State of the Machin 2021

Pas mal de changements depuis le précédent. Deux confinements et (bientôt) deux doses de vaccin en plus, déjà.
J’avais mentionné une démission, j’ai retrouvé un travail : j’ai commencé en avril pour trois ans à travailler dans une communauté d’agglomération. J’ai aussi déménagé : j’ai quitté Pau pour m’installer dans ma nouvelle communauté d’agglomération, logiquement.

En terme de ville, c’est un peu plus petit. C’est très joli, surtout le centre historique dans lequel j’habite. Par contre arrivé à la veille du troisième confinement et travaillant dans un bâtiment où j’ai peu de collègues de ma structure et qui ne sont pas dans la même dynamique que moi, je peine un peu à me faire des ami.es pour le moment. C’est un point qui je pense va se résoudre avec la réouverture de l’ensemble des activités et lieux culturels, mais qui me préoccupe un peu : je trouve de moins en moins facile avec le temps de se recréer des cercles sociaux, surtout en débarquant seul dans un nouvel environnement. J’ai rencontré une collègue qui bosse sur un autre site avec qui je m’entends bien, j’ai vu sa colocation, mais ça reste une sociabilité très épisodique.
Je me suis installé dans une colocation dont je suis fort satisfait, avec notamment l’idée de kickstarter ma sociabilité, mais si je m’entends très bien avec mes colocs, pour autant il n’y a pas vraiment de dynamique de groupe qui se créée. C’est difficile à dire à quoi ça tient le fait que ça prenne ou non, mais c’est un peu dommage. Pendant qu’on est sur le sujet de la colocation, j’habite aussi pour la première fois de ma vie avec deux chiens : ça se passe bien même si l’un de deux est un peu un grand froussard qui ne me laisse pas approcher et aboie à fond dès qu’un inconnu déambule dans la cour devant la maison. Fin août, OC redéménage vers Paris pour y prendre un poste : ça va être un peu relou en terme de distances, il n’y a pas de trains directs, il va falloir réapprendre à gérer ça après 4-5 mois à vivre à une heure de train seulement. On verra ce que ça donne, mais que j’appréhende un peu là aussi.

Côté boulot, j’ai donc commencé il y a maintenant bientôt trois mois. Le boulot me fait voir des thématiques variées, mais reste en son cœur très administratif. J’y suis bon, mais ça ne m’enthousiasme pas plus que ça. Si tout se passe bien à côté je n’aurai pas de souci à y passer 3 ans, mais inversement je n’aurai pas trop de scrupule à le quitter si j’ai une meilleure opportunité (mais so far je ne compte pas chercher activement une telle opportunité : chercher un taff et déménager c’est fatigant, et ce travail se passe bien en soi ; je me dis juste que c’est pas le job de mes rêves, même si je suis content d’être de retour dans le secteur public ; je vais profiter de voir des thématiques nouvelles pour apprendre des trucs et on verra dans trois ans). J’avoue que j’ai une certaine tendance à me comparer aux trajectoires de connaissances plus ou moins proche et à me dire que j’ai pas forcément tout très bien négocié ; typiquement quand je vois d’anciens camarades de promotion être cités comme des références de leur domaine dans les journaux où quand je vois l’évolution de mon revenu par rapport à celui d’autres ami.es, je me dis que j’ai pas joué mes cartes au mieux – je sais intellectuellement que c’est pas les meilleurs marqueurs de réussite – et que même le concept de réussite est un peu pourri au cœur, mais c’est dur de sortir de cette logique, surtout quand on n’a pas l’impression d’avoir une vie sociale ultra-épanouie par ailleurs.
Autre point pas essentiel mais cependant agaçant : ma structure a annoncé un retour en full présentiel au début de juillet. Je pense que je vais trouver ça très relou, ça s’inscrit dans une dynamique de manque d’autonomie et d’infantilisation que je trouve de plus en plus pénible dans l’emploi salarié. On verra s’ils changent leur fusil d’épaule sur ce sujet d’ici la fin de mes trois ans chez eux, mais franchement y’a plutôt intérêt.

Sur les autres sujets en vrac :

j’ai très peu conduit cette année, logiquement. Y’a des voitures de service dans mon taff, je me dis que ce sera pas mal de reconduire un peu dessus. J’en ai déjà pris ponctuellement, clairement j’ai perdu en niveau de conduite. Rien de désastreux mais c’est quand même agaçant.
Je continue au quotidien à me déplacer en vélo. C’est déjà ça de pris, mais par contre je n’ai pas repris l’escalade depuis septembre dernier. Y’a une salle à Albi mais elle est chère et pas placée à l’endroit qui m’arrange le plus : elle est à 20-25 minutes de vélo de mon boulot et de chez moi, ça ne simplifie pas la pratique quotidienne. Je cherche un buddy d’escalade pour essayer de faciliter la motivation. Niveau spéléo on m’a recommandé un club dans un village à 1h de vélo de là où j’habite, pareil ça a un peu coupé ma motiv. Je touche un peu la limite de la vie sans voiture, vue la taille de la ville où je suis.
Je n’ai pas du tout avancé sur les questions d’achat immobilier : le manque de certitudes sur une installation de long terme à un endroit avec une communauté d’ami.es autour est quand même un gros facteur bloquant.

C’est tout pour cette année : c’est pas une tonalité globale très enthousiaste, je pense que le manque de sociabilité locale me mine un peu ; il faudra voir sur le plus long terme ce que ça donne

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