Film français paru en 2026. En 1985, Vincent a 13 ans. Il prépare sa barmitsva, traîne avec ses copains dans un vidéoclub, et tombe amoureux de sa camarade de classe avec qui il doit préparer un exposé. En parallèle, son père cache à ses enfants qu’il a perdu son emploi, sa mère passe une certification à l’utilisation de l’informatique et son frère revend des bootlegs de concerts de new wave.
C’était assez réussi. Il y a évidemment tout le côté « on replonge dans la France des années 80 » qui est assez réussi (mais qui devient la tarte à la crème de pas mal d’œuvres ces temps-ci), avec un léger point sur le fait qu’on est sur une famille (inspirée de celle des réalisateurs) de juifs séfarades qui viennent du Maroc et de l’Algérie (mais bon ça reste un peu en arrière plan, c’est pas un film ni sur la judéité ni sur l’immigration, tout le monde a un white passing). Les personnages sont tous bien réussis : le père notamment qui est à la fois touchant dans ses angoisses du chômage et son rapport à ses enfants et qui est un sacré idiot sexiste qui n’en fout pas une à la maison, le grand frère qui d’abord est en opposition frontale avec le héros avant de prendre plus une posture de mentor, le love interest qui veut faire chier les parents. Film très masculin par contre, vu que les deux seules femmes sont la mère et le love interest (en même temps, film sur un gamin de 13 ans dans les années 80, pas surprenant).
Très bonne bande son avec pas mal de morceaux « marqueurs de l’époques », complémentés de morceaux au piano de Gogo Penguin qui eux sont des années 2020.
Recommandé.