Abécédaire du Pays Basque insoumis. Un livre rédigé dans l’optique du contre G7 de 2019, pour expliquer les tenants et aboutissants de l’indépendantisme basque, dans ses différentes facettes. C’était assez intéressant, je me rends compte que je ne connais pas grand chose dessus, alors que j’habite assez proche du pays basque et que c’est des questions intéressantes. Ça parle aussi bien de la lutte armée de l’ETA que de la vie culturelle alternative. Ca reste assez court et le format de l’abécédaire fait que c’est des vignettes sur tel ou tel aspect, ça mériterait un format plus long comme sujet.
Le Travail m’a tué, d’Arnaud Delalande, Grégory Mardon et Hubert Prolongeau
Bande dessinée sur les nouvelles méthodes du management, basé sur la vague de suicides au travail chez Renault. La bande dessinée suit la vie d’un cadre issu d’un milieu modeste, dévoué à l’entreprise de voitures qui l’a embauché, mais qui va se retrouver complètement sous l’eau en raison du management par objectifs individualisés et des décisions qui privent son travail de sens en fragmentant l’organisation de l’entreprise.
Assez déprimant mais intéressant.
Portugal, de Cyril Pedrosa

Une bande-dessinée française de 2011.
Simon Muchat est prof de dessin et auteur de quelques livres. Il ne sait pas ce qu’il veut dans la vie et déprime lentement. A l’occasion d’un festival de dédicace, il passe quelques jours au Portugal, le pays d’où vient son grand-père, et où il a passé quelques vacances enfant sans jamais y retourner depuis.
Ce séjour lui donne soudainement envie de s’intéresser aux origines de sa famille, un sujet jamais abordé par son père, qui comme lui n’est pas un grand communicant.
Il renoue avec ses oncles et tantes maternelles à l’occasion du mariage d’une cousine, et découvre par bribes le passé de sa famille. Pas de révélations fracassantes, mais les anecdotes d’enfance d’une famille avec des racines dans un autre pays, le rapport entre les branches de la famille, la question à laquelle personne ne sait répondre de pourquoi son grand-père n’est jamais revenu au Portugal. C’est calme comme bande dessinée, on se laisse porter par l’histoire, les indécisions du héros, les caractères affirmés au contraire de son père et de ses oncles et tantes.
Je recommande fortement.
The ABC Murders, d’Alex Gabassi
Adaptation en mini-série du roman d’Agatha Christie du même nom, avec John Malkovich dans le rôle d’Hercule Poirot. Je n’ai pas lu le roman mais visiblement la série rajoute tout un contexte à l’enquête, que j’ai beaucoup aimé : Hercule Poirot n’est plus en activité, ses contacts dans la police ont pris leur retraite, et l’atmosphère au Royaume-Uni en cette année 33 est au fascisme montant, rendant le détective belge assez peu apprécié. Une seconde ligne narrative de la série tourne autour du passé d’Hercule Poirot : qui était-il avant d’arriver en Angleterre en tant que réfugié belge en 14-18 ? La résolution est intéressante, mais le traitement de cette ligne narrative est particulièrement poussif, avec les mêmes flashbacks d’Hercule répétés ad nauseam. Le tout dure trois heures, je recommande.
Bordeaux : musée de la douane
Un musée sur la douane, par la douane. J’étais un peu perplexe au début mais c’est fort sympa à visiter, en fait. Ça retrace l’histoire de la douane française à travers les âges.
Je vous épargne les photos d’uniformes qui rendaient mal à travers les vitrines, et de la grande affiche » Une déclaration inexacte peut vous exposer à de graves ennuis » qui était fort rigolote.

Douane : attention 
Calculomètre, pour calculer les droits de douane.


Bordeaux : CAPC (musée d’art contemporain)
Visite du musée d’art contemporain. On y allait spécifiquement pour l’ œuvre d’art sur le calendrier républicain, mais vu que c’était un billet unique pour tout le musée, on a tout visité.
L’ œuvre sur le calendrier républicain – par Ruth Ewan, une artiste écossaise – rassemblait dans une seule salle toutes les plantes, animaux, objets, minéraux qui ont donné leur nom à un jour du calendrier. C’était assez cool comme concept, en plus on y a gagné de très beaux calendriers républicains modernes avec une belle et sobre mise en page.



On a ensuite vu une expo sur l’architecture, dont je n’ai absolument pas retenu le propos pour me concentrer sur le côté esthétique des éléments exposés.



Et enfin une exposition sur l’ensemble de la carrière artistique de Takako Saito, un artiste japonais qui fait notamment des œuvres interactives/modulaires



Une œuvre indépendante des expositions :

Bordeaux : églises
Aperçu de quelques églises visitées à Bordeaux.









Neige : Origines et Neige : Fondations
Deux trios de BDs qui servent de prélude à Neige, une série plus ancienne. Suite à une catastrophe en terme d’ingénierie du climat, l’Europe est prise sous des neiges éternelles, et encerclée par un mur qui l’isole du reste du Monde. Un nouveau Moyen-Âge se met en place, pendant qu’une confrérie oeuvre dans l’ombre pour mettre fin à l’Hiver de l’Europe.
Bref, on s’en fiche un peu du scénario, honnêtement j’ai emprunté cette BD pour pouvoir regarder de jolies planches d’une Europe post-apocalyptique sur fonds enneigés. Et de ce point de vue là ça marche très bien, j’ai beaucoup aimé l’imagination graphique des auteurs.
Un putain de salopard tome 1, de Loisel et Pont
Premier tome d’une série de bandes dessinées. Dans le Brésil des années 70, trois françai.se.s débarquent : un homme à la recherche d’informations sur son père qu’il n’a jamais connu, qui a deux photos sépia comme seuls indices, et un couple d’infirmières qui viennent gérer un dispensaire et retrouver une amie sur place. Les françai.se.s sont optimistes et fleur bleue, mais le contexte autour d’elleux est bien moins joyeux : il y a du trafic d’humains, des règlements de comptes, des mines où les conditions de travail sont atroces… Très vite les héro.ïne.s se trouvent embringué.e.s dans les affaires locales bien plus qu’iels ne l’auraient voulu. Ce premier tome ne fait que planter le décor, mais il le fait fort bien, avec de belles cases, des personnages intéressants (sauf peut-être le mec du trio central).
Sans être renversant, c’est sympa à lire.
Bordeaux
Weekend à Bordeaux pour voir à quoi ça ressemble, au delà des trashages obligatoires des bordelais.e.s dès qu’on évoque la ville à qui que ce soit dans le Sud-Ouest.
Eh bien c’est fort joli, dans le genre architecture bourgeoise récemment rénovée. En tous cas ça l’est sous un soleil de plomb. Le samedi, ce fut arpentage de la ville et musées. Le dimanche, pour rester dans la thématique bourgeoisie, nous sommes allé.e.s au Cap Ferret (que je persiste à vouloir appeler le cap Ferrat, ça doit être la version dans un univers alternatif gauchiste), mais je n’ai pas pris de photos. L’océan était agréable, le soleil trop chaud, les gens surfriqués (ça je l’ai constaté quand j’ai dû retraverser les parties avec des gens pour aller prendre le bateau : « J’ai claqué 800e en boîte hier », une phrase que j’ai entendue prononcer avec un naturel désarmant).













