Archives de catégorie : Pyrénées-Atlantide

Pic Lavigne par Bious-Artigues

Randonnée en raquettes avec G pour profiter du beau temps annoncé. On a monté bien raide, vu très peu de monde. On a un peu abrégé notre parcours prévu suite à une légère blessure, et j’ai laissé un bâton dans la rando. Mais c’était très bien et très reposant néanmoins.

Jean Pierre depuis Bious-Artigues
Pic Lavigne
Isards sur la neige
La crête et le pic du midi
Vue d’ensemble
Le Pic du Midi d’Ossau depuis la crête

Pic d’Anéou

Dernière randonnée avant le confinement, dernière randonnée de l’année du coup. Montée avec G. au pic d’Anéou. Très beau temps, rando pas très longue parce que je devais récupérer un train le soir. Départ du col du Pourtalet, passage par Cuyalaret, le col d’Anéou, puis le pic, redescente depuis le col vers les plateaux et le Pourtalet. On a vu quelques chocards, et des bouquetins/isards.

Les quadrupèdes non identifiés
Pic du midi d’Ossau
Pic du midi d’Ossau, zoom
Vers l’Espagne
Espagne depuis la frontière
Espagne encore
Crête frontière
Plateau

Spéléologie

Deux sorties spéléo. Une à la grotte de la Verna, pour avancer dans le méandre Martine. Les photos ne sont pas de moi mais des deux spéléologues avec qui j’étais.

Stalagtite
Couronne de stalagtites
Grande salle de la Verna, aménagée pour la visite touristique (contrairement au reste de ce qu’on a fait)

Et un entraînement spéléo en extérieur, pour apprendre à progresser sur corde. Ça me plaît bien, je pense que je vais continuer (il faut que j’apprenne à équiper, puis il faudrait que j’aille plus souvent sous terre)

Corde entraînement spéléo
Arbre sur falaise

Un Livre des Pyrénées, de Kurt Tucholsky

Recueil de chroniques écrites en 1927 par un journaliste allemand qui traverse les Pyrénées d’Ouest en Est. C’est très drôle, de gauche (il râle sur la police, l’Église et les frontières), ça reste très actuel dans le rapport à la Nature, aux paysages, au patrimoine. J’ai beaucoup aimé, après je pense que ça s’apprécie d’autant plus qu’on connaît les lieux (il est dubitatif devant les Palois qui sont à fond sur Henri IV par exemple, ou encore il trouve que Lourdes c’est le mercantilisme de la foi).

Boucle dans la réserve du Néouvielle

Grimper le pic n’était que le début ! Nous sommes revenus au parking vers 15h. Là, nous avons récupéré tente et duvets, et nous nous sommes lancés dans une boucle à travers la réserve. Lac d’Aumar, col d’Aumar, lacs d’Estibère, et enfin lac du Gourguet où nous montons le camp pour la nuit (c’était d’ailleurs infesté de moustiques, je pense qu’on en a tué plusieurs dizaines chacun, et malheureusement peut-être nourri plus encore).

Le lendemain matin, poursuite de la boucle : abri de Port-Bielh, lac de Bastanet, lacs de Bastan, descente au lac de l’Oule pour le déjeuner, remontée au col d’Estoudou (montée bien rude en plein cagnard post digestion), retour au lac d’Aumar. Brève baignade, puis redescente au parking au lac d’Aubert, pour reprendre la voiture et rentrée.

C’était deux jours bien bien intense niveau effort physique, mais ça valait le coup en terme de paysages.

Lac d’Estibère supérieur
Le Néouvielle de loin
Massifs granitiques surplombant le lac du Gourguet
Lac de l’Oule en contrebas
Lac de l’Oule dans la longueur
Col d’Estoudou
Vue sur le barrage de Cap de Long
Lac d’Aumar

Ascension du Néouvielle

Petite activité du samedi. Avec G. nous nous sommes chauffés au vu des prédictions météo radieuses pour le weekend. Réveil à 6h, retrouvailles à la voiture à 6h40, deux heures et quelques de route, arrivée en vallée d’Aure, montée à la réserve du Néouvielle, avant 9h00 (à 9h30, la barrière vers le parking du haut ferme pour limiter la fréquentation).

Nous voici donc au lac d’Aubert. En vue, le Néouvielle, un des rares sommets dépassant les 3000 m dans les Pyrénées françaises (bon, je dis rare, mais y’en a quand même 189 si on prend les fr et les espagnols, mais y’en a une poignée de vraiment connus).

Une ascension réussie, avec plus de neige que ce qu’on pensait pour juillet (mais bon, le nom du Néouvielle (Neige vieille) vient de ses neiges ~éternelles, on aurait pu penser plus).

Lac d’Aubert
On attaque la montée
Premier nevé
La pente est dure mais la trace est droite
Avec même du social distancing !
Le pic du midi depuis le Néouvielle
Aiguille mineure
Vers Gavarnie et la brèche de Roland
Les lacs en contrebas

Randonnée autour de la vallée d’Aspe (5/5)

Dernière journée. J’avais demandé à Stram, gardien de l’alarme, de me réveiller pour pouvoir prendre en photo le lever de soleil depuis la tente.

Pic d’Ossau à l’aube

Finalement, nous décidons sur un coup de tête de partir directement, pour grimper le pic d’Ayous et profiter du début de matinée avec enfin une belle vue (le brouillard s’étant dissipé durant la nuit). Départ à 6h30 du refuge, une ascension bien raide pour commencer cette dernière journée, mais qui vaut le coup. On discute avec les autres lèvent-tôt qu’on croise au sommet du pic. Un maçon un peu complotiste mais fan de sport de montagne, un technicien/photographe qui nous fait un petit cours de géologie impromptu sur les alentours du pic d’Ossau.

Depuis le col d’Ayous
Le lac Gentau et le refuge d’Ayous. On campait parmi toutes les tentes éparpillées sur la berge du lac
Preuve d’ascension.
Les montagnes au matin
Jean-Pierre domine le paysage
Une bible laissée au pic d’Ayous sous un rocher.
(Veillez sur nous, vous, là-haut qui êtes en paix, nous l’espérons. Que la montagne reste un havre de paix et de beauté)

Enfin nous entamons notre grande redescente, du pic (2288m) à Estaut (560m). On croise tous les étages montagnards, avec des pâturages, un beau passage en forêt, et pour finir le passage par le chemin de la Mature. On est le 14 juillet, nous faisons la randonnée à contresens de la boucle canonique, nous croisons beaucoup de groupes. Le chemin de la Mature en descente sollicite en plus bien les genoux (sol pierreux tout du long). Nous arrivons bien cassés à Estaut.

La forêt d’Estaut, au dessus du chemin de la Mature.
La vallée de la Baigt de Saint-Cours
Chemin de la Mature, la partie taillée dans la falaise

Le bus étant dans 1h30, on tente notre chance au stop, et avec succès. Premier trajet d’Estaut à Oloron dans la voiture de deux profs charentais revenant de randonnée. On discute des Pyrénées, de différentes randos, ils nous recommandent les Picos de Europa en Espagne si on a le temps de bouger. À Oloron, on constate qu’avec le temps gagné, le prochain train est dans deux heures. Re-stop, donc. Et on est pris par deux femmes au volant d’un camion, qui vont à Pau chercher de quoi l’aménager en camion habitable. Voyage à l’arrière du camion donc, rigolo. J’ai failli perdre mon appareil photo oublié sur le bord de la route, mais une de nos deux hôtes le repère in extremis alors qu’elles venaient de redémarrer. Une petite quarantaine de minutes de marche à travers les faubourgs palois, et nous sommes enfin de retour chez moi.

Randonnée autour de la vallée d’Aspe (4/5)

Réveil au bord du lac d’Escalar. Les vaches qui ont tourné toute la nuit autour du lac sont parties ailleurs. Nous démontons le campement alors que les nuages montent lentement le long de la montagne. Nous montons au col des Moines prendre notre petit déjeuner. Vue brève sur l’Ossau surplombant les nuages avant que la brume nous engloutisse.

Les nuages deferlent sur le lac d’Escalar
L’Ossau depuis le col des Moines

Nous laissons les sacs un peu à l’écart du chemin et montons au pic des Moines dans l’espoir d’être à nouveau au dessus des nuages. Sans succès. Redescente au col, nous prenons le chemin des lacs d’Ayous. Nous descendons la vallée du gave de Bious, parcourons le fond de vallée, puis remontons par la forêt pour effectuer la boucle classique des lacs d’Ayous. Les nuages bas disparaissent peu à peu, et nous arrivons au refuge avec une belle vue sur Jean-Pierre.

L’Ossau depuis le refuge d’Ayous

Nous posons les sacs au refuge d’Ayous. Après discussion avec une des gardiennes, nous décidons de nous lancer dans l’ascension du pic Castérau pour occuper la fin d’après-midi. Las, le brouillard qui décidément nous aime beaucoup, fait l’ascension avec nous. On voyait le pic à notre départ du refuge, une fois en haut, absolument rien de visible. Nous attendons une heure avant de redescendre. On s’oriente comme on peut à la carte et à la boussole dans l’épais brouillard. On avorte notre plan d’une ligne droite jusqu’au refuge au vu du relief, et grimpons jusqu’à une crête pour retrouver le PR au bord du lac Bersau. On croise deux groupes un peu perdus qu’on aide à s’orienter. C’était assez rigolo d’être les personnes compétentes dans cette situations alors qu’on débarquait d’un hors piste, juste en T-shirt et avec zéro sac, clairement plus l’équipement du touriste que de ceux qui savent ce qui font.

Joubarbe sous un iris (pas possible de faire des photos plus large que ça au sommet de Castérau)

Arrivée tranquille au refuge, on prend une bière locale. Descente au point de bivouac, assez peuplé (une soixantaine de tentes). Quelques vaches autour, on se demande si le Commando Marguerite se relancera dans une Opération Cloches ce soir. Finalement non, nuit tranquille, mais le brouillard ne se lèvera pas avant 5h du matin.