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Frankenstein 1918, de Johan Heliot

Uchronie sur la guerre de 14. Dans un monde où les événements de Frankenstein se sont déroulés, ses travaux et notes ont été récupérés par le gouvernement anglais. Au début des hostilités, Winston Churchill lance un programme visant à reproduire ses travaux pour créer de nouveaux soldats depuis les soldats tombés au combat. Cette expérimentation va changer le visage de la guerre, tel qu’on le découvrira au fur et à mesure des récits enchâssés d’un historien des années 50, de Churchill lui-même et d’un certain Victor.

Ça se lit bien, j’aurai apprécié un peu plus de récit de la vie dans l’uchronie plutôt que de l’exposition dans la fausse préface. C’est une uchronie originale dans ses débuts mais qui retombe un peu dans des schémas classique une fois que l’Histoire avance, ça révolutionne pas le genre non plus mais c’est un hommage sympa.

Ad Vitam, de Sébastien Mounier et Thomas Cailley

Série de science-fiction française diffusée sur Arte. Suite à des recherches sur le génome d’une espèce de méduse, un traitement de régénération des humains, promettant l’immortalité, a été mis au point et est disponible démocratiquement. Dans cette société qui a vaincu la mort, la place de la jeunesse se pose : alors qu’un référendum sur le contrôle des naissances pointe à l’horizon et que l’Humanité fête l’anniversaire de sa doyenne de 170 ans, 7 corps de mineurs avec une balle dans la tempe sont retrouvés sur une plage. Est-ce le retour des vagues de suicides de mineurs qui avaient ravagé le pays il y a 10 ans de cela ? L’enquête est confiée à un policier centenaire qui décide de demander l’assistance de Christa, mineure et seule rescapée des vagues de suicides de la décennie passée.

Y’a une jolie esthétique et la série pose des questions intéressantes, après comme souvent avec les séries de SF fr, le concept est pas exploité à fond parce qu’ils voulaient raconter une histoire précise, et c’est un peu lent et contemplatif. La fin est pas très intéressante malheureusement, ça c’est dommage.

Johan Heliot vous présente ses hommages, de Johan Heliot

Recueil de nouvelles uchroniques ou science-fictives. J’ai été un peu déçu. J’ai bien aimé la plupart des romans écrit par Johan Heliot, mais là j’ai trouvé que ça faisait un peu trop gimmickesque (surtout qu’il traite très souvent les mêmes thèmes/utilise les mêmes personnages, donc au bout de 15 nouvelles c’est assez répétitif).
J’ai trouvé que la nouvelle Le Grand Duc sortait un peu du lot.

Les Étoiles s’en balancent, de Laurent Whale

Sentiment mitigé. J’ai bien aimé l’univers post-étatique décrit par l’auteur, la vie quotidienne, un monde de récupération et de survie. J’ai encore plus aimé que ça se passe en Île de France (notamment à Meaux, une petite pensée pour JF Copé). Par contre y’a un seul personnage féminin intéressant, qui sert d’intérêt romantique pour le héros, et de demoiselle en détresse à l’occasion. C’est pas fou. Et puis autant ça commence bien, autant la fin balance un retournement de situation mal amené, superflu et absolument pas crédible (qui a un plan sur 50 ans qui consiste essentiellement à inculquer des idéaux opposés aux tiens aux gens et à attendre le bon moment ? Juste non), et les personnages sont quand même très manichéens. Du coup bon, c’est dommage de gâcher un bon univers avec une mauvaise histoire.