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State of the Machin 2020

Et c’est à nouveau le moment de faire le bilan de l’année. Une année dense, pour moi comme pour le reste du monde.

Commençons par l’universel : le confinement. J’ai été confiné en appartement, avec mes 3 colocataires. Ne pas avoir de terrasse ou balcon (voire, de jardin) était un peu relou, mais les Pyrénées-Atlantiques étant peu touchées (et étant-je blanc), j’ai pu aller me promener deux fois par semaine sans difficulté. J’avais un peu anticipé le confinement (enfin, j’avais anticipé la nécessité d’une quatorzaine), donc j’avais fait de grosses courses avant. Globalement niveau courses je n’ai pas eu à trop changer mes habitudes, à part un gros mois sans marché.

OC et moi n’étions par contre pas coconfiné.e.s : elle était chez elle (avec un jardin !) à Grenoble pendant que j’étais à Pau. Ça a été source de tensions au début : il était prévu qu’on prenne des vacances ensemble deux semaines après le début du confinement, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vus juste tous les deux et qu’elle n’était pas venue à Pau ; je lui ai reproché plus que ce qui était vraiment de sa responsabilité, avec le recul j’en suis pas très fier. Depuis on a discuté, on a trouvé des modalités d’interactions pendant le confinement (lectures communes, visionnage simultané de séries, échanges de photos…), et elle est venue à Pau post-confinement, puis je suis allé la voir à Grenoble : on a passé plus d’un mois ensemble et ça s’est globalement très bien passé.

L’autre événement important récent dans ma vie, c’est ma démission. J’avais parlé il y a un an des problèmes dans mon boulot. Les choses ne s’étant pas améliorées, j’en ai tiré toutes les conséquences (toutes les conséquences) et j’ai remis ma démission fin février, avec trois mois de préavis. Elle a donc pris acte fin mai, avec une fin de contrat en télétravail, c’était une ambiance un peu étrange. L’idée serait de retrouver un emploi dans une collectivité locale. Je me suis dit que je me faisais un été tranquille, avec quelques candidatures pour la forme, mais une vraie recherche d’emploi commençant fin août. Ça va très probablement impliquer un déménagement, Pau ne fourmillant pas d’emplois. OC a eu un contrat d’un an à Toulouse en septembre, on va tenter dans la mesure du possible de chercher dans le coin.

Je me pose aussi de plus en plus la question d’acheter un bien immobilier, pour y mettre une bonne fois pour toute le gros de mes affaires (ie, ma bibliothèque) et arrêter de tout déménager tous les deux ans. Mais bon, c’est une Grosse Décision™ du coup je n’avance pas vite dessus. Ça aurait l’avantage aussi soit si c’est proche de mon travail de me permettre de ne plus payer de loyer, soit de me donner un point de chute ou organiser des vacances (et faire de la rénovation, c’est plus ça qui m’attire que d’acheter neuf).

Quelques autres points en vrac :

  • j’ai obtenu mon permis en février après bien trop d’heures de cours (60h+, étalées sur un an). C’est pratique à mentionner sur le CV pour chercher un emploi, ce sera utile pour déménager, mais pour le moment je trouve que je manque de pratique (je n’ai pas acheté de voiture vu les coûts que ça représente, mais du coup j’ai peu d’occasions de conduire).
  • Avec mes colocataires, nous nous sommes inscrits dans un jardin partagé. Nous avions contacté l’association juste avant le confinement, on a pu s’y mettre un peu sérieusement depuis le déconfinement. On a une (1) tomate qui pousse pour le moment. C’est intéressant à gérer.
  • Quelques tensions avec mes colocataires notamment. On est deux trentenaires et deux vintcinquenaires, et mine de rien ça fait une différence de mode de vie. On doit souvent demander à ce que le ménage soit fait, on n’a pas la même utilisation des espaces (et du matériel) commun, c’est assez relou au quotidien. Bon, je pars probablement d’ici deux mois donc je ne m’en fais pas trop, mais c’est dommage que ça finisse comme ça alors que ça se passait bien avant.
  • Sports divers : je me suis mis à l’escalade (du bloc, en salle, pour le moment). C’est assez satisfaisant comme pratique sportive et ça complémente bien mes déplacements en vélo. Pendant le confinement j’ai fait un peu de gainage devant une série pour ne pas trop perdre en niveau. Ça a été plutôt efficace, c’est davantage le déconfinement et les déplacements subséquents qui m’ont mis dedans en terme de perte de pratique régulière et donc de niveau. Je m’étais aussi affilié à la fédération de spéléologie, mais avec beaucoup moins de succès en terme de pratique : je n’ai rien fait depuis le camp de canyonisme il y a maintenant 14 mois. Dommage. Mais ça demande largement plus de temps, de matériel et d’organisation que le bloc, c’est logique.
  • Par contre j’ai repris avec intensité la randonnée depuis le déconfinement. J’aime de plus en plus ça. Pas d’abonnement ou d’affiliation à la fédération de ce côté là par contre, je fais ça dans mon coin avec des ami.e.s. J’ai racheté un peu de matériel pour en prévision d’une randonnée de 4 jours qui va bientôt arriver, et je vais probablement en demander en cadeau de Noël quand ce sera la période.

C’est tout pour cette année !

State of the Machin 2019 : doutes sur le travail

Ce n’est jamais totalement évident de faire un point sur sa propre situation. J’ai tendance à osciller entre des états plus ou moins satisfaits de ma situation, en raison de cause physiques (faim ou non, fatigue ou repos…) et psychiques. Dans ce cas, comment dresser un portrait objectif de la situation ? Comment savoir ce qui relève de la tendance de fond et des oscillations locales ? Idéalement, il faudrait garder une trace des différentes opinions, de leur récurrence, des facteurs corrélés, pour tenter d’atteindre une forme de vérité. Mais c’est beaucoup de boulot, pour arriver à une information qui est de toute façon subjective.

Tentons de dégager de façon plus empirique les tendances.
J’ai déménagé à Pau depuis un an. J’aime bien la région. J’ai fait un certain nombre de randonnées et je compte en faire d’autres. La qualité de vie est meilleure qu’à Paris, j’ai un rapport différent à la nature. J’aimerais bien rester plus longtemps dans le coin et continuer à profiter des Pyrénées. Je me dis qu’un jour j’aimerai bien faire le GR 10 en entier (visiblement c’est ~55 jours de marche).

Côté relations humaines, bilan mitigé. Ça se passe très bien avec mes colocataires, j’ai des collègues de mon âge avec lesquels je m’entends bien, et j’ai quelques amis/relations sur place en dehors d’elleux. Néanmoins, je fréquente quand même largement moins de gens qu’à Paris. Il y a une question de moyens de communications aussi, je pense que ne pas être sur des réseaux sociaux limite la facilité avec laquelle je peux proposer et être invité à des événements. J’ai récupéré un ordiphone avec Whatsapp et Telegram pour pallier partiellement à cette situation, mais ce n’est pas encore parfait. Je me rends aussi compte que la non-possession d’un véhicule motorisé est plus handicapant ici : il y a un cœur de ville bien fourni en magasin, mais typiquement pour aller à Décathlon acheter du matériel de randonnée ou des boules de pétanque, c’est compliqué à faire en vélo (je l’ai déjà fait pour du matériel léger, mais les boules de pétanque typiquement je suis un peu refroidi). Il faut peut-être que je me force plus à demander des services aux gens, mais c’est compliqué d’être toujours en position de demander.
En ce qui concerne la relation avec OC ça va bien, il nous a fallu un peu de temps pour nous adapter à la relation plus à distance qu’avant, j’ai l’impression qu’on a trouvé notre rythme de croisière en ce moment, à voir comment ça évolue sur le plus long terme selon nos potentiels déménagements respectifs.

Enfin côté travail. C’est surtout là que j’ai de grandes oscillations sur ce que je pense de ma situation. Je ne suis pas satisfait du travail que j’effectue au quotidien en ce moment. C’est beaucoup de tâches administratives reloues, et pas/peu de fond technique. J’ai déjà râlé sur la situation auprès de mes deux hiérarchies, tout le monde me dit que c’est normal, que c’est un passage temporaire le temps de lancer le programme (en gros je suis en charge d’un portefeuille de projets. Le début du poste, choisir les thématiques que l’on devait mettre dans le portefeuille, était intéressant. Maintenant il faut lancer les actions sur les différentes thématiques, et ça veut dire faire les procédures internes pour lancer des contrats, relancer des gens pour avoir les informations à mettre dedans, communiquer sur les actions choisies dans le portefeuille… Toutes choses que je trouve fort peu intéressantes), que le technique va revenir quand je ferai les réunions de suivi des différents projets, et que de toute façon cette partie administrative, c’est inévitable jusqu’à un certain point dans tous les postes. Alors je veux bien mais perso je trouve quand même ça démesuré, et si ce niveau correspond à un niveau basal, je ne veux pas continuer dans ce genre de carrière. Si ça redescend ensuite, il faut voir…
Autre point, l’isolement. Je travaille dans deux structures, dans lesquelles je suis la seule personne à travailler dans mon domaine. Les deux structures veulent lancer un département de ce domaine, dont je serai la première pierre. C’est valorisant, mais du coup au quotidien pour le moment je n’ai personne de calé sur mon sujet avec qui discuter. Ça devrait changer à la rentrée avec un recrutement, et c’est quelque chose que j’attends avec impatience pour voir comment ça change ma dynamique de travail. Rétrospectivement, je pense que lancer ce domaine dans les deux structures à la fois était une erreur, ça aurait été beaucoup plus confortable d’avoir du backup d’un des deux côtés pour plus facilement développer l’autre.
Enfin, l’indépendance. J’ai eu pas mal de choix pour décider des sujets dans mon portefeuille. Certains m’ont été imposés mais assez peu. Au quotidien je m’organise comme je veux pour choisir sur quoi travailler, quelles actions lancer, quoi suivre aujourd’hui. D’un côté c’est très confortable et satisfaisant, je suis un adulte autonome. Mais d’un autre côté parfois c’est décourageant. J’ai l’impression que je brasse du vent et que mon utilité est très limitée : les objectifs sont lointains et je me les suis fixés moi-même pour une bonne part, les structures de décision, de validation et de transfert des résultats de ce que je fais sont floues, les limites de mon domaine sont peu claires. C’est en bonne partie dû au fait de travailler pour une entreprise gigantesque qui est fortement bureaucratisée, mais je n’interroge souvent sur ce qui est structurel à cette entreprise, au salariat, et ce qui relève de ma responsabilité personnelle : vu que je suis si libre, est-ce que ce n’est pas moi qui m’organise mal, qui ne va pas parler aux bonnes personnes, qui ne relance pas assez les couches du mille-feuille administratif ? D’ailleurs, un effet pervers de cette liberté, c’est que j’ai tendance à me raccrocher aux aspects administratifs relous : contrairement à lire des documents de fond et à réfléchir sur la structure du programme ou sur un sujet technique, quand je relance d’un courriel, d’une part c’est une action unitaire courte donc plus facile à réaliser, et je vois un résultat concret à court terme, c’est plus satisfaisant. Du coup je me retrouve à faire beaucoup de la partie que je trouve la moins intéressante sur le long terme parce qu’elle est rassurante sur le court terme.
Bref, ça fait un certain nombres de points non-satisfaisants, mais qui sont potentiellement amenés à évoluer dans les 3 à 6 prochains mois. Je pense que si rien n’a évolué à Noël par contre il faut sérieusement que j’envisage un changement de métier. J’y songe déjà actuellement, mais les points négatifs sont contrebalancés par des conditions de travail confortables : salaire décent, journées pas trop longues, collègues et supérieur hiérarchique direct sympa… Je me demande parfois si ce cadre confortable ne permet pas de masquer les problèmes structurels d’organisation du travail, mais comme je le disais c’est difficile d’arriver à regarder ça objectivement, et je me dis parfois que je risque de tomber sur les mêmes problèmes ailleurs moins les conditions confortables.

Aventures en fanfiction.

J’en ai pas spécialement parlé sur ce blog, mais j’écris des fanfics de temps à autre. Je les publie sur Archive of our Own, un des gros sites de fanfic. Ce qui m’a valu récemment un échange de courriel surréaliste avec une des instances du site. En gros, la question était de savoir si certains des textes que j’avais écrit relevaient de la fanfiction ou non.

Je vous reproduit l’échange de courriel-ci dessous :

From: AO3 Abuse
To: BlueFloyd
Subject: Re:[## REF ##]  Comité Modération d’AO3 : Suspension de votre compte

Hi BlueFloyd,

Thank you for your contact. We have reviewed your case and determined that your works are fanworks. We have lifted your suspension, effective immediately, and apologise for any distress you experienced as a result of this process.

You are welcome to host the work « Fifty Shades of Bat » elsewhere and link to it from your profile or from the author’s notes of another work. However, we require that there be some fanwork in your post, and therefore a link posted by itself would be considered a non-fanwork and not appropriate for the Archive.

For security reasons, the AO3 Policy and Abuse committee will only ever contact users through their emails. It is the responsibility of users to ensure that they have an up-to-date email address, but you are welcome to change your email here: [[lien pour changer l’email]]

We hope that this information is of help.

Yours,

AA
AO3 Policy & Abuse

>    —- On Sat, 12 May 2018 21:18:00 +0000 BlueFloyd  wrote —-

> Bonjour Comité de Modération, / Hello Abuse Comittee,

> Version fr / French version (english below)
> Je souhaiterais faire appel de la suppression des deux œuvres “La Théorie des Anciens Astronautes” et “La Malédiction des Pyramides”. Dans le courriel ci-dessous, vous justifiez la suppression de ces deux œuvres au motif qu’elle ne sont pas des œuvres de fans. De mon point de vue, l’écriture de ces œuvres était clairement faite dans une perspective fan. Ces deux œuvres s’inscrivent dans la même idée, à l’intersection de 2 fandoms : Historical RPF, un fandom clairement identifié sur AO3, et conspiracy theories, (le fandom ne me semble pas exister en tant que tel sur AO3 mais le « creepypasta fandom » existe, j’argumenterai que les théories du complot sont le même genre d’objet que les creepypasta, et sont des œuvres communes à partir desquelles on peut produire des fanfictions). L’idée était de traiter deux événements historiques contemporains (la conquête spatiale dans un cas, la création du centre d’entreposage des déchets radioactifs de Bure dans l’autre) comme s’il s’agissait de théories du complot réfutées par des experts, en dressant des parallèles avec d’autres événements (la construction des pyramides, ou la théorie du complot postulant qu’il y a eu des contacts dans l’Antiquité entre l’Humanité et des extraterrestres). Il s’agit donc de la transposition d’un récit (historique) dans un autre contexte (complotiste), suivant un mécanisme similaire à celui que l’on peut trouver dans des fanfictions des plus classiques du type « coffeeshop AU », ou dans une transposition d’un oeuvre d’un genre littéraire à un autre.
> En résumé, ces deux œuvres ont été écrites comme des historical RPF, et sur cette base, je souhaiterais leur restauration dans l’Archive.

> Deux points mineurs additionnels :
> 1/ Vous signalez aussi dans votre courriel que l’œuvre « 50 shades of Bat » ( https://archiveofourown.org/works/14040414 ) contient trop de copier-coller direct d’une œuvre sous copyright. C’est indéniable, je suis désolé et je vais la retirer. Est-il acceptable de l’héberger ailleurs et de remplacer l’œuvre par un lien et une explication de pourquoi elle a été supprimée de l’Archive, où est-ce que cela serait aussi une entorse aux règles ?
> 2/ Point technique : je n’ai vu votre courriel qu’après une semaine de délai et je n’ai jamais vu le courriel du 26/01 que vous référencez, n’utilisant quasiment pas l’adresse courriel liée à mon compte AO3. Je ne sais pas si c’est quelque chose de techniquement envisageable avec l’infrastructure d’AO3, mais serait-il possible d’avoir des copies de ces courriels dans l’inbox interne au site ?

> En vous remerciant par avance de vos réponses (et de votre travail en général pour le site),
> — 
> BlueFloyd.
>
> __________________________________
>
> English version / Version anglaise :
>
> I would like to appeal against the deletion of my two works “La Théorie des Anciens Astronautes” and “La Malédiction des Pyramides”. In the email below, you explained the works were deleted because they weren’t fanworks. But I did wrote them as fanworks. Both works share a same idea, intersecting two fandoms: Historical RPF, a fandom identified as such on AO3, and Conspiracy Theories fandom (which isn’t categorized as a fandom on AO3, but « creepypasta fandom » is. Conspiracy theories have a lot of similarities with creepypastas, and are common works from which fanfiction can be derived). The idea at the core of my two fanworks was to consider contemporary historical events (spatial conquest in one work, the building of an center for stocking raioactive waste in France in the other) as if they were conspiracy theories debunked by experts, with parallels to others events (the building of the pyramids, the conspiracy theory about aliens visiting Earth during the Antiquity). So both works are transpositions of narratives (historical ones) in another setting (conspiracies), following a similar mecanism as the classic « coffeeshop AU » or any rewriting of a story in another literary genre.
> In short, both works were meant to be historical RPFs, and I would like to ask for them to be restored into the Archive on this basis.
>
> Two more minor points:
> 1/ In your email you also mention the work « 50 shades of Bat » ( https://archiveofourown.org/works/14040414 ) as citing too much of a copyrighted work. That’s true, I’m sorry and I will delete it. Is it acceptable to self-host it and to replace the work on the Archive by a link and an explanation of why it was taken down, or would it count as a rule violation as well?
> 2/ Technical point: It took me a week to see your email and I’ve never seen the email you sent me on the 26/01, as I almost never check the email account linked to my AO3 account. I have no idea if it is technically feasible to do so, but would it be possible to get copies or notifications of these kind of emails (abuse and technical ones) in the internal inbox of AO3?
>
> Thanks in advance for your answers (and a general thanks for your work on the Archive),
> — 
> BlueFloyd.

>> On 12/05/2018 21:33, AO3 Abuse wrote:
>> Bonjour BlueFloyd,
>>
>> C’est avec regret que nous vous annonçons que vos œuvres “La Théorie des Anciens Astronautes”, se trouvant auparavant à l’adresse https://archiveofourown.org/works/12095088, et « La Malédiction des Pyramides”, se trouvant auparavant à l’adresse https://archiveofourown.org/works/13965126 ont été signalées au Comité Modération comme n’étant pas des œuvres de fan.
>>
>> Archive of Our Own – AO3 (Notre Propre Archive) est un endroit dédié aux œuvres de fan. D’après la Section IV de nos Conditions d’Utilisation,> que vous avez accepté de respecter lorsque vous avez créé votre compte, seules les œuvres de fan peuvent être publiées sur AO3. Voici quelques exemples de travaux n’étant pas considérées comme des œuvres de fan : demandes de prompts, listes de prompts, textes débordant d’enthousiasme et de sentiments, martelage de clavier, œuvres fictionnelles ou non-fictionnelles n’étant pas liées au fandom, recherches de fanfics ou de partenaires de jeux de rôle, listes de recommandations, messages adressés à d’autres utilisateur-trice-s, réactions à des épisodes de séries, billets Tumblr et les autres types de contenu éphémère (tout ce qui est temporaire). (Pour plus d’informations sur le contenu autorisé sur AO3, veuillez consulter notre FAQ “Conditions d’Utilisation” : http://archiveofourown.org/tos_faq#fanwork_kind).
>>
>> Par conséquent, vos œuvres ont été supprimées d’AO3.
>>
>> Le 26 Janvier 2017, nous vous avions envoyé un avertissement formel pour une violation similaire de nos Conditions d’Utilisation. Nous vous avions également indiqué que toute nouvelle violation des Conditions entraînerait une suspension temporaire ou permanente de votre compte. Comme ceci constitue votre seconde violation de la section IV, votre compte a été suspendu de manière temporaire jusqu’au 7 juin 2018. Dans le cas d’une troisième violation de nos Conditions, votre compte sera suspendu de manière permanente.
>>
>> Ces sanctions s’appliquent aux utilisateur-trice-s, et non à leurs pseudonymes ; les utilisateur-trice-s dont le compte a été suspendu n’ont pas le droit de créer un nouveau compte en utilisant une autre identité. Vous pouvez en lire plus sur les avertissements et les suspensions dans la FAQ de nos Conditions d’Utilisation : http://archiveofourown.org/tos_faq#content_faq.
>>
>> Au cours de notre enquête, nous nous sommes également rendu-e-s compte que dans votre œuvre « Fifty shades of Bat », se trouvant à l’adresse : https://archiveofourown.org/works/14040414, figure une quantité de contenu protégé par des droits d’auteur-e, qui dépasse celle préconisée par nos Conditions d’Utilisation.
>>
>> Selon la Section IV.D de nos Conditions d’Utilisation : “Les épigraphes et les citations courtes, y compris les citations des paroles d’une chanson et les vers d’un poème, sont autorisées. Une création qui se place dans le contexte d’une œuvre existante ou qui s’en inspire est autorisée. La reproduction intégrale d’œuvres sous droits d’auteur-e (chansons, poèmes, transcriptions, ou autres) n’est pas autorisée sans le consentement du/de la propriétaire des droits d’auteur-e.”
>>
>> Quand bien même vous n’avez pas reproduit le livre entier à l’identique, une très large portion de votre œuvre est du mot pour mot. Ceci excède de loin les « citations courtes » autorisées par les Conditions d’Utilisation.
>>
>> Par conséquent, cette œuvre a été cachée, et ne peut être vue que par vous-même et les administrateur-trice-s d’AO3, grâce au lien indiqué ci-dessus. Vous ne serez pas en mesure d’y accéder pendant votre suspension. Nous vous demandons de retirer les passages protégés par les droits d’auteur-e ou de supprimer l’œuvre entière d’AO3 dans les 7 jours suivant la fin de votre suspension (14 juin 2018). Si vous ne l’éditez pas, ou ne la supprimez pas avant cette échéance, un/une administrateur-trice AO3 s’en chargera. Si vous souhaitez faire appel de notre décision, ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à répondre à cet e-mail.
>>
>> — 
>> AA
>> Comité Modération
>>
>> — 
>> Comité Traduction

State of the Machin 2018

Une année de plus, un bilan annuel de plus.

J’ai déménagé il y a une semaine et quelque à Pau, après avoir signé un CDI dans un cabinet de conseil qui y est situé. J’ai pris une chambre dans une colocation en centre-ville, c’est plutôt sympa pour le moment. Quand il ne pleut pas c’est très joli (cf photos infra), mais il pleut beaucoup. À voir si je supporte sur le long terme. A priori je suis là pour minimum un an, très probablement 2, ayant une mission dans la Grosse Entreprise dans laquelle je travaillais déjà l’année précédente, mais côté R&D cette fois. L’ambiance de travail est plus détendue qu’au siège à Paris (on peut venir en T-shirt ! La folie !). Le lieu de travail est organisé en format campus, avec des vélo en libre service pour se déplacer dessus, et un vestiaire et un atelier pour réparer son vélo sur place. Ça c’est plutôt cool. J’attends encore de voir l’ambiance au quotidien mais ça se présente bien.
J’ai descendu mon vélo ici, j’ai pris le temps de le réparer un peu (resserrage de freins, nouvelle roue arrière avec un axe pas tordu, cf infra pour la photo du matériel que je me suis créé à la volée pour réussir à desserrer la roue).
Côté habitation, j’ai une grande chambre dans une colocation avec 4 autres personnes. Iels sont sympa (même s’iels regardent un peu trop la télé et chantent trop peu l’Internationale, mais j’entends bien faire changer ça). Iels vont probablement tous partir au cours de l’année cependant, faut voir comment seront les colocs suivants. Je suis sorti un peu avec elleux, histoire de voir des gens et de découvrir un peu la partie sociale de la ville. J’ai aussi quelques membres de la famille côté paternelle en ville, il faut que je les fréquente aussi. Globalement je voudrais trouver des gens avec qui faire des randos ou des explorations des environs de Pau. Ça a l’air d’être pas mal dans l’esprit des gens ici (le Décathlon où je suis allé acheter ma roue de vélo était abondamment fourni en matériel pour les sports de montagne), mais il faut réussir à déjà les connaître un peu. Et que la pluie se calme un peu parce que ça démotive quelque peu. Encore que si je trouve des gens avec qui faire de la spéléologie… (je crois que y’a des clubs sportifs tournés vers tout ça dans le CE de Grosse Entreprise, à voir si c’est une bonne porte d’entrée quand je pourrais y accéder).

J’ai géré le déménagement sans trop de problème comme un vrai adulte™. Je me suis totalement fait arnaquer par Pôle Emploi par contre : « hey, vous avez eu un paiement de vos jours de congés pas pris à la fin de votre emploi précédent ? Eh bah c’est tout ça qu’on retire de vos indemnités ! » (enfin pas retire, je crois que ça décale juste la date de, mais dans mon cas où je savais à quelle date je prenais le travail suivant, ça m’a juste bouffé le mois d’indemnités que j’aurais voulu avoir en inter-contrat). Je trouve toujours que le système de chômage en France est un pur scandale qui considère par défaut les chômeurs comme des parasites, il y a urgence à changer ça, et pas dans le sens préconisé par la clique au pouvoir.

Globalement, j’attends de me faire des amis/relations dans cette ville pour commencer à en profiter (pour le moment je profite surtout d’un setup correct pour gavisionner des séries dans ma chambre). Je pense que la région a du potentiel pour y être posé un petit temps, mais il faut voir ce que ça donnera côté travail et côté relation avec OC : Grenoble-Pau c’est pas le trajet le plus pratique du monde, y’a probablement un moment où l’on va vouloir se rapprocher, et faut voir comment se feront les arbitrages (Cabinet de Conseil a des bureaux à Grenoble, donc le mouvement pourrait se faire dans ce sens comme dans l’autre, indépendamment de la poursuite ou non des relations professionnelles avec eux).

Église Saint-Martin au couchant

Coucher de soleil sur la ville (et au loin les collines contrefort des Pyrénées)

Un bras de levier pour soulever le monde (ou décoincer un shimano)

State of the Machin 2017

It’s that time of the year again. Je suis même un peu en retard par rapport à mon post habituel de juin, but who cares? Et maintenant j’arrête les bouts de phrase en anglais.

Une année riche en événements. J’ai perdu mon père, un événement qui fait un peu relativiser tout le reste, forcément. C’est toujours douloureux 7 mois après, il ne se passe pas un jour sans que je pense à lui.

J’ai été au chômage 6 mois, c’était pas très enthousiasmant. Personnellement le chômage tel que conçu dans le système français, c’est pas le truc qui me donne envie de prendre mon café sur mon balcon le matin avant d’aller fonder une startup. Même si les indemnités  et les perspectives sont confortables (dans ma situation personnelle de mec blanc issu de la bourgeoisie et diplômé ayant travaillé avant), le flicage de Pôle Emploi et le regard de la société me donnent davantage envie de me rouler en boule que d’aller chercher la croissance avec les dents. Vivement le revenu universel.

J’ai retrouvé un boulot. Un contrat d’un an dans une grosse entreprise. C’est confortable matériellement, mais je ne me vois pas faire ça sur le long terme. Les gens avec qui je bosse sont globalement passionnés, informés et attentionnés, mais néanmoins, l’environnement plus large n’est pas fou. Je voudrais à terme retourner dans le domaine dans lequel j’avais fait mon année supplémentaire d’études l’année dernière. J’ai donné une communication lors d’un colloque sur ce sujet, c’était stressant parce que le colloque était plein d’expert-e-s du domaine, mais ça c’est bien passé et les gens étaient intéressés par ce que j’ai raconté. Un point positif donc, faut que je réussisse à capitaliser dessus pour me faire plus de contacts dans le domaine et être au courant des opportunités d’emploi.

Suite au décès de mon père, ma mère a déménagé et moi avec. J’ai vécu deux mois d’abord à droite à gauche puis chez des oncles et tantes qui m’ont accueilli dans leur chambre d’amis. C’était très sympa de leur part (ainsi que de celle de tous les autres gens qui m’ont accueilli), néanmoins c’est rapidement usant de vivre dans ce genre de conditions plutôt que dans un espace vraiment à soi. J’ai trouvé un appartement dans lequel je suis depuis le 01/07, en colocation avec mon compère de longue date, T. L’appart est pas immense et pas en super état, mais avec un aménagement correct (et la proprio avait l’air assez OK sur le fait que l’on fasse des petits travaux et même qu’elle paie le matos pour), ça devrait être une garçonnière cozy (on va néanmoins tenter de ne pas tomber dans le cliché de la coloc à deux garçons, pleine de bières, de canapés défoncés et de part de pizza froides abandonnées sur la cage du hamster). C’est dans l’Ouest parisien, ce qui est pratique pour avoir peu de temps de transport vers le boulot, mais entre le travail en grande entreprise à La Défense et l’appartement dans les banlieues BCBG, je me pose quand même des questions sur l’abandon de mes valeurs de gauche (et même si je me dis que ça me permet de mettre de l’argent de côté pour investir dans des locaux pour une communauté auto-gérée après, mettre de l’argent de côté pour investir dans l’immobilier ça reste très bourgeois comme comportement…). Le fait de récupérer l’ensemble de mes affaires (enfin presque, ça devrait être bon d’ici la fin de la semaine) dans cet appart m’a fait réaliser que j’avais trop d’objets, aussi. J’aime bien avoir des trucs et me les procurer en les récupérant et en les retapant notamment, mais quand vous vous installez dans 45m² et que vous déballez votre troisième théière, vous réalisez qu’il est temps de se détacher un peu du matérialisme qui vous habite. J’ai donné/jeté quelques objets pour le moment, faudrait que j’amplifie un peu le mouvement une fois mieux installé et avec une vue d’ensemble de ce dont j’ai besoin et de ce à quoi je ne touche jamais.

J’ai écrit quelques fanfictions pendant cette année, ce qui était assez rigolo à faire. J’ai parlé de cette activité à une journaliste, et j’ai évalué l’intérêt de deux livres de SF pour le compte d’une éditrice. J’ai un projet de nouvelle fantastique que je voudrais écrire, mais faut que je me motive pour (et y’a un auteur de SF que j’aime pas qui a écrit qq chose de relativement similaire récemment visiblement, j’ai pas lu son bouquin pour pas me laisser influencer, mais c’est frustrant). Devenir un écrivain riche et célèbre ça pourrait être un bon plan pour sortir du salariat d’ailleurs. C’est toujours une idée qui trotte dans un coin de ma tête, mais j’ai assez peu la motivation pour écrire, ce qui complique la tâche.

Enfin, je suis toujours avec OC, 1,75 années maintenant. On est en relation à distance puisqu’elle est installée dans une autre ville française. We manage. Nous sommes partis en vacances en Italie ensemble, on va aller dans la maison de ma famille puis chez des amis à elle en Corse cet été. Elle vient relativement régulièrement à Paris, faudrait que je prenne un peu plus l’initiative d’aller la voir « en région » (ie faut que je prenne dès bientôt des billets de train pour passer le weekend là-bas, allez chop chop moi-même).
On est bien ensemble, on se soutient et on s’encourage mutuellement, c’est plutôt cool (litote de l’année).

State of the Machin 2016

[Bon, à la base cet article avait un long préambule auto-référentiel qui devenait de plus convolu au fur et à mesure que je revenais dessus et que je changeais la date de publication dans ma tête ; essentiellement ça se résume à : j’ai commencé à faire un petit bilan avant de me rendre compte que c’est la période de l’année où je le fais habituellement. Je suis pas au jour près mais qu’est-ce qu’on s’en fout.]

Or donc : ça va mieux. J’ai eu une année de formation et de stage, j’ai rencontré des nouvelles personnes intéressantes, je me suis davantage engagé politiquement, je continue à photographier du street-art, je suis dans une relation avec OC depuis bientôt 7 mois, relation qu’on arrive (je trouve) plutôt bien à faire fonctionner.
Je suis content de ma formation, plus appliquée et concrète que mes études précédentes, ce qui me convient mieux. Après tout n’est pas encore parfait : je suis toujours angoissé par rapport à mon avenir (y’a des moments où je me dis que je me vois pas du tout être adulte, que toutes ces décisions et cette gestion au quotidien c’est épuisant), je dois trouver un emploi mais faire de la recherche d’emploi me déprime en cinq minutes. C’est jamais les bonnes compétences, le bon profil. Mais déjà je suis davantage motivé par le boulot décrochable derrière :)

Je pourrais être plus efficace dans mon stage, y’a des moments où je ne suis vraiment pas motivé. Mais de façon générale le service dans lequel je travaille n’est pas très nerveux, ça pousse pas à repousser ses limites.

Que dire d’autre ? Je vais moins dans les tréfonds ces temps ci et je regrette un peu, j’ai un peu l’impression d’être souvent débordé alors qu’il y a beaucoup de moments où je ne fais pas grand chose. Mais ça je pense que c’est un peu mon stress inhérent (plus peut-être des temps de trajet un peu plus long que ce que je voudrais (et où je ne fais rien vu que c’est pas des transports en commun ; après tenter d’optimiser chaque moment de sa vie c’est pas top non plus). Ou alors faudrait que je vois moins de gens, me lance dans moins de trucs différents. Peut-être qu’habiter dans une ville où je connais moins de monde serait pas mal de ce point de vue. Parce que je suis toujours content de voir les gens mais j’ai souvent l’impression de laisser passer plus d’occasion que je n’en saisis.

Bref, on verra bien pour la suite, mais les choses vont mieux.

All these good intentions and here we are again

L’année dernière à la même date j’avais fait un petit bilan de mon année. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de refaire la même chose cette année. Certain-e-s parlent des vertus thérapeutiques de la tenue d’un blog, je pense que vu à quel point je parle peu de ma vie je suis peu concernée, but let this be my annual reminder.

Le bilan n’est pas brillant. De façon générale ce fut une année pas folle. J’ai tenté de passer un concours et si les sujets m’ont intéressé, je me suis trop mal pris pour le réussir. J’ai été angoissé par mon avenir over and over and over. Je suis retourner habiter chez mes parents et s’ils sont adorables on ne peut pas en dire autant de l’espèce de boule de mesquinerie haineuse qu’est un de mes frères. Habiter sous le même toit que lui, sous la menace permanente d’une explosion de colère, d’invasion de ma sphère privée (et je tiens énormément à ma sphère privée) a été un poids énorme sur mon bien-être psychique. Je sais qu’il est probablement bourré de problèmes lui aussi et que ça ne doit pas être facile pour lui, mais les problèmes n’excusent pas tout.
J’ai perdu une relation dans laquelle j’étais heureux parce que la fatigue, parce que la distance, parce qu’on était à ce moment ni l’un ni l’autre assez fort-e pour faire fonctionner une relation sur le moment.
J’ai réussi encore moins que d’habitude à communiquer aux gens ce que je voulais, ce que j’attendais de ma relation avec eux, ce que je ressentais. J’ai blessé des gens, j’ai été blessé par des gens qui n’en avait probablement pas la moindre intention, simplement parce que j’étais à vif. Il y a eu des moments où tout semblait dur, insurmontable, épuisant.

Il y a un mois ou deux je me serai arrêté là. The world was a cold dark place and that was it. Tout n’est pas devenu rose d’un coup, malheureusement. Mais il fait plus beau, plus chaud, je me sens mieux. Je pense que de manière très basique je suis fortement sensible à la luminosité ambiante, et que ça a joué. Et puis j’ai des ami-e-s sur lesquel-le-s je peux m’appuyer dans ce genre de moment. Paradoxalement, savoir que certain-e-s n’étaient pas au top (et osaient en parler), m’a fait aller mieux. Pouvoir voir des gens à chaque fois que j’en avait besoin m’a aidé. Voir que des gens cherchaient ma compagnie, étaient intéressé par mon avis, a été crucial. Avoir lu des trucs sur ce genre de situation et garder une certaine hygiène de vie même quand j’avais envie de rien a été utile (habiter chez mes parents et avoir un frigo toujours plein aussi).
Et dernièrement certains points ont commencé à s’éclairer : j’ai trouvé des gens avec qui faire une coloc, donc j’aurais un environnement plus sain l’année prochaine (ie à la fois disposant d’une intimité et avec du monde chez moi). J’ai postulé à une formation (j’ai un entretien bientôt, mais il y a visiblement beaucoup de candidat-e-s et 5 places, donc je ne sais pas trop ce que ça va donner :/ ). J’ai recommencé à parler de façon active à une personne avec laquelle j’avais ~coupé les ponts (toi aussi, parle en périphrases vagues comme si tu rédigeais un statut facebook).
Tout n’est pas parfait, loin de là. Je serais strictement incapable de vocaliser ce post. Je suis toujours aussi terrifié des incertitudes de mon avenir (malgré le fait d’être l’enfant chéri du système éducatif français). J’ai peur que l’idée de dire que je vais pas bien ne fasse concrétiser le fait (mais n années de littératures sur le sujet semblent dire que non, donc me voici en train de tapoter sur un clavier).

À la question « Are we out of the woods? » je répondrais que non. Mais on se rapproche de l’orée. Merci à tous les gens qui m’ont fait office de système de support cette longue année. Que vous ayiez su que j’allais mal ou non, qu’on soit restés proches ou pas depuis. I’m not okay but that’s okay.

Retour sur les derniers jours

Or donc, j’ai presque fini mon rapport de stage. Presque, parce que j’attends encore que l’on m’envoie les sorties d’un modèle que mes données ont aidé à paramétrer et que ça ferait bien d’avoir ça dans le rapport. J’ai plus de place pour les caser, mais passons.

Les derniers jours ont été intéressants. J’ai bossé. Beaucoup bossé, parce que j’étais clairement en retard sur ce rendu. Par un certain côté ça a été satisfaisant de bosser comme ça, je ne l’avais plus fait depuis la prépa et c’est cool de m’apercevoir que j’en ai encore la capacité, quand y’a une motivation. En même temps, j’aurais largement préféré faire les choses plus tôt et plus calmement, et aussi mieux. Parce que je suis pas vraiment satisfait de ce stage.
J’aurais dû plus m’impliquer dans la vie du labo. J’aurais dû faire plus de bibliographie au départ. J’aurais dû me souvenir de trucs basiques que je savais très bien faire dans mes stages précédents.
J’ai réalisé des trucs cependant. Je bosse mieux quand je suis pas en France, parce que je suis éloigné des gens qui me proposent des distractions. Je suis pas sûr que ce soit très positif, cependant. J’ai réalisé qu’il me fallait des deadlines à court terme et pas juste un « t’auras un rapport à taper dans quatre mois ». Ça confirme que j’ai bien fait de faire une prépa et pas la fac, c’est plutôt cool.
Tout ça me laisse tout de même un peu inquiet sur mon avenir professionnel. Disons que le monde de la recherche semble de moins en moins être celui qu’il faut pour que je m’épanouisse dans mon travail, sans pour autant que se dessine une alternative viable. Mon implication dans mes différentes activités extra-professionnelles a été productive, cependant. Y a-t-il moyen de professionnaliser l’exploration urbaine, la gestion du logement de 400 étudiants ou le détournement d’affichages publics ? Ce serait pratique.