Un jeu vidéo qui fait un peu penser à Papers, please. On joue l’élément humain chargé d’analyser des données et de les relier entre elles dans le système de surveillance globale type NSA d’un pays imaginaire. C’est assez linéaire mais l’histoire racontée est intéressante et le parti pris de la dénonciation du système est bien mis en scène.
Archives de catégorie : Culture/Procrastination
Royaume de vent et de colère, de Fabrice Del Soccoro
Court roman de fantasy francophone se passant dans l’éphémère République de Marseille sous Henri IV. C’est assez cool, bien écrit (le découpage présentation/installation des enjeux, puis retour sur l’histoire des personnages en chapitres très courts alternant puis reprise de la temporalité de l’introduction pour la conclusion, c’était assez cool. Y’a de la magie mais c’est très discret, sinon ça reprend assez fidèlement l’Histoire telle qu’elle s’est déroulée.
Le Château des Millions d’Années, de Stéphane Przybylsi
J’ai pas aimé du tout. j’ai lu un tiers du bouquin avant d’abandonner. Une histoire d’espion SS observé par des extraterrestres et qui trouve des artefacts dans des vallées du Moyen-Orient tout en séduisant toutes les femmes sur son passage. On dirait un mauvais pulp avec une grosse tartine de décor historique et une fascination malsaine pour les nazis (et dire « mais oh là là ils sont méchants et le protagoniste il est pas d’accord avec leur idéologie » ça suffit pas à dédouaner). Bref, je recommande pas et je comprends pas du tout l’engouement de la critique, notamment parce que j’ai trouvé en plus le style très plat.
Last Year, de Robert Charles Wilson
En 1877, des visiteurs d’un futur parallèle ont construit une ville dans les plaines de l’Illinois, pour proposer des visites touristiques dans l’Amérique de 77 aux visiteurs du Futur, et un aperçu – expurgé – du futur aux originaires de 1877.
Le roman explore les conséquence de cette interaction entre les deux mondes, depuis le point de vue de 1877. Forcément ça parle de colonisation, d’éthique et de droit civiques et sociaux. C’est bien mené, comme la plupart du temps avec RCW. J’espère qu’il a prévu une suite parce que y’a de quoi faire, que ce soit voir comment évolue 1877 ou comment se passent les choses dans le Futur ou dans d’autres mondes contactés.
Silo, de Hugh Howey
Silo et Silo Origins, de Hugh Howey. Après la fin du monde, la vie en vase clos d’une communauté humaine dans un silo de 144 étages, en attendant que l’atmosphère redevienne respirable. C’est bien foutu, original, prenant. Vraiment une bonne surprise. Il y a un tome trois que je n’ai pas encore lu.
[EDIT: Tome 3 (Silo Generations) lu. Il est intéressant aussi mais il se précipite un peu vers la conclusion de l’histoire. Il y a des passages qui auraient mérité moins d’ellipses, des pistes juste évoquées qui auraient pu être explorées plus avant, et je trouve qu’on aurait pu avoir pas mal de passages techniques en plus pour expliciter certains trucs (qu’on trouvait davantage dans le premier tome qui était bien davantage du technicalPorn que les deux suivants, ce qui m’allait tout à fait).]
Globalement c’est un univers encore très largement exploitable, et je me demande où en sont toutes les fanfictions.
The Smart Girl’s Guide to Privacy, de Violet Blue
Un bouquin sur comment protéger sa vie privée tout en continuant à utiliser les technologies numériques, avec un focus spécifique sur les problèmes que l’on rencontre quand on est une femme en terme de harcèlement, revenge porn et autres joyeusetés du même genre. C’est accessible à tou.te.s, bien écrit, avec différents niveaux de techniques à mettre en œuvre selon son niveau en informatique.
Démocratie Antique et Démocratie Moderne
Le texte d’une conférence de Moses Finley parlant des différences entre les deux systèmes que l’on met derrière le même mot. Parce que la démocratie athénienne, notre modèle applaudi, se passe au sein d’une plus petite société, dont le système économique repose sur l’esclavage, ou seul les hommes votent, ou les mandats sont tirés au sort, ou la justice est rendue par les mêmes personnes que l’assemblée législative et où tous les procès sont intentés par des citoyens privés en leur nom propre. Pas tant un modèle que quelque chose de complètement différent, donc.
Corniche Kennedy, de Maylis de Kerangal
Marseille, années indéterminées. Des gamins des quartiers pauvres squattent un bout de falaise à pic sur la mer. Une plate-forme, trois plongeoirs, ils font leur vie. Mais voilà, ça fait désordre, ces jeunes qui crient fort et font leurs petits trafics. Le maire décrète la tolérance zéro, un chat et souris s’installe entre jeunes et policiers. Les portraits des jeunes sont intéressants et réalistes, le commisaire de police est plus cliché et moins crédible. C’est bien écrit et intéressant, mais par contre ça se termine en queue de poisson, c’est un peu dommage.
Le Club, de Michel Pagel.
Quatre adultes (le chien est mort depuis longtemps) se retrouvent pour passer Noël ensemble, afin d’essayer de retrouver la magie de leur enfance pleine d’aventures. Mais les choses vont rapidement prendre un tour sinistre… Franchement je suis déçu. Le Club des Cinq a pas mal bercé mon enfance et alimenté mon imaginaire qui veut toujours habiter une maison pleine de passages secrets et construire des cabanes. On sent que Pagel a un attachement à la série lui aussi, il connaît bien les détails des histoires, mais 1/il sort un côté surnaturel un peu chelou qui n’apporte pas grand chose à l’histoire en définitive, et 2/ il fout des détails glauques randoms. Du coup le résultat est pas satisfaisant du tout. Dommage dommage.
Jeux vidéos
Mushroom11 : jeu de plateforme où on contrôle un champignon dont on peut détruire des cellules qui se régénèrent perpétuellement. Ça fait un mécanisme de déplacement et de résolution des énigmes original, et en plus les décors sont magnifiques (monde post-apocalyptique, on comprend pas tout à ce qui s’est passé mais ça à l’air grandiose et mystérieux). Bonne durée de jeu, fort sympa.
Minimétro : jeu de gestion de réseaux de transport dans différentes villes. Les stations apparaissent, avec différentes formes, et des passagers qui veulent se rendre à d’autres stations. Il faut créer des lignes pour permettre des déplacements efficace. On gagne des lignes, des locomotives, des wagons, des tunnels chaque semaine, et il y a de plus en plus de stations et de passagers, il faut tenir le plus longtemps possible sans que le temps d’attente à une station dépasse une certaine durée. Minimaliste dans la présentation, très simple à comprendre, super jeu.
The Swapper : Jeu de plate-forme/énigme dans un décor de SF : on est un astronaute dans un vaisseau spatial quasi abandonné, avec un swapper gun (bonjour Portal), qui permet de créer des clones de soi qui se déplacent exactement comme nous, et dans lesquels ont peut téléporter sa conscience. On peut collecter des logs sur son chemin pour apprendre ce qui s’est passé qui a conduit à la disparition de l’équipage du vaisseau. Très beaux visuels.
Invisible, Inc : (si vous vous demandez d’où vient cette frénésie de jeux vidéos, c’est la combinaisons du chômage et de l’achat pour 30$ d’un bundle qui contient une trentaine de jeux qui sont exactement du style que j’aime jouer et que mon ordi peut faire tourner. Life is good). Hors donc, Invisible, Inc est un jeu au tour par tour inspiré de XCOM mais axé sur l’infiltration plutôt que l’attaque frontale, avec des graphismes plus ludiques. Ça se passe dans un futur où les entreprises font la loi, on joue une agence d’espionnage qui attaque les corporations. C’est sympa, ça se joue bien, par contre après avoir fini la campagne en mode débutant, j’avais pas spécialement envie de la recommencer à l’identique avec juste une difficulté plus élevée.
Nuclear Throne : shoot-em up punitif en 8-bit se passant dans un désert post-apocalyptique. C’est tout con mais très dur et très prenant, avec des niveaux générés aléatoirement dont la difficulté peut grandement varier.