Sortez du boulot. Pédalez jusqu’à votre lieu de vie communautaire de prédilection.
Entrez au BdE. Empruntez une casserole et une cuillère avant de vous faire virer par le mec qui en part.
Récupérez vos trois bouteilles de vins et vos deux agrumes astucieusement achetés la veille.
Montez le tout dans une cuisine.
Constatez qu’il n’y a aucune épice en libre service.
Tombez sur la personne à qui vous avez transmis la clef de votre local favori deux jours avant. Empruntez-la lui.
Dans le local, récupérez du sucre, un couvercle pour la casserole et du poivre.
remontez le tout et rendez la clef. Constatez que vous n’avez pas pris de tire-bouchon et que le détenteur de la clef vient de se barrer.
Redescendez vos bouteilles au bar de l’école et faites les ouvrir sur place.
Mettez deux bouteilles sur trois dans la casserole (elle n’est pas assez grande), et commencez à chauffer.
Ajoutez du sucre et du poivre.
Constatez qu’il n’y a même pas un couteau pour ouvrir les agrumes en cuisine. Ralez d’abondance. Allez frapper chez un ami et empruntez-lui un couteau. Coupez, pressez et zestez les agrumes.
En rendant le couteau, spottez du piment. Empruntez-le aussi. Mettez en trop. Tentez de compenser au sucre. Remarquez quelqu’un en train de rentrer au BdE. Suivez-le, empruntez de la canelle et de quoi transvaser dans des bouteilles.
Transvasez le début. Mettez la dernière bouteille dans la casserole. Remettre du sucre et mettre de la cannelle.
Laissez cuire en nettoyant. Transvasez. Rangez tout en vrac parce que vous êtes en retard.
C’est prêt !
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Grenoble
Je suis en vadrouille à travers la France. Après trois jours à Lyon pour la fête des Lumières, je suis désormais à Grenoble. Les posts sur la fête des Lumières arriveront plus tard, vu que je n’ai pas les photos : j’ai emprunté des cartes SD (les cartes qui vont dans mon appareil photo) durant le weekend, pour ne m’apercevoir que dans le train pour Grenoble que j’en avais une sur moi depuis le début.
Or donc, Grenoble. C’est plein de montagnes, et le ciel est bas comme un couvercle. Par certains côtés (les nuages gris, les trucs en pierre grise recouverts de mousse), ça fait un peu penser à Édimbourg. Il y a aussi un petit côté architecture soviétique qui ne déparerait pas au Havre. Et certains monuments absurdes font vraiment uchroniques.










Carrières
Pour changer un peu de l’exploration urbaine, une exploration rurale ! Je suis parti avec un de mes cousins et deux amis à lui explorer d’anciennes carrières reconverties en champignonnières puis abandonnés en proche région parisienne. Départ à 8h45 après une nuit blanche, j’étais assez mort à la fin de l’exploration. La ville contenant les carrières est architecturalement hideuse, il faisait moche et boueux, nous sommes passé entre des tas de fumier et des décharges à ciel ouvert, tout avait l’air sinistré socialement, mais il y avait des coins jolis dans les carrières elles-mêmes.




Petite Ceinture
Promenade du samedi matin. Il faisait beau, on a croisé des gens qui tournaient un clip pour une chanson, on a marché trois heures durant.












Tréfonds 12
Système D et instantanés
Le chargeur de mon ordinateur m’a récemment lâché. À force d’être trimballé partout il a fini par se casser et les deux fils électriques sont rentrés en contact. J’ai donc coupé le câble et après une certaine période à faire rentrer les deux fils dénudés dans le port d’alimentation, j’ai fait une réparation plus propre.


Mon baladeur m’a lâché aussi et là mes réparations à la patafix n’ont rien pu y faire. J’ai par contre recousu les poches et doublures qui lâchait dans mon blouson.
Sinon récemment j’ai oublié d’emporter mon appareil photo quand je suis descendu dans les tréfonds de la ville, ce qui ne m’a pas aidé à alimenter ce blog. J’ai par contre vu un joli nouveau mural dans le XIIIe :

EDIT : réalisée par Vinie.

Julian, de Robert Charles Wilson
Extension par RCW de sa novella Julian, un conte de Noël. Le livre se passe au XXIIe siècle, dans une Amérique que la disparition de l’énergie bon marché a ramené au niveau technologique du XIXe siècle. Si l’Amérique décrite est intéressante (étendue à 60 États par la conquête du Canada, retournée à un système féodal tout en se réclamant des symboles d’une démocratie vidée de son sens), le côté hommage à Mark Twain et roman d’aventure d’un protagoniste campagnard à qui il arrive des aventures étonnantes est quand même agaçant par moment.
Lectures
Une nouvelle fournée de critiques littéraires, ce que j’ai lu depuis fin août.
Le Chemin des âmes de Joseph Boyden, raconte l’histoire d’un indien cree engagé dans les troupes canadiennes durant la première guerre mondiale. Revenu au Canada, il se rappelle les combats en flashbacks entremêlés avec les récits de la vie de sa tante. Bien écrit et prenant.
Petit éloge de l’anarchisme de John C. Scott. Texte sous forme de fragments, qui propose un regard anarchiste sur différentes facettes de la société. Les fragments sont d’intérêt inégal, mais le livre était globalement intéressant. Il y a pas mal de recoupements avec le point de vue communiste (logiquement), mais diverge sur la possibilité d’un gouvernement central de ne pas dégénérer en État plu ou moins policier.
Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde : sous Napoléon III, un noble fortuné inscrit à la Société de Géographie recueille un matelot français qui a vécu pendant 18 ans parmi une tribu aborigène. Le livre oscille entre les lettres d’Octave de Vallembrun au Président de la Société de Géographie et le récit de la vie du matelot Pelletier en Australie. Le livre parle de préjugés culturels et tacle joliment le mythe du Robinson.
Pour en finir avec Eddy Bellegueule, d’Édouard Louis. Chronique de la violence ordinaire dans les classes populaires. Édouard Louis raconte son enfance dans un village ouvrier du Nord. Le livre est court mais très percutant.
The Outsorcerer Apprentice, de Tom Holt. Dans un pays de conte de fées, une petite fille qui porte son repas à son père bûcheron dans la forêt s’interroge sur la viabilité d’un modèle économique où toutes les familles coupent du bois pour le vendre à une ville lointaine. Non loin, un chevalier se demande quelle taille fait le royaume si chaque tueur de dragons reçoit en partage la main de la fille du roi et la moitié du royaume. Surtout qu’il semble y avoir un nombre affreusement grand de dragons à tuer… Tom Holt fait se rencontrer avec succès les modèles économiques et les schémas narratifs des comptes de fées, avec comme résultat un roman vraiment plaisant à lire.
L’insurrection qui vient du Collectif Invisible. Présentation d’une pensée radicale d’extrême-gauche. C’est intéressant par moment, mais ça devient rapidement verbeux et il y a pas mal d’affirmation gratuites. Le tract Mise au point, par les mêmes, est plus intéressant à mon sens. Après je suis d’accord avec l’importance de mettre en place des Communes, une action locale et des réseaux de solidarité.
The Time Roads de Beth Bernobich
Le bouquin commençait bien, avec une uchronie originale (une Irlande impériale), mais ne sait pas trop où il va. Quatre histoires différentes, se passant dans des versions différents d’un univers, avec un concept de voyage dans le temps à peine exploité… C’est dommage.
Boneshaker et Clementine de Cherie Priest
Du bon gros steampunk. On a pêle-mêle des zombies, des dirigeables, des inventeurs fous, des corsets et des armes d’une puissance démentielles. Et le mélange fonctionne. Si la ligne narrative du gamin dans Boneshaker n’est pas toujours passionnante, les autres sont intéressantes, ça fait plaisir de voir des personnages féminins forts et capables et l’univers du Clockwork Century est intéressant à lire.





