Archives de catégorie : Culture/Procrastination
Sherlock, S04E01, The Six Teachers
J’ai pas aimé. C’est lent, c’est mal filmé (toutes ces surimpressions, bon sang, on est dans les 80’s ou quoi ?), les énigmes sont prévisibles et sans trop d’intérêt, on a un bon cliché de Woman in the Fridge ainsi que de meuf qui est totalement downgradé par rapport à la puissance qu’elle devrait avoir, plus quelques clichés orientalistes pour la bonne mesure. C’est tous les tics d’écriture pourris de Moffat, sans les côtés intéressants. Donc je vais arrêter les frais là pour cette série et garder du temps pour regarder des trucs intéressants au moins par un aspect à la place.
Post agrégé : Snicket
J’ai rassemblé ici mes recensions des différents textes (j’ai laissé l’adaptation sérielle de côté) de – ou affiliés à l’œuvre de – Lemony Snicket, pour être plus cohérent. Voir aussi le post de MNL référencé dans le paragraphe suivant. Voir aussi : désespoir et littérature jeunesse.
Ouragan sur le lac, de Lemony Snicket. Troisième tome des désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Ça se lit plus vite que dans mes souvenirs d’enfance, mais c’est cool à lire. Toujours aussi peu joyeux par contre. MNL a raison, je ne sais pas comment Snicket a réussi à faire passer ça pour une série pour enfants.
The Vile Village, The Hostile Hospital et ainsi de suite jusqu’à The End, de Lemony Snicket. Je relis la série en VO. C’est bien plus sombre que dans mon souvenir et c’est vachement bien. J’ai relu jusqu’à The End (qu’il me semble ne jamais avoir lu enfant). Y’a des incohérences dans la description des conséquences du schisme (enfin on a l’impression que le côté lumineux pensait pas que leurs ennemis retiendrait la localisation de leurs bases et qu’ils ont rien prévu pour les protéger, c’est un peu absurde), mais globalement c’est vachement bien, notamment dans la vision nuancée du monde que ça file aux lecteurices.
All the Wrong Questions, de Lemony Snicket, commencé sur les conseils de M.N.L. Sympa, méta, plein plein de références à d’autres livres, do recommend.
[REDACTED], by M. Je ne peux pas vous dire grand chose sur cette œuvre, même pas son titre, sinon je serai obligé de vous tuer. Je peux vous dire que ça dérive de l’œuvre de Lemony Snicket, que ça a été écrit dans le cadre d’une série d’énigmes, de mystères et de dissimulations et que si vous cherchez un scénario manichéen, je vous conseille de chercher une autre fanfiction. Excellente lecture, difficilement séparable de son contexte et paratexte néanmoins. Si jamais vous en trouvez une version manuscrite annotée dans une bibliothèque désaffectée et à moitié ravagée par le feu, dans une boîte hermétique arborant discrètement la marque d’une organisation aussi légendaire qu’inconnue, je ne peux que vous recommander de lire quelque chose de plus recommandable et moins fouillis, le Da Vinci Code par exemple.
Mulholland Drive, de David Lynch
Seconde fois que je le vois. Y’a plein de trucs qui restent très peu clairs, mais je trouve qu’on l’appprécie davantage la seconde fois.
La Septième Fonction du Langage, de Laurent Binet
Un polar qui imagine que derrière la mort de Roland Barthes en 80 se cachait une conspiration. Un flic bien de droite et un prof de sémiologie de l’Université de Vincennes font équipe pour aller au fond de l’affaire, en rencontrant Todorov, BHL, Giscard, Genette, Foucault, Derrida et bien d’autres. C’est très rigolo, surtout quand on connaît un peu le milieu universitaire, le côté années 80 est très bien rendu, c’est méta, BHL et Sollers en prennent comme il se doit pour leur grade, bref, c’est merveilleux, et c’est par l’auteur qui a aussi écrit HHhH, que j’avais beaucoup aimé aussi.
La Loi de la Jungle, d’Antonin Peretjatko
Un stagiaire du Ministère de la Norme part en Guyane faire certifier un projet de piste de ski. C’est une comédie joyeusement absurde, avec beaucoup de non-sens. Il y a un petit côté L’Étreinte du Serpent dans le voyage halluciné dans la jungle avec les mêmes rencontres avec des communautés absurdes.
La Sociale, de Gilles Perret
Film sur la mise en place de la Sécurité Sociale par Ambroise Croizat et Jacques Laroque au sortir de la seconde guerre mondiale, et sur les attaques et remises en cause qu’elle a subi. Images d’archives, entretien avec des témoins de l’époque, des historiens et économistes actuels et des opposants à la Sécu, mais aucune entrée dans les mécanismes du fonctionnement lui-même. Personnellement j’ai bien aimé, mais on peut rester sur sa faim.
Classe ouvrière et Révolution, de F. Bon et M.-A. Burnier
Livre écrit en 71 autour des questions : le prolétariat est-il toujours une classe révolutionnaire ? Y a-t-il des classes révolutionnaires par nature ? En revenant au texte de Marx et en citant aussi Lénine et Jerry Rubin, les auteurs répondent par la négative aux deux questions : pour eux, le côté révolutionnaire d’une classe vient de sa position dans la société et de circonstances extérieures, pas simplement du fait d’être la classe opprimée dans une configuration donnée. Accessible et assez intéressant, je le trouve étonnamment d’actualité pour un livre écrit en 71.
Trouvé dans la rue.
Below Sea Level, de Gianfranco Rosi
Documentaire tourné en 2008 sur une communauté vivant dans le désert californien. Les habitants sont des SDFs qui ont choisi de vivre en marge de la société, trouvant que c’était plus facile de s’isoler que de subir les brimades permanentes des forces de l’ordre. La communauté vit sans eau, sans électricité et sans loi, personne ne venant les embêter. Les existences montrées dans le documentaires n’ont pas l’air facile au jour le jour ni de l’avoir été dans le passé, mais on voit qu’ils arrivent à trouver un équilibre entre elleux. On ne voit pas de disputes à l’écran, seulement des moments de partage, de troc ou d’isolement. On voit aussi que la communauté est mixte et avec au moins une personne trans, par contre on ne voit que des blanc⋅he⋅s à l’écran.
Le Problème à Trois Corps, de LIU Cixin
Je n’ai pas été totalement convaincu. L’univers imaginé est intéressant, mais y’a un peu un deus ex machina pour expliquer les mystères du début (même si c’en est un relativement bien pensé), et les relations des personnages paraissent très artificielles (syndrome classique du héros qui a une femme et un enfant avec lesquels il interagit une fois, avant de passer trois heures chez une grand-mère inconnue pour discuter avec elle à bâtons rompus), essentiellement là pour permettre de décrire l’astucieux univers inventé par l’auteur.