mais très cool. Les interprètes faisaient très propres sur elleux de par leur tenue, ça évoquait la danse dans les soirées étudiantes par moment, quelques mouvements de flamenco à un autre, le dadaïsme (dixit the OC qui s’y connait plus que moi), la drogue. Des variations d’intensité lumineuses et quelques gros flashs qui auraient mérité un [TW : épilepsie]. En résumé, un spectacle pas facile d’accès mais très intéressant.

Flacomen, d’Israel Galvan

Déconstruction du flamenco par Israel Galvan. C’était vachement bien comme toujours avec Galvan (danse dans le noir et au milieu du public, mise en avant des interprètes, dans sur un plateau de pièces de monnaies, avec un corset, avec une ambiance night-club, en dansant sur les pédales d’une grosse caisse, …) Mais Israel Galvan s’est fait une entorse de la cheville durant la performance et n’a pas pu faire la seconde partie du spectacle :(