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Le Sommet des Dieux, de Jiro Taniguchi

Manga en 5 tomes qui met en parallèle trois histoires, celles de trois ascension de l’Everest : celle de Mallory et Irvine, ascension réelle, première qui a peut-être atteint le sommet (mais on ne sait pas, les deux alpinistes sont morts avant de revenir à leur camp, avant ou après avoir atteint le sommet ?), et deux ascensions imaginaires, celle d’Habu, alpiniste japonais hors pair qui vit par et pour la montagne, et celle de Fukamachi, photographe qui commence par enquêter sur l’appareil photo de Mallory, croise le chemin d’Habu, décide d’en savoir plus sur lui et finalement se retrouve possédé par l’alpinisme aussi. Le manga raconte les vies d’Habu et Fukamachi, leurs différentes ascensions à travers le monde et leur relation, ainsi que celle d’Habu à Hase, un autre alpiniste japonais.

L’histoire est assez simple (« c’est l’histoire de mecs qui veulent atteindre le plus haut point du monde ») mais prenante, la narration bien pensée, et surtout le dessin (des montagnes, surtout) très beau, plongeant bien le.a lecteurice dans l’histoire. Les femmes servent d’intérêt amoureux uniquement par contre, c’est une histoire à la Hemingway pour ça, très sympa dans le côté « Man vs Wild » mais des côtés machos pas géniaux.

Erased (僕だけがいない街), de Kei Sanbe

Seinen en 8 tomes sur un trentenaire wannabe mangaka qui vivote dans sa vie, en subissant ce qu’il appelle des « rediffusions » : un retour en arrière dans le temps de quelques minutes jusqu’à ce qu’il trouve comment éviter l’arrivée d’un accident autour de lui. Un jour, la mort d’un de ses proches le renvoie 20 ans en arrière jusque dans son enfance, où il réalise qu’il doit empêcher la disparition de trois de ses camarades de classe pour briser la chaîne causale qui mène à la mort de son proche à 30 ans…

C’est bien dessiné, l’histoire est prenante, les plot-twists sont plutôt bien trouvé (ce n’est pas en mode Death Note ou Liar’s Game avec des plans ultra-retors, mais l’auteur explore bien ses deux périodes temporelles et le fait que le narrateur pense au début qu’avec ses raisonnements d’adultes et ce qu’il croit se souvenir de la période il va pouvoir tout empêcher quand en fait il se rappelle de très peu.

Le Capital, version manga

Une forme plus légère à lire que le texte original de Marx.

Globalement je connaissais déjà pas mal des concepts exposés dedans. J’avais tenté de lire Le Capital à une époque mais c’est assez largement imbuvable, je dois dire. Le livre 1 tel que présenté dans cette version ne m’a pas apporté grand chose, le second était plus intéressant, mais je suis perplexe sur la notion que la plus-value ne peut venir que de la variable d’ajustement salaire. C’est peut-être juste une différence d’époque, mais pour moi si le travail est bien à l’origine de la création de valeur, ce travail peut être effectué par des machines (voire des robots), c’est bien toute la question de la robotisation actuelle de la société.

Ghost in the Shell, de Mamoru Oshii

J’ai beaucoup aimé l’ambiance. L’univers est très bien présenté, ça passe par plein de petits détails (et une séquence de deux minutes sans dialogue où on te montre juste des petites scènes de la vie dans l’univers, certes). Des questions philosophiques relatives à la technologie, un bel univers bien présenté et plein d’architecture cool, des combats épiques, tout ce qu’il faut.

Zipang de Kaiji Kawaguchi

Manga uchronique : un navire des forces de Défense japonaises se trouve pris dans un phénomène inexpliqué et remonte le temps de 2002 à 1942. Le décalage technologique fait qu’il peut totalement modifier le cours des batailles maritimes de la guerre du Pacifique. J’ai mis le manga sur ma liseuse ce qui fait que j’ai tout sous la main sans avoir à en trimballer n tomes. Sauf qu’en fait je me suis aperçu que l’intégralité de ce que j’avais c’était environ un tiers du manga. Et que l’histoire avançait vraiment lentement. Donc j’ai abandonné là où j’en étais (je suis pas sûr que des traductions soient disponibles plus avant de toute façon)