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OVNI(s), de Clémence Dargent et Martin Douaire

Série télévisée française, création Canal +. L’action se passe en 1978 au CNES (Centre National des Études Spatiales). Suite à l’échec d’un lancement de fusée, Didier Mathure, ingénieur bien cartésien, est placardisé à la direction du GEPAN, la section du CNES chargé d’enquêter sur les signalements d’ovnis. Parmi une masse de cas totalement explicables que l’équipe du GEPAN écluse comme ils peuvent, Didier Mathure trouve quelques cas qui semblent effectivement présenter des éléments probants. Au passage il doit aussi gérer ses deux enfants en garde partagé, sa relation avec son ex-femme et collègue, les trois membres excentriques qui composent le GEPAN, et sa hiérarchie qui cherche un prétexte pour le débarquer définitivement.

J’ai globalement beaucoup aimé. L’histoire met du temps à démarrer, mais la reconstitution d’époque est très bien faite, les personnages sont très réussis (le personnage principal notamment, ingénieur brillant mais avec un manque de compréhension total des relations humaines, sans pour autant en faire un personnage brillamment méchant à la Dr. House ; là il est plutôt brillamment clueless. Les personnages d’Élise, Delbrosse et Rémi sont aussi très réussis.

J’ai aussi beaucoup aimé la bande son, en bonne partie faite avec des synthés, d’époque, et son utilisation à contre-emploi de La Resa di conti d’Ennio Morricone.

Par contre j’ai été déçu par la conclusion, qui d’une part n’explique pas grand chose ; et d’autre part nous colle un élément de romance random entre deux persos, alors que jusque là je trouvais au contraire très bien d’éviter cet écueil.

Men in Black: International, de F. Gary Gray

Film de science fiction dans la licence Men In Black. C’était assez anecdotique. Dommage parce que l’introduction était bien, Tessa Thompson est super bien en surdouée obsédée par les Men In Black depuis une rencontre durant son enfance. Son infiltration dans les MIB est une bonne séquence Mais dès que l’histoire commence, tout s’affadit. On nous colle l’habituelle créature comic relief un peu relou, les rebondissement qui passent d’un lieu à l’autre sont pas passionnants. Le design des adversaires principaux est cool par contre.

They Live, de John Carpenter

Film de science-fiction de 1988. Un ouvrier acquiert par hasard des lunettes lui permettant de voir la propagande dissimulée dans la publicité et les extraterrestres dissimulés parmi la classe dominante.

C’était un film emblématique des années 80s que je voulais voir depuis longtemps. Superbe intro, super musique. Une scène de bagarre incroyable. Un sous-texte (enfin un surtexte, il est très peu subtil) de lutte des classes. Un personnage féminin intéressant. Par contre clairement trop de flingues et de tentatives de régler les problèmes avec.

Je recommande, c’est un truc à avoir vu.

Le Château des Millions d’Années, de Stéphane Przybylsi

J’ai pas aimé du tout. j’ai lu un tiers du bouquin avant d’abandonner. Une histoire d’espion SS observé par des extraterrestres et qui trouve des artefacts dans des vallées du Moyen-Orient tout en séduisant toutes les femmes sur son passage. On dirait un mauvais pulp avec une grosse tartine de décor historique et une fascination malsaine pour les nazis (et dire « mais oh là là ils sont méchants et le protagoniste il est pas d’accord avec leur idéologie » ça suffit pas à dédouaner). Bref, je recommande pas et je comprends pas du tout l’engouement de la critique, notamment parce que j’ai trouvé en plus le style très plat.

Arrival, de Denis Villeneuve

Adapté de The Story of your Life de Ted Chiang. Des vaisseaux extraterrestres arrivent sur Terre et restent stationnaires à quelques mètres au dessus du sol. Toutes les 18h, une trappe s’ouvre et des humains peuvent rentrer dans le vaisseau et passer deux heures dans une salle séparée par une paroi des extraterrestres et de leur environnement. La question que tout le monde se pose est « Pourquoi les extraterrestres sont-els là ? », mais la première à laquelle il faut répondre est « Comment communiquer avec elleux ? ». Un film sur le premier contact qui parle de communication et qui a pour héros une linguiste c’est assez cool. Le film est sympa, j’ai passé un bon moment devant, mais rétrospectivement je trouve qu’il y a des ficelles qui se voient beaucoup dedans : les équipes qui travaillent sur la question sont relativement petites, la société civile totalement absente, et les personnages restent ignorants d’éléments qui devraient leur sauter aux yeux. La reconfiguration des processus de pensée à des niveaux fondamentaux par l’apprentissage d’une nouvelle langue est quand même très douillesque même si le film la met bien en scène. Il me semble que la nouvelle était plus explicite sur le fait que l’héroïne n’est pas certaine d’avoir ou non halluciné au fur et à mesure qu’elle perd la pratique de la langue extraterrestre.

XCOM, enemy unknown

Jeu de stratégie avec gestion des ressources et système de combat au tour par tour où l’on défend la terre contre une invasion extraterrestre. Un peu trop militariste pour moi dans son esthétique, mais sympa à jouer. Par contre je l’ai jamais fini parce que comme je remplissais pas l’objectif principal des missions les ennemis sont montés en puissance bien trop fortement par rapport à mes compétences en jeu vidéo, je peux plus remplir les objectifs et j’ai la flemme de recommencer une partie.