Archives de catégorie : Screens, thousands of them

Wilde Life, par Pascalle Lepas

Un webcomic assez cool et fort bien dessiné. Recommandé par un ami suite à ma recommandation de Long Exposure. Ca parle de phénomènes fantastiques dans une petite ville, et d’amitiés improbables. L’univers est assez intéressant, faisant du neuf avec des tropes vieux comme le monde (sorcières, fantômes, loups-garous…).

Ça vaut le coup de lire les alt-texts des pages, où l’autrice commente les idioties de ses personnages et est hilarante en qq mots.

Kingdoms, de Raw Fury

Jeu vidéo de gestion de ressources en 2 dimensions et en pixel art. J’ai beaucoup aimé le design, mais moins le très faible contrôle qu’on a sur les péons. On a très souvent envie de leur filer des ordres fins parce que leur IA est pourrie, mais on peut pas. Bref, ça donne envie de jouer à AgeOf/Warcraft. Mais très joli design.

Dirk Gently

Saison 1 :
Série de la BBC America basée sur le personnage de Douglas Adams. 8 épisodes, bien réalisés. Ça m’a un peu fait penser à Utopia, y’a beaucoup d’éléments introduits qui ne sont pas dans les livres de Douglas Adams mais qui rendent bien.

Saison 2 :
Un peu moins réussie que la saison 1 (le scénario réussi moins bien l’énorme wtf qui converge soudainement, même si y’a quand même des trucs très imaginatifs et réussis).
Un truc qu’ils ont pas du tout exploité je trouve c’est le clash des systèmes de valeurs entre un univers réaliste et un univers type high fantasy. Mais plein de trucs cools néanmoins, notamment la shériff Tovetino, le design des chevaliers carrés, tout Blackwing…

There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson

Film de 2007 sur l’exploitation du pétrole aux États-Unis dans les débuts du XXe siècle, par des prospecteurs indépendants. Ça parle de pétrole, de famille, de religion. On suit notamment un prospecteur, Daniel Plainview, qui s’installe dans un village misérable de Californie pour exploiter un réservoir gigantesque de pétrole en rachetant les terres à bas prix et en prenant de vitesse les grosses compagnies. Il va se heurter au passage à un pasteur évangéliste qui veut que son église bénéficie des largesses du pétrole local.

Super film, pas très optimiste mais magnifique.

Victor/Victoria, de Blake Edwards

Film de 1982 adapté d’un film allemand de 1933. Le film se déroule dans le Paris de 1934. Une chanteuse classique désargentée rencontre un chanteur de cabaret gay et tout aussi désargenté, qui lui suggère de se faire passer pour un acteur masculin jouant des femmes sur scène. S’ensuive nombre quiproquos et troubles dans le genre, où Victoria revendique son droit à se faire passer pour un homme pour la liberté que ça lui procure, refusant d’abandonner son gagne-pain et sa liberté pour faire plaisir à son amoureux caricaturalement masculin.

Le film est progressiste, bienveillant avec ses personnages, drôle, très bien filmé, grosse recommandation.

The Swimmer, d’Eleanor et Frank Perry

Film de 1968. Un homme entre deux âges de la bourgeoisie américaine décide de rentrer chez lui depuis la maison d’amis à lui en passant par toutes les piscines des propriétés sur le chemin, appartenant aux gens de ses cercles sociaux. L’expérience commence bien pour lui-même si les gens sont perplexes devant son idée, mais graduellement, il devient clair que l’homme tente d’ignorer les événements récents malheureux de sa vie et de revivre une version idéalisée de son passé. Les gens lui sont de plus en plus ouvertement hostile plus il s’approche de chez lui, et son passé est peu à peu révélé, en contradiction avec la fable à laquelle il s’accroche et où il aurait toujours son statut de jeune bourgeois séducteur bien intégré dans la société.

J’ai bien aimé, mais la réalisation est datée, avec des cadrages assez baroques, des plans en surimpression les uns sur les autres et quelques longueurs

Lucky, de John Carroll Lynch

Un film avec des vieux qui trippent dans une petite ville paumée aux US. Franchement, c’est l’essence du film. On suit notamment Lucky, un vieux cowboy tranquille dans sa routine, et sa position nihiliste sur l’existence en phase avec l’acceptation de son grand âge. C’est un film où on se laisse porter par l’absence d’événement et où on regarde des personnages et on s’attache à elleux.

C’est assez cool d’avoir un film avec des acteurs vraiment vieux, ça change du jeunisme du cinéma plus mainstream.

Logan, de James Mangold

Un film dans l’univers des X-men, mais assez largement éloigné des autres instances de la série, et de façon fort positive. On est dans un proche futur, les mutants ont cessé d’apparaître, la plupart des anciens mutants sont morts, et ceux qui restent ne sont pas bien vaillants : le professeur Xavier souffre de crises épileptiques et Wolverine d’une intoxication permanente due au métal qui recouvre ses os… L’ambiance est un peu crépusculaire, et c’est là dedans que débarque une jeune mutante poursuivie par une entreprise maléfique et que Wolverine va devoir protéger malgré son envie de ne pas du tout être mêlé à tout ça…

Les personnages sont dans un sale état, la violence physique n’est pas esthétisée ni euphémisée, les personnages principaux sont mortels, ça part en road trip halluciné, j’ai beaucoup aimé, surtout en comparaison des films Wolverine précédent qui étaient des désastres sans nom…

Stranger Things, des frères Duffer

Une série qui se déroule dans une petite ville tranquille rurale américaine ou des événements mystérieux se déroulent, liés au laboratoire fédéral à la limite de la commune.

Deux saisons sont sorties, que j’ai regardées chacune au moment de sa parution, en compagnie d’OC. C’est sympa à regarder, l’esthétique est belle, la bande-son (aussi bien les morceaux instrumentaux originaux que la musique de l’époque) est super. Après l’histoire n’est pas ultra-originale. La seconde saison étend bien les thèmes développés dans la première et réussit à proposer une suite relativement cohérente, mais je suis dubitatif sur la possibilité de continuer comme ça encore longtemps. On sent des failles de scénario qui s’agrandissent, des personnages qui se comportent de façon stupide juste parce que ça permet de faire avancer l’histoire notamment.

Universal Paperclips, de Decision Problems

Un jeu en texte (plus une illustration minimaliste sur la fin) où l’on incarne une intelligence artificielle qui gère une production de trombones. Une seule instruction : augmenter la production. Ce que l’on va s’employer à faire, par tous les moyens possibles. Comme souvent dans les cliqueurs, y’a pas grand chose à faire per se (on peut tenter d’optimiser la stratégie prise pour finir le jeu plus rapidement, ou paramétrer un autocliqueur pour améliorer ses clics, mais ça va pas beaucoup plus loin), mais ce qui est intéressant c’est l’histoire. Ici, le fait que si l’on donne une unique instruction à une IA sans mettre des barrières éthiques, ça peut potentiellement assez mal tourner…