Archives par mot-clé : comics

White Knight, de Sean Murphy

Roman graphique sur Batman, qui imagine un Batman toujours plus violent et un Joker qui, à l’aide d’une drogue expérimentale, sort de sa psychose. Les rôles commencent à s’inverser, avec un ex-Joker qui décide de devenir conseiller municipal et d’assainir la ville, là où Batman provoque destructions/actions illégales/collusion politique.

C’était assez cool. J’aime bien le dessin, le scénario intègre pas mal d’éléments de différentes époques de Batman (les différentes batmobiles, différents styles vestimentaires du Joker) et pose des questions de brutalité parapolicière, de détournements de fonds, de justice sociale. La caractérisation du Joker et surtout d’Harley Quinn est intéressante. C’est pas mal d’avoir un one-shot avec une histoire et un nombre de personnages resserré. J’ai lu Dark Nights: Metal ensuite, qui est un gros crossover de l’univers DC, et bon y’a qq jolies planches mais l’histoire est boursouflée à mort, on voit bien la différence entre les deux choix de narration.

Chew, de John Layman et Rob Guillory

Série de comics en 12 tomes. Suite à une pandémie de grippe aviaire, le poulet a été déclaré illégal, et la FDA est devenu l’agence fédérale la plus puissante des USA. Elle enquête sur tout les crimes liés à la nourriture, qui sont légions dans un monde où certaines personnes, comme le héros de la série, ont des super-pouvoirs liés à la nourriture. Tony Chu, le héros, est cibopathe : il peut voir le passé de ce qu’il consomme, faculté relativement utile quand on est enquêteur – si vos collègues acceptent de vous voir mordre à belles dents dans les cadavres.

La série est assez barrée, avec des questions d’influence extraterrestres, des sectes millénaristes, un marché noir du poulet, un coq de combat surpuissant, des superpouvoirs absurdes… Le dessin est sympa aussi, assez cartoonesque par moment, on sent que les auteurs se sont faits plaisir avec cette série (notamment toutes les doubles pages « Poyo vs… » sont géniales). Ca ne renouvelle pas profondément le genre, mais j’ai passé un bon moment en lisant les 12 tomes (même si pas totalement convaincu par la fin).

Histoires de Batman, de Scott Snyder

Un ami m’a prêté 6 tomes en hard cover de Batman, les histoires scénarisées par Scott Snyder, c’est-à-dire The Court of Owls, The City of Owls, Death of the Family, Zero Year: Secret City, Zero Year: Dark City et Past, Present, Future. J’avais déjà lu les deux premiers il y a longtemps et j’avais aimé, du coup j’étais content de me replonger dedans et d’avoir une bonne dose d’oeuvre à lire.

J’ai beaucoup aimé les dessins (le gros de l’œuvre est dessiné par Greg Capullo mais il y a pas mal d’autres dessinateurices aussi). J’ai bien aimé l’arc des Hiboux (même si bon, y’a quand même une société secrète centenaire prête à se révéler à chaque coin de rue dans l’univers DC). Pas été fan de Death of the Family, que j’ai trouvé comme un The Killing Joke (si vous aimez l’univers de Batman et que vous n’avez pas lu The Killing Joke, faites-le) en moins réussi, plus dilué/verbeux. Le design du Joker est très réussi cependant. Zero Year et Past Present Future sont cools, mais les parties « Les voyages de Bruce Wayne » ne servent pas à grand chose. La prise de contrôle de Gotham par le grand méchant n’a comme souvent aucune crédibilité, mais les vues d’un Gotham en ruine et le Batman en mode survival que ça permet de mettre en scène sont superbes, donc on pardonne l’implausibilité. Il me reste 2 ou 3 tomes à emprunter, on verra ce que ça donne.

Il me restait donc 3 tomes à emprunter : pour commencer, Mascarade, ie le re-re-re-retour du Joker. Un peu dubitatif parce que comme toujours c’est à géométrie très variable : parfois le méchant a juste le gaz incapacitant qui permet de neutraliser Batman, parfois Batman a 18 coups d’avance.

Enfin, Batman la relève, tome 1 et 2. Suite aux événements de Mascarade, Batman est porté disparu. Un petit partenariat public privé entre le GCPD et Powers Industries va lancer le programme « Agent Batman », où le nec plus ultra de la technologie futuriste des comics va permettre d’avoir un exosquelette Batman employé par les forces de police de Gotham. Et forcément, en réaction à ce nouveau Batman, un nouveau superméchant surgit. Des trucs intéressants explorés dans cet arc, mais la structure globale de l’arc et le méchant n’ont pas grande originalité. La relation du Batman de substitution à la fois à l’institution policière, à l’héritage de Batman et à la mégacorporation qui le sponsorise est intéressante. Esthétiquement j’étais content qu’on nous montre plein de variations du costume de Batman et des Batexosquelettes, ça me fait toujours tripper.

GLobalement j’étais content de lire cette grosse masse de Batman, bons dessins, bon univers et c’est un superhéros que j’aime bien, mais les scénarios et le Batverse en général ont un peu tendance à réinventer la poudre à chaque reboot de l’univers plutôt que de faire des trucs novateurs (déjà perso je serai responsable chez DC de comment l’univers se développe, je tuerai Bruce Wayne une bonne fois pour toute. Pas temporairement pour n publications, définitivement définitivement. Ca serait un peu plus en ligne avec l’idée que Batman est plus grand qu’un seul homme, et ça permettrai d’explorer d’autres trucs intéressant que de nous rebooter sa première année en tant que Batman tous les 36 du mois. Mais bon.6)

Black Hammer, de Jeff Lemire

Un comic étrange, enfin surtout juste un premier tome pour le moment. Des super-héros sont coincés dans une petite ville de province dans ce qui a l’air d’être un univers de poche, avec des pouvoirs altérés. C’est assez crépusculaire, ça me rappelle une nouvelle que j’avais écrit à 16 ans (en toute modestie), et c’est intriguant pour la suite. On aussi des flashbacks sur les origines des différents héros qui dévient tous du cliché du héros, avec une forte inspiration de Watchmen.

Y, the last man

Série de comics par Brian K. Vaughan (scénario), et Pia Guerra (dessin), que j’ai relue à l’occasion de mon achat du neuvième et pénultième tome. Imagine un monde où tous les hommes sont morts soudainement pour une raison mystérieuse (tous sauf un). C’est intéressant comme pitch, et c’est souvent bien réalisé mais y’a des moments un peu randoms

Hellboy, de Mike Mignola

Prêtés en masse par un ami, j’avais un peu de mal au début (encore une histoire avec des nazis occultistes) mais on s’y fait à la longue, et c’est pas tant encore une histoire que l’histoire originelle. Le dessin de Mignola demande un temps d’adaptation mais une fois que l’on est dedans on apprécie grandement le côté minimaliste.