Trouvable ici. Détournement de Maciste contre les hommes de pierre par Léo Lebeau & Romain Colliez. Le film original vaut déjà son pesant de cacahuètes mais avec le redoublage (le détournement n’a rien modifié d’autre que les dialogues) c’est génial. Faut un peu de culture gauchiste pour en profiter mais c’est excellent.
Archives de catégorie : Culture/Procrastination
Les Combattants, de Thomas Cailley
Très sympa, un mélange de Take Shelter et Firewatch. Du survivalisme, de la construction de cabanes, un été français. Des personnages adolescents un peu paumés, classe ouvrière et moyenne. Un camion de recrutement de l’armée, des incendies et du travail du bois.
Les Avatars du Gène, de Guyon, Henry et Arnould
Flacomen, d’Israel Galvan
Déconstruction du flamenco par Israel Galvan. C’était vachement bien comme toujours avec Galvan (danse dans le noir et au milieu du public, mise en avant des interprètes, dans sur un plateau de pièces de monnaies, avec un corset, avec une ambiance night-club, en dansant sur les pédales d’une grosse caisse, …) Mais Israel Galvan s’est fait une entorse de la cheville durant la performance et n’a pas pu faire la seconde partie du spectacle :(
Twelve Angry Men, de Sidney Lumet
Film étatsunien paru en 1957. Un jury se retire pour délibérer du cas d’un jeune qui aurait assassiné son père. Tous sauf un (Henry Fonda) sont prêts à le condamner sur le champ. Un huis-clos se déroule, le temps d’obtenir un verdict unanime. Très bon film, très intense alors qu’il n’y a que de la discussion et aucune action. Les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles.
Avril et le Monde Truqué de Franck Ekinci et Christian Desmares
Dans un monde uchronique ou l’Humanité n’a jamais découvert l’électricité et où les Napoléons règnent toujours sur la France en 1941, une fille cherche à recréer le sérum que ses parents chimistes avaient créés juste avant leur mystérieuse disparition. Un dessin animé dans le style de Tardi avec de l’uchronie, du steampunk, de l’écologie, j’ai bien aimé même s’il y a quelques longueurs.
Les Liaisons Dangereuses, mise en scène de Christine Letailleur
Au Théâtre de la Ville. Assez impressionnant. Acteurices en costumes d’époque, musique d’époque puis beaucoup plus moderne sur la fin de la pièce. La mécanique du texte de Choderlos de Laclos se déroule, d’un jeu de séduction beauf mais qui n’a pas l’air d’avoir trop de conséquence à un viol assumé, des vies brisées et une mort. La mise en scène accompagne bien cette évolution. Quelques trigger warnings auraient été les bienvenues.
American Pepites, orchestre Pasdeloup
Reprises de standards de films par un orchestre au grand complet. Let it go de Frozen était particulièrement sympa, y’a un certain nombre de standards que je ne connaissais pas, le concert était très bien et le chef d’orchestre et la cantatrice très très américains.
Naked Lunch de Club Guy & Roni
Spectacle de danse au théâtre de Chaillot, inspiré du roman de William Burroughs. Le spectacle adopte le point de vue de Joan Vollmer, dans ses dernières secondes à vivre avant que William Burroughs ne la tue accidentellement. Ça part dans tous les sens, nudité, spectateurs sur scène, acteurs dans la salle, musique de plein de style différents, dialogues en français, anglais, espagnol, allemand, surtitres qui s’éloignent de ce que disent les personnages, voire leur donne la réplique, brusques ruptures du pacte narratif pour des adresses aux spectateurs… C’était assez jouissif.
Films
Merci Patron de François Ruffin. Le rédac-chef de Fakir tente d’injecter un peu de dialogue social dans les assemblées d’actionnaires LVMH, persuadé que Bernard Arnault est un bon bougre au fond qui n’a juste pas conscience des conséquences de ses actions. Peine perdue. Il décide alors de porter à la connaissance de Bernard le cas de la famille Klur, ancien⋅ne⋅s ouvrièr⋅e⋅s d’un groupe liquidé par Bernard Arnault et en difficulté financière, convaincu que Bernard voudra bien les aider. Film tourné en partie en caméra cachée, grinçant mais enthousiasmant, parlant de lutte des classes, de représentation médiatique, de stratégie de communication… À aller voir dans les rares salles qui le passe.
Les Portes de la Nuit de Marcel Carné. Tourné en 45 et se passant dans Paris tout juste libéré, le film raconte avec unité de temps, lieu et action la rencontre à Barbès durant une nuit d’anciens résistants et collaborateurs, et l’histoire d’amour tragique entre deux personnes. C’est joué très théâtralement, selon les standards de l’époque, Jean Vilar est magistral dans le rôle du Destin.
Je ne suis pas féministe, mais… de Sylvie et Florence Tissot. Entretien avec Christine Delphy revenant sur son parcours (un film complémentaire, L’Abécédaire de Christine Delphy revient davantage sur ses idées), entrecoupé d’extraits d’images d’archives et de chansons. Le film balaie sa vie de son enfance à sa participation en 2004 aux manifestations contre les lois islamophobes interdisant le port du voile.
Les Nouveaux Chiens de Garde de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. Film montrant que les trois piliers d’une presse libre (indépendance, objectivité, pluralisme), ne sont pas respectés en France de par la dépendance des journaux aux grands groupes industriels qui les possèdent et de par le petit nombre d’experts et intervenants qui appartiennent aussi aux conseils d’administrations de grandes sociétés et fréquentent les politiques.
La Belle Saison de Catherine Corsini. Film sorti en 2015 sur l’histoire d’amour à Paris et dans un petit village de la France profonde entre deux femmes en 1971. Ça parle de féminisme, des problèmes de l’agriculture, de queerness et de coming-out, du regard des autres et de courage personnel, de relations familiales et de militantisme. J’étais pas trop persuadé par le jeu des acteurices au début mais on se laisse prendre.
Before Sunset, de Richard Linklater. La suite de Before Sunrise. Les personnages disent toujours autant de platitudes et galèrent toujours autant à avoir une vie qui les satisfassent. J’ai moins aimé que le premier où j’ai trouvé qu’ils avaient plus l’air de jouer à être des adultes parce qu’ils étaient vraiment adolescent⋅e⋅s.
The Lobster, de Yorgos Lanthimos. Un film assez dépressif sur une société où chacun⋅e est forcé⋅e de trouver l’amour sous peine d’être changé en animal ou exclu parmi les parias qui vivent dans la forêt. Belles images, inventif, satire sociale, nonsense, assez cool si vous êtes en forme émotivement.
