Archives de catégorie : Screens, thousands of them

Wayward Pines, saison 2.

Série de M. Night Shyamalan Les mêmes défauts et qualités que la saison 1 (que j’avais vu l’année d’avant d’un seul coup aussi en compagnie des mêmes individus). Une bonne partie des personnages sont totalement idiots, mais c’est relativement crédible in-universe. Je pense que le gavisionnage de la saison entière entre ami⋅e⋅s en une après-midi, tel qu’on l’a fait, est la façon optimale de regarder cette série. Mention spéciale au personnage d’Arlene, qui n’apporte strictement rien aux arcs narratifs mais est un des plus trippants de la saison. Bien joué aussi à l’idée « on tue un personnage qui apparaissait dans la saison 1 par épisode », ça rend assez bien pour clore les arcs de la saison 1 sans trop s’embêter.

The Silent Age

Un point-and-click qui suit les aventures de Joe, homme à tout faire d’une grosse entreprise qui se voit remettre une machine à voyager entre deux époques et la mission de sauver l’Humanité. J’ai bien aimé les graphismes et l’histoire, mais c’est très très linéaire et les énigmes sont quand même très faciles. Mais c’était un bon moment de jeu.

Films

Tom à la Ferme, de Xavier Dolan. Film assez noir et perturbant. A l’enterrement de son compagnon, un homme rencontre sa belle-famille, qui ignorait que le défunt n’était pas hétéro. Il tombe vite sous l’emprise de Francis, le frère violent de son ex-amant. La relation entre les deux hommes, mais plus généralement entre tous les personnages est bien malsaine. Mais le film est intéressant. Il met bien en scène la relation dysfonctionnelle entre Tom et Francis, et le syndrome de Stockholm qui se développe chez Tom.

A Series of Unfortunate Events, de Brad Silberling. Adaptation des trois premiers livres de la série éponyme. J’aime beaucoup l’esthétique gothique du film. Jim Carrey est très bon en Comte Olaf. C’est dommage qu’il n’y ait pas eu de suite.

Si tu tends l’oreille, de Yoshifumi Kondō. Film du studio Ghibli. J’ai bien aimé la première partie, le côté été qui s’étend, film coming of age, l’héroïne qui bouquine à la bibliothèque, écrit des chansons pour ses potes et se balade dans son quartier. Je suis moins fan de la seconde partie, l’histoire d’amour est un peu brusquée, tu sens que l’héroïne est pas très heureuse dans son marathon d’écriture.

Before Midnight de Richard Linklater. Troisième volet de la série des Before. On retrouve les deux mêmes personnages, très bien joué⋅e⋅s par Hawke et Delpy. Les personnages sont moins idiots, de par la majorité qu’ils ont gagné. J’ai trouvé le début et la fin de la dispute un peu forcés, et la dispute déséquilibrée : on est vachement davantage du côté du mec qui n’a pas l’air de monter en épingle tout ce qui dit l’autre et qui ne passe pas de leur couple à des grandes généralités en cinq secondes. Je l’ai largement préféré aux deux précédents.

Orphan Black, post agrégé

Série d’anticipation de la BBC America sur une femme qui découvre qu’elle est issue d’une expérimentation sur le clonage humain et qu’elle possède plusieurs clones. Tatiana Maslany, l’actrice qui interprète toutes les clones, est magistrale dans son jeu.

Saison 4
J’avais bien aimé le début de la saison, qui virait un peu plus dans le body horror que les saisons précédentes, mais on sent que le concept de la série s’essoufle. Je ne sais pas ce qu’ils pourraient faire pour la relancer mais ce serait cool qu’ils trouvent parce que c’est quand même une super série. Recommencer de zéro avec un autre groupe de clones peut-être ? Il y a quand même des trucs intéressant dans cette saison, notamment tous les flash-backs sur Beth (gros avantage d’avoir la même actrice pour faire des personnages mineurs et majeurs, aucun problème pour décider d’un coupe de développer les mineurs). Le dernier épisode est riche en rebondissements et rebat un peu toutes les cartes du coup je me demande si je ne vais pas quand même regarder la saison 5.

Agent Carter, saison 2

Saison 1 :
Un spin-off du film Captain America qui se concentre sur le personnage de Peggy Carter. Après la guerre, elle intègre les services spéciaux américains mais le machisme y règne et elle est considérée comme une secrétaire insubordonnée plutôt qu’une agente à part entière. Le côté rétro-SF est sympa, la mise en scène du sexisme intéressante (il y a plusieurs passages où un feuilleton radiophonique « Captain America » passe à la radio où Peggy est mise en scène comme une demoiselle éplorée (et qui je suppose colle pas mal aux comics Captain America qui sont sortis à cette période), avec Peggy exaspérée à chaque fois, c’est plutôt bien trouvé.

Saison 2 :
Un peu déçu par cette saison. Beaucoup de trous de scénario et des personnages très clichés.

Le Projet Inachevé, de Manolis Papadakis

Sur l’occupation de la place Syntagma à Athènes en 2011, pour protester contre le mémorandum de la Troïka.

Très intéressant, on voit les énormes similitudes dans l’organisation avec Nuit Debout (et c’est un peu pessimiste du coup vu que ça a été un échec). Le point de vue adopté par le documentaire est un peu paradoxal puisque c’est « les actions violentes et la multiplicité des pratiques ont desservi le mouvement » alors que l’occupation pacifique de la place se fait totalement défoncer par les CRS-like ultra-violents.

Ghost in the Shell, de Mamoru Oshii

J’ai beaucoup aimé l’ambiance. L’univers est très bien présenté, ça passe par plein de petits détails (et une séquence de deux minutes sans dialogue où on te montre juste des petites scènes de la vie dans l’univers, certes). Des questions philosophiques relatives à la technologie, un bel univers bien présenté et plein d’architecture cool, des combats épiques, tout ce qu’il faut.

La Tortue Rouge, de Michaël Dudok de Wit

Dessin animé sans paroles. C’était très joli et assez étrange. Un homme se retrouve naufragé sur une île. Une tortue rouge détruit les radeaux qu’il construit. Il tente de tuer la tortue, mais elle se transforme en femme… Difficile de décider de ce qui est une hallucination ou le monde réel dans le film. C’est très poétique, très joli. Je trouve que la femme/tortue n’as pas trop de motivation propre et semble un peu une <i>manic pixie turtle girl</i> mais j’ai bien aimé le film quand même. Les passage en nuance de gris durant les nuits étaient vachement cools.

Vincennes, l’université perdue, de Virginie Linhart

Un documentaire composé d’images d’archives et d’entretiens, sur l’Université de Vincennes, construite en trois mois après Mai 68 et détruite en trois jours après son évacuation. Une université ouverte à tou⋅te⋅s, avec une implication réelle des élèves dans les programmes, et une très forte politisation. Ça faisait assez rêver, malgré les problèmes de gestion et de drogue (après, le documentaire est très clairement en faveur de l’université).