Archives de catégorie : Screens, thousands of them

Jeux vidéos divers

J’ai acheté le bundle for racial equality, un paquet de ~1400 jeux vidéos, principalement des petits jeux indépendants. J’ai commencé à jouer à quelques uns de ceux qui tournent sur un OS linux. Dans le tas il y avait notamment A Short Hike qui était très bien.

Islands : Très court, 30 minutes. Le jeux montre des espaces liminaux (des fontaines de supermarché, des parkings). Il faut cliquer sur les parties lumineuses, l’espace déploie alors des mécanismes cachés et un peu surréalistes avant de revenir à la normale. C’est tout. C’est joli.

Democratic Socialism Simulator : Vous êtes le nouveau président des États-Unis, élu sur une base socialiste. Objectif : redonner le pouvoir au Peuple, idéalement en diminuant les émissions de gaz à effet de serre, et accessoirement réussir à finir deux mandats. Pour ça, on peut faire des choix binaires sur différentes questions politiques et ainsi influencer le budget et les choix des électeurs. C’est rigolo et engagé à la foi, ça rappelle Reigns dans la mécanique mais avec un contexte plus intéressant, je trouve.

Death and Taxes : Vous êtes la Mort. Chaque jour vous passez en revue des dossiers envoyés par le Destin, pour choisir quels humain.e.s faire mourir et lesquels laisser vivre, sachant qu’il y a un objectif de performance à atteindre. Le concept est sympa, mais le jeu est un peu trop lent et sans trop d’enjeux.

Fugue in Void : potentiellement je n’ai pas compris un truc, mais de ce que j’ai joué on peut juste avancer à travers des animations un peu abstraites en 3D. C’est pousser un peu loin à mon goût le concept de jeu expérimental.

A Short Hike, d’adamgryu

Jeu vidéo indépendant. On joue une fille en vacances sur une île/réserve naturelle avec sa tante. Le seul endroit qui a de la réception sur l’île est le sommet de la montagne, et c’est une randonnée familiale traditionnelle, on décide donc de la faire. Le jeu se présente comme un monde ouvert et sans conflit. Le but est d’arriver au sommet de la montagne, plusieurs chemins permettent d’y arriver mais dans tous les cas il est nécessaire de récolter des plumes d’or, un item qui permet d’augmenter son endurance en escalade. Les plumes sont trouvables dans la nature ou achetable à différents personnages ; globalement on peut interagir avec plein de NPC qui proposent des microquêtes ou des infos sur les mécaniques du jeu.

C’est court mais dense, et c’est très joli. J’ai beaucoup apprécié. On dirait un peu une version cartoon, condensée et apaisée de Breath of the Wild.

The Square, de Ruben Östlund

Palme d’Or 2017. Film suédois qui suit la vie personnelle et professionnelle du chargé de la communication d’un musée d’art contemporain. Le personnage principal est montré comme un connard fini, qui tente de passer pour un chic type. Quand il se fait voler son portable, il le localise dans un immeuble de banlieue et va mettre une lettre menaçante le réclamant dans la boîte aux lettres de chaque appartement de l’immeuble, ce qui n’est pas sans conséquences pour la centaine de personnes accusées à tort. On le voit abuser de son pouvoir dans diverses situations, tout en professant des valeurs humanistes de façade. En parallèle, les installations d’art contemporain du musée partent dans tous les sens : la campagne de communication sur la nouvelle acquisition du musée (qui donne son titre au film) est menée par deux pubards arrogants qui sortent de la merde en permanence et décident qu’il faut à tout prix choquer le public, la gestion au jour le jour du musée est calamiteuse, et le clou du spectacle est une performance lors d’un dîner de gala, très réussie d’un point de vue artistique mais avec zéro souci du bien-être des spectateurs, poussée jusqu’à ce que ça tourne mal.

Globalement c’est très bien filmé, le rythme est lent mais les scènes sont calculées pour, le film est beau. Niveau message/scénario par contre, c’est plus flou. Le film dénonce une certaine vacuité de l’art contemporain et des gens qui se prétendent sympa en étant des connards derrière. Ok, mais c’est pas le message le plus révolutionnaire au monde.

Intéressant mais pas démentiel.

How to steal a million, de William Wyler

Film de cambriolage de 1966, avec Audrey Hepburn et Peter O’Toole.
Audrey Hepburn joue la fille d’un faussaire d’art parisien. Mais par orgueil, celui-ci prête une statue contre-faite à un musée, qui pour pouvoir l’assurer dans le cadre de l’exposition, commandite une expertise qui révélera à coup sûr la contrefaçon. Il ne reste plus qu’une solution : voler la statue avant l’expertise. Hepburn s’associe donc avec un voleur qu’elle a surpris chez elle, afin de mener à bien le cambriolage.

C’est très bien fait. Le duo entre Hepburn et son partenaire masculin est très classique pour un film d’Hepburn, son personnage joue l’ingénue ; c’est parfois au premier degré parfois au second. Le rôle masculin est protecteur mais arrive aussi à se mettre dans la merde tout seul. Le personnage d’Hepburn ne fait pas grand chose dans le cambriolage lui-même, et un peu plus de consentement avant d’embrasser les gens n’aurait pas fait de mal, mais c’est l’époque qui veut ça.
Mention pour l’acteur qui joue le père faussaire, qui cabotine à mort et c’est fort drôle. Le scénario (et notamment le cambriolage) est assez réussi aussi, il reste simple et efficace.

Charade, de Stanley Donen

Film de 1963. Regina Lampert apprend en rentrant à Paris la mort de son mari, qui avait vendu auparavant tous leurs biens, accumulant la somme de 250 000 dollars, introuvables. Elle apprend que la fortune de son mari, qui avait toujours été élusifs sur son passé, provenait d’un chargement d’or qu’il aurait dû fournir à la Résistance Française durant la Guerre. Les 3 autres membres de son ancienne équipe qui avaient détourné l’or avec lui, veulent leur part, et le gouvernement Américain veut récupérer le tout. Personne ne sait où est l’argent, et rapidement les morts s’accumulent, sans qu’on sache qui est le responsable…

Les rôles principaux sont tenus par Hepburn et Grant, très bons comme toujours. Les dialogues sont très bien écrits, il y a un petit côté Tontons Flingueurs (d’ailleurs sorti la même année, imaginez le crossover !) dans l’équipe de gangsters avec des répliques qui font mouche dans tous les sens. Je recommande.

Run, de Vicky Jones

Série comico-romantique de 2020. 15 ans après leur séparation, Billy et Ruby décident de tout plaquer du jour au lendemain pour se retrouver et traverser ensemble les États-Unis en train. C’était leur promesse de jeunes adultes idéalistes, mais la réalisation 15 ans plus tard est plus compliquée, leurs deux vies ayant bien changé depuis.

J’ai beaucoup aimé le début. De façon générale c’est bien filmé et y’a plein de bons passages aussi bien en terme de comédie que de relations humaines. La fin de la saison est plus faible pour moi, dans le sens où il y a un événement majeur qui arrive, et qui devrait faire changer le ton de la série plus que ce qu’il ne le fait, là où il n’est traité que comme une péripétie de plus.

Knives Out, de Rian Johnson

Film de 2019. Un romancier à succès est retrouvé dans son bureau, la gorge tranchée, à l’issue d’une réunion de famille. Tout pointe vers un suicide, mais un détective – qui a été engagé par un client resté anonyme – soupçonne qu’il y a plus dans cette histoire que ce qui est visible au premier abord.

Le film est bien. De nombreux rebondissements mais qui restent crédibles dans le cadre de l’histoire. C’était intéressant de prendre le point de vue de Marta plutôt que celui du détective (qui est montré comme sympathique mais un peu inepte, pour la plupart les réponses lui tombent dessus, comme il l’admet lui-même). On voit comment elle est prise par les événements et les machinations de la familles de gens friqués et tous insupportables. Les différents membres de la famille sont d’ailleurs très réussis, dans le côté « riche palette de riches connards ».

Je recommande.

Steven Universe Future, de Rebecca Sugar

Une courte série en 20 épisodes qui vient à la suite de la beaucoup plus longue série Steven Universe. Il y avait eu un long métrage animé à la fin de la série, qui était assez décevant. Il fallait caser en 1h et quelque une histoire compréhensible par des novices de la série, ça s’était pas mal fait au détriment du développement des personnages, c’était assez décevant de finir SU là dessus après le joyau qu’avait été la série.

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Men in Black: International, de F. Gary Gray

Film de science fiction dans la licence Men In Black. C’était assez anecdotique. Dommage parce que l’introduction était bien, Tessa Thompson est super bien en surdouée obsédée par les Men In Black depuis une rencontre durant son enfance. Son infiltration dans les MIB est une bonne séquence Mais dès que l’histoire commence, tout s’affadit. On nous colle l’habituelle créature comic relief un peu relou, les rebondissement qui passent d’un lieu à l’autre sont pas passionnants. Le design des adversaires principaux est cool par contre.

Behold, a pale horse, de Fred Zinnemann

Film hollywoodien de 1964. Une partie de l’action du film se déroule à Pau et a été tourné sur place, à la base je l’ai regardé parce que j’étais curieux de voir à quoi ça ressemblait. Le film parle de Manue Artiguez, une figure fictive des franc-tireurs se battant contre le coup d’État franquiste lors de la guerre civile espagnole. 20 ans plus tard, Artiguez vit en exil à Pau. Le fils d’un opposant politique tué par la Garde Civile espagnole vient lui demander de revenir en Espagne tuer Vinolas, le capitaine de la Garde de San Martin. En parallèle, Vinolas apprend que la mère d’Artiguez, malade, vit ses derniers jours, et mets en place une souricière autour de l’hôpital pour tuer Artiguez quand il viendra la voir.

Le film est intéressant en ce qu’il montre des figures ambigües : Artiguez est vu comme un héros par les Républicains, mais on est 20 ans après ses exploits, il n’a plus cette image de lui-même. Le gamin intrépide ment pour essayer de forcer la main du héros. L’allié d’Artiguez est un ivrogne. Le prêtre est peut-être la figure la moins ambigue, mais Artiguez le considère longtemps comme un ennemi, l’Eglise étant du côté du franquisme. J’ai globalement bien aimé, par contre les rôles féminins sont ultra clichés et quasi inexistants, ça c’est un peu dommage (mais bon, 1964).