Archives de catégorie : Arbres morts ou encre électronique

L’Opinion française sous Vichy, de Pierre Laborie

Essai d’Histoire sur le sujet. L’auteur retrace les évolutions de l’opinion française de la fin des années 30 et sous le gouvernement de Vichy, en se basant sur les archives de la presse de l’époque et les synthèses faites par les préfets de Vichy en se basant sur l’interception du courrier (comme quoi on critique la Surveillance Globale mais ça file plein de matière aux historien.nes).

L’auteur montre que l’état du discours public et de l’opinion publique de la fin de la IIIe République a facilité le glissement vers Vichy : fake news en masse notamment sur la situation internationale, confusionnisme des positions politiques (entre le pacifisme, l’antifascisme, l’anticommunisme, les retournements d’alliance (pacte germano-soviétique) et de position des hommes politiques français…), discours général sur la décadence et la dégénérescence morale… (Toute ressemblance avec la situation actuelle…). La drôle de guerre avec son attente et son absence d’événements suite à la mobilisation puis le choc de la défaite et de l’Exode achèvent de complètement mettre par terre toute possibilité de comprendre ce qui se passe et d’avoir des représentations claires des enjeux.

Sous Vichy même, l’auteur montre comment à la fois les positions « 40 millions de Résistants », « 40 millions de Collabos » et « 40 millions de personnes qui attendent de voir de quel côté le vent tourne » sont toutes fausses. Le gouvernement de Vichy commence avec une forte adhésion à la personnalité de Pétain, considéré comme se sacrifiant pour la France et l’incarnant (les affiches « Êtes vous plus français que lui », tout ça. Dans un pays qui traverse une crise de l’identité nationale, Pétain fait office de repère, d’ancrage pour cette identité. Il y a une rumeur persistante qu’il travaille de concert avec De Gaulle et qu’il a un plan sur le long terme où il mène les Allemands par le bout du nez (là aussi on peut dresser des // avec Q-anon). Cette adhésion initiale à la figure de Pétain est d’abord concomitante à une adhésion au gouvernement de Vichy mais s’en détache rapidement, avec Laval comme figure repoussoir du gouvernement qui prêche la collaboration. Puis l’image de Pétain se dégrade elle aussi, il perd son aura de chef qui fait ce qu’il peut au fur et à mesure, il est plus pris en pitié.

En parallèle, les sentiments à l’égard de la Résistance évoluent au fur et à mesure qu’elle se structure : beaucoup de sentiments négatifs restent présent jusqu’à la fin envers les maquis comme faisant courir des risques à la population, mais en // ces maquis ne peuvent se maintenir que grâce à de larges réseaux de solidarité à travers la population. La répression démesurée des maquis fait qu’à chaque fois que les gens sont gênés par leurs actions, ils ont une démonstration immédiate que l’antithèse est largement pire. La collaboration accrue au fur et à mesure du temps de l’État Français avec les autorités allemandes (actions de police conjointe, mise en place du STO) décrédibilisent de plus en plus Vichy comme une figure incarnant une France indépendante face à l’Allemagne (et aux autorités d’occupation) pour l’afficher comme un État vassal, et renforce la Résistance comme la figure d’une France indépendante.

L’auteur montre aussi que les Français.es restent largement désinformés et dans l’attentisme pendant la guerre : l’évolution des sympathies est précocement du côté des Alliés et de la Résistance, avant que le conflit ne bascule en leur faveur, mais les préoccupations quotidiennes (le rationnement notamment) et le flou des infos fait que cette approbation ne se traduit pas en actions.

En conclusion, l’auteur dit que le trait principal de l’opinion publique durant la période est l’ambivalence. Si les Français étaient majoritairement et précocement favorables à la Résistance, cette approbation ne s’est traduite en actes que pour une très petite minorité. Mais cette absence de soutien effectif à la Résistance ne veut pas dire ni une approbation de Pétain, ni de Vichy, et encore moins de la Collaboration qui est très tôt un repoussoir pour une très grosse majorité.

Small change trilogy, de Jo Walton

Tome 1 : Farthing

Enquête policière au sein d’une uchronie. En 1940 le groupe de Farthing, une faction du parti conservateur anglais, négocie une « paix honorable » avec Hitler. Pour le Royaume-Uni, la guerre prend fin en 1941. En 1949 où se situe l’action du livre, Hitler est toujours au pouvoir et le Reich et l’URSS sont toujours en guerre sur l’unique front à l’Est.

Lors d’une soirée à Farthing, un des membres du groupe est retrouvé mort. Scotland Yard dépêche un policier sur place pour enquêter. On suit deux points de vue, celui du policier, Carmichael, narré à la troisième personne, et celui de Lucy Kahn, héritière en disgrâce de la famille Eversley a qui appartient le manoir de Farthing.

J’ai beaucoup aimé ce tome 1. Les deux points de vue sont très réussis, ils enquêtent chacun de leur côté en s’attachant à des éléments différents – Lucy est l’héritière d’une société de classe, les questions de statut et de renommée sont cruciales à ses yeux, le policier s’en fiche et de plus les nobles du cercle se couvrent entre elleux du coup il n’a juste pas accès à certaines des infos que Lucy repère – même si elles sont annexes à la résolution du crime c’était assez intéressant de montrer ces points de vue partiels.

Autre point important, le contexte de l’uchronie est distillé au lecteur avec subtilité, pas de « comme vous le savez Burton, en 1941… ». Le fait de situer l’action parmi les acteurs de la divergence aide clairement, mais ça reste très réussi. La mise en scène des compromis(sions) de l’Angleterre avec le fascisme continental (et intérieur ?) est réussie.

Bref, recommandé, et je vais enchaîner sur la lecture du T2.

Tome 2 : Ha’penny

Moins convaincu que par le tome 1. L’action sur déroule explicitement quelques semaines après les événements du premier tome, mais on a l’impression par certains éléments d’arrière plans que quelques mois voire années se sont écoulés, j’ai l’impression que ça aurait mérité une bonne relecture pour bien cadrer ça, c’est un peu dommage. Il y a aussi moins l’effet « découverte du monde qu’il y avait dans le premier tome et qui participait beaucoup du plaisir. Le côté monde du théâtre et mise en scène de Hamlet est intéressante (j’ai beaucoup aimé le coup du casting genderswapped), mais aurait mérité d’être plus qu’un arrière plan (surtout que mise en scène de Shakespeare et tyrannie, y’a des précédents, que ce soit dans la culture générale avec Lubitsch ou dans le genre de l’uchronie avec Ruled Britannia). Ça reste sympa à lire, mais en terme de whodunnit et de rythme général c’est clairement pas au niveau du premier.

Tome 3 : Half a Crown

Dix ans après les événements des deux premiers tomes. Carmichael est désormais à la tête de la police politique du Royaume-Uni. On suit toujours son point de vue, et celui d’une nouvelle narratrice, Elvira, sa fille adoptive, élevée dans la gentry sans vraiment en faire partie, qui s’apprête à être présentée à la Reine en tant que débutante, pendant que le Royaume-Uni s’apprête à accueillir la grande conférence de paix qui réglera la question du partage du territoire de l’ancienne URSS entre le reich allemand et l’empire japonais. On retrouve un peu du rythme du premier tome, sur ce point je l’ai préféré au second. Par contre je suis un peu perplexe sur l’évolution du personnage de Carmichael, que l’autrice nous présente comme un gentil qui fait ce qu’il peut en sous-main, mais bon c’est quand même littéralement le chef de la Gestapo, quoi. Le livre arrive bien a présenter comment dans cet univers alternatif fasciste plein de trucs horribles sont discutés tout naturellement par les personnages, ça fait un peu cringer mais c’est volontaire. Mais je pense que ça aurait été intéressant d’avoir plus directement le point de vue de personnage moins dans des positions de pouvoir (typiquement Jacobson a l’air d’être un personnage vachement plus intéressant que Carmichael à ce stade de l’histoire). Un peu perplexe sur la fin aussi, qui d’un coup balaye toute la complexité des enjeux politiques pour basculer sur un début de happy end parce que [deus ex monarchie].

Globalement je recommande la lecture de la trilogie, mais c’est surtout le premier tome qui est vraiment réussi, petite baisse de régime ensuite.

Terminus Radieux, d’Antoine Volodine

Roman post-exotique français. Un futur indéterminé, après la chute de la Deuxième Union Soviétique. Dans un no man’s land irradié, deux soldats atteignent le kolkhoze Terminus Radieux. L’un d’eux va y être accueilli, l’un d’eux va repartir avec un train de soldats qui cherchent un camp de prisonniers où ils seront pris en charge. Les deux ne savent pas très bien s’ils sont toujours vivants, déjà morts ou dans un état intermédiaire. Le kolkhoze est dirigé par une espèce de chaman qui contrôle la réalité même autour de lui et règne en tyran sur l’ensemble de l’univers perceptible. La réalité est trouble, les événements se répètent, l’espoir d’une vie meilleure est mort, mais les personnages continuent d’aller de l’avant dans un décor immuable. C’était un peu à mi chemin entre En Attendant Godot et Une vieille histoire (mais en réussi).

J’ai bien aimé, mais ne vous attendez pas à beaucoup d’action.

Arpenter le paysage, de Martin de la Soudière

Essai à mi chemin entre la géographie et la littérature. L’auteur détaille les différentes façon d' »entrer en paysage », ie de percevoir et transmettre des paysages, en s’appuyant sur sa propre expérience et sur des figures littéraires emblématiques.

C’était intéressant mais je ne saurais pas trop le résumer, tbh. On n’est pas dans une approche très factuelle type essai, l’auteur parle beaucoup de ressenti et mobilise des anecdotes personnelles. Il détaille différents types d’approches du paysage : par la géologie, par la géographie scolaire ou académique, par le ressenti personnel (avec tout un passage sur sa perception changeante du paysage pyrénéen perceptible depuis les lieux où sa famille partait en vacances puis des randonnées et ascensions qu’il faisait avec ses frères.), par les descriptions littéraires de paysages réels ou imaginaires, et la comparaison que vont en faire les lecteurices avec le paysage réel du lieu mentionné ou avec leurs propres références paysagères.

L’auteur s’attarde sur les différents moyens de déplacement et sur comment la vitesse modifie la perception des paysages, que ce soit les lignes directrices dégagés ou juste la capacité à percevoir des détails.

J’ai beaucoup aimé toute la première partie qui parle plus spécifiquement de son expérience de la montagne et de ses paysages, avec la mention des montagnes comme des tiers-lieux qui ne sont pas assignés à une fonction et dépaysent par rapport au cadre quotidien, à la fois par cette non-fonctionnalité et par les points de vues que permettent les sommets, sans comparaison dans d’autres cadres géographiques

Le pays qu’habitait Albert Einstein, d’Étienne Klein

Biographie partielle d’Albert Einstein, qui s’attache à sa vie en Europe, avant son émigration aux USA. Klein entremêle la vie d’Einstein, ses découvertes scientifiques, et le voyage qu’il fait lui en tant que narrateur une centaine d’années plus tard sur les lieux de la vie d’Einstein. Ça m’a laissé assez froid. Déjà c’est très clairement une hagiographie, avec aucun recul critique sur son sujet (mention spéciale au passage « hihi il appelle sa seconde femme – qui est sa cousine – et ses deux filles d’un précédent mariage ‘mon petit harem’ « . Wat.) De plus Klein fait de grandes digressions poético-géographiques et trippe sur des anagrammes en mode « je découvre des sens cachés », ce qui personnellement m’agace énormément.

Bref, sans intérêt

This is how you lose the time war, d’ Amal El-Mohtar and Max Gladstone

Court roman de science-fiction épistolaire. Deux factions, le Jardin et l’Agence (représentant la Nature et la Technique) s’affrontent à travers le temps, l’espace et de multiples dimensions. Bleue et Rouge sont deux agentes de terrain élites appartenant chacune à une faction. Sur les champs de bataille, elle commence à échanger des lettres pour se narguer l’une l’autre, mais cette correspondance va rapidement déclencher des sentiments chez les deux agentes.

Les lettres sont bien écrites et certains environnements dans lesquels les deux protagonistes évoluent sont originaux, mais le bouquin reste assez anecdotique, c’est pas mal une relecture de Roméo et Juliette avec des décors plus grandioses que Vérone. Le titre du bouquin est super par contre.

Fascisme Fossile, du collectif Zetkin

Essai sur les liens entre extractivisme des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) et extrême-droite.

Les auteurices montrent que là où on agite souvent le fantasme d’une « dictature verte » (qui prendrait des mesures coercitives pour l’environnement en nous empêchant de manger trois steaks pendant nos voyages en avion quotidiens), en Europe et en Amérique du Nord les partis autoritaires se réclamant du fascisme ou de l’extrême droite sont très largement plus dans la défense des énergies fossiles et du statu quo actuel.

Iels reviennent sur les origines du négationnisme climatique poussé par les majors pétrolières dans les années 60, 70 et 80 puis abandonnées par elles au profit d’une posture de verdissement de façade de leurs activités et de la promotion du libéralisme pour régler la question du climat (à base de bourse du carbone et de banques de restauration écologique). Le négationnisme climatique reste un discours promu par l’extrême-droite jusque dans les années 2010 par contre, couplé à l’idée que la question du changement climatique serait un écran de fumée pour détourner le regard du vrai problème que serait l’immigration, voire pour culpabiliser l’Occident et donc faire accepter plus facilement l’immigration. Bref, ce ne serait qu’une attaque sur le mode de vie occidental et autre délires complotistes.

À partir de la seconde moitié des années 2010, même l’extrême-droite commence à reconnaître la réalité du CC, mais avec un discours comme quoi verrouiller les frontières et réprimer l’immigration serait la meilleure façon d’agir pour la planète : on protège le territoire national des espèces invasives et des populations pas de chez nous du même coup, dans un discours qui confond volontairement le biologique et le social. Entrelacement aussi des thématiques « préférence nationale » et « localisme », et discours sur les « enraciné·es » vs les « nomades » qui reprend la rhétorique antisémite et anti-élites du « cosmopolitisme ». Ce sont ces discours qui font le lien avec les tendances fachos de l’écologie intégrale et avec les stages de survivalisme/thèses effondristes. Intégration aussi d’un discours néomalthusien où le problème de surconsommation des ressources planétaires ne serait pas le consumérisme et le capitalisme mais « les Africains qui font trop d’enfants ». Tout ça est bien pratique pour quand on arrive au pouvoir, ne finalement rien faire sur les questions écologiques (exemple de la Finlande en 2015, où le parti d’ED dans la coalition au pouvoir, malgré son discours vert, n’a rien fait sur la réduction des GES mais a réprimé l’immigration). Bref, par rapport au négationnisme climatique c’est une autre stratégie pour atteindre les mêmes objectifs : promouvoir le racisme et laisser les énergies fossiles tranquilles.

Le fascisme prospère sur les crises. Pour les auteurices, deux types de crises écologiques peuvent faire avancer le fascisme fossile :

  1. Crise d’atténuation : un gouv écolo met en place des politiques contraignantes pour le secteur fossile : cette industrie est incitée à se tourner vers les partis fascistes comme alternative de gouvernement pour préserver leur rente (« plutôt Hitler que les Khmers verts »)
  2. Crise d’adaptation : les conséquences du CC érodent le niveau de vie, boostant l’attractivité des conservateurs ayant une rhétorique à base de « bon vieux temps » et de la défense de la Nation contre celleux qui sont à nos portes et veulent nous prendre le peu qu’il nous reste.

Attrait symbolique des fascistes pour les E. fossiles aussi car il s’agit d’un stock d’énergie vs les renouvelables qui sont des flux. La matérialité des fossiles permet de leur accrocher plus facilement une étiquette du style « notre énergie ». En plus il vient du sous-sol : ça rejoint tout le trip fasciste sur la terre qui ne ment pas, et on peut lui coller une origine géographique donnée (vs le vent et le soleil qui sont totalement indifférents aux frontières). Enfin, les fossiles sont liées à l’Histoire (et aux Mythes) de l’impérialisme et du colonialisme occidentale, avec l’établissement des rapports de domination sur le reste du monde permis par l’exploitation des moteurs à vapeur puis à explosion (les auteurices parlent de technoracisme). Face à ça, les renouvelables sont intangibles et intermittents : on peut plus difficilement leur coller une rhétorique de puissance, de maîtrise totale, de supériorité (les barrages hydroélectriques avec leur constance et leurs stocks d’eau sont d’ailleurs le renouvelable le plus accepté par les fascistes). En plus, pour pallier l’intermittence il est crucial d’avoir un grand réseau connecté : pour l’Europe ça veut dire collaborer entre pays, pas le plus gros trip des fascistes.

L’idéologie cartésienne de « se rendre maître et possesseur de la Nature » a dans pas mal de configurations englobé dans « la Nature » les populations locales non-blanches : il y avait exploitation simultanée du Capital que fournissait la Nature et du Travail des populations en question. De plus, la philosophie extractiviste est plus facile à faire passer en considérant que les locaux dont on pille les ressources et flingue l’environnement sont par essence inférieurs et incapable de bien gérer ces ressources par elleux-mêmes. Le racisme est un outil utile à l’extractivisme.

Célestopol, d’Emmanuel Chastellière

Recueil de nouvelles où la Russie tsariste a implanté une cité sur la Lune à la fin du XIXe siècle, visiblement à l’aide de canons tels que celui de De la Terre à la Lune.

Le pitch est alléchant, mais les nouvelles en soi ont franchement peu d’intérêt, ne développant pas un univers complet qui ne sert que de toile de fond, ne faisant même pas vraiment usage du contexte lunaire, et n’arrivant pas à choisir entre le fantastique, le steampunk, la SF, sans faire non plus un mélange réussi entre les genres. De plus tout est focalisé sur le dirigeant de la cité et plus généralement les élites, et leur terrible décadence, mais plus pour les détailler avec gourmandise que vraiment les dénoncer.

Bref, déception.

Phare 23, d’Hugh Howey

Roman de SF états-unien. J’avais beaucoup aimé Silo du même auteur, mais celui-là m’a laissé plutôt froid. On suit la vie d’un ancien militaire qui veille sur un phare interstellaire, alors qu’une guerre interminable entre les humain.e.s et une espèce extraterrestre fait rage en arrière-plan. Sur le même thème, la Guerre Éternelle de Joe Haldeman était plus intéressant et le précède de quelques décennies.

Téléréalité, d’Aurélien Bellanger

Le dernier roman de Bellanger, sur le paysage audiovisuel français et l’irruption de la téléréalité dedans. Le roman suit la vie d’un drômois qui va monter à Paris et faire carrière dans le milieu de la télé, d’abord comme assistant d’un présentateur puis rapidement comme producteur. Dans l’ombre, il va accompagner les évolutions des programmes télé, puis être un des acteurs de l’introduction de la téléréalité en France.

Le roman reprend pas mal la structure de La Théorie de l’Information, en plus condensé (le roman est court), jusqu’à l’espèce de twist de fin. J’ai bien aimé, plus que ses précédents romans qui partaient un peu dans tous les sens, là on a un propos unique et linéaire. Par contre petit défi pour Bellanger : écrire un roman avec un personnage principal féminin avec la même voix intérieure que ses héros habituels, parce que là la part des persos féminins était assez étique.