Archives de catégorie : Around the World

Week-end oisif

Ce week-end, glandouille à Pondy. Dimanche soir particulièrement satisfaisant, puisqu’il a consisté à regarder le soleil se coucher sur des palmiers tout en se baignant dans le Golfe du Bengale, avant de regarder Full Metal Jacket sur une terrasse dominant Pondy avec un vidéoprojecteur…

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PS : Si, je travaille aussi. Et peut être même qu’un jour entre deux posts sur mes WE, vous aurez le droit à un billet sur mon stage.

Weekend prolongé.

Vendredi soir, 16h30. Je coupe court à la réunion avec mon maître de stage (prévenu à l’avance) et empoigne mon sac d’un pas décidé (Cette métaphore n’est compréhensible qu’en 4 dimensions). Je retrouve Victor, Florence, Bastien Romain et Kristina devant l’IFP. Le boulot est fini pour la semaine, adventure time starting now.
Nous prenons un bus jusqu’à Trichy, où nous arrivons à 21h. Nous réservons deux chambres d’hôtel, nous allons manger un morceau et boire une bière avant de retourner nous effondrer sur nos lits.

Le lendemain matin, réveil à 7h, départ pour le Rock-Fort Temple (oui, la blague a déjà été faite) des chauves-souris, des escaliers pas droits, des brahmanes et un éléphant. On reprend le bus, arrivée à l’autre temple célèbre de Trichy, un temple tellement grand que c’est une mini-ville dans la ville. On évite les tentatives d’un autoproclamé guide de coopter notre groupe, visite tranquille mais parfois accélérée par le sol brûlant (pour rappel, on se déchausse avant de rentrer dans un temple hindou). Discussion avec Bastien à propos des Anonymous et de Lulzsec. Repas indien, un tchai, de la pastèque épicée (quand on vous dit que les indien-ne-s mettent des épices partout).
On rentre à l’hôtel, les autres font une sieste, je lis et finis un bouquin sur la mythologie hindoue. Kristina nous apprend le Dypak, un jeu de carte russe (Ça se prononce « dourak » et ça signifie idiot.) Après, nous reprenons le bus pour Tanjavor. Kristina me prête sa liseuse pour occuper le trajet en bus, en me recommandant un recueil de nouvelles de SF. Réservation d’hôtel, dîner, vodka.
Réveil à 7h une fois encore, visite du Big Temple de Tanjavor, un temple magnifique et différent des autres car construit en pierre ocre et non peint. Très aéré, très sympa, on y passe plus ou moins la matinée.



Nous visitons aussi un musée abritant des bronzes de divinités magnifiques, ainsi qu’un ancien clocher, visitable. Déjeuner, retour à l’hôtel. Bastien, Victor et Florence rentrent à Pondy, Romain, Kristina et moi restons pour une journée de plus. Courte sieste, puis nous partons en bus pour visiter un temple dans un village pas trop loin. Le temple en soi était joli mais sans plus, mais surtout nous assistons au bain d’un-e éléphant qui parait au 7ème ciel quand ille peut s’asperger d’eau tout-e seul-e avec sa trompe. Retour à Tanjavor, où nous essayons en vain de retourner voir le Big Temple au coucher du soleil. Sur le chemin du retour, nous croisons une fête foraine et nous décidons de faire un tour de drakkar (la même attraction qu’au Parc Astérix, pour les privilégié-e-s qui y sont allé-e-s). Le truc était rouillé, le moyeu central autour duquel nous tournions était faussé, le moteur pétaradait derrière… Bref, des normes de sécurité approximatives, dirons-nous. Pop-corn au curry, barbe à papa, puis retour à l’hôtel. en mangeant des tranches d’ananas.
Le lundi, visite d’un dernier temple sans trop d’intérêt, puis retour à Pondy en passant par l’ECR, la route côtière. Paysages magnifiques et ornières qui nous ont mis en apesanteur quelques fois.

Récupération du scooter, retour à la maison, douche et blackout.

Mamalapuram

C’était la destination du Dimanche, petite ville entre Chennai et Pondy, abritant les plus anciens temples d’Inde, dont certains ont été mis à jour par le tsunami de 2004. On s’est baigné-e-s, on a beaucoup bu, et on a énormément transpiré et brûlé, il faisait une chaleur de bête.

Sinon Samedi nous sommes allé-e-s à Auroville avec Audrey et Sam, qui y vivent. Nous sommes passé-e-s devant le Matri Mundir, on a vu des maisons perdues dans la forêt, des magasins de musique, des cafés… Comme une impression que le temps s’est arrêté durant le Summer of Love, là-bas…

Shelter from the storm

Jusqu’à ce midi, je n’avais vu que du beau temps à Pondy. Et là, ciel gris, fort vent, début de pluie…
La météo sur ActuPondy pour demain et après demain ? Chance of Storm. (La majuscule est d’origine.)

Save files online, scan papers, look for waterproof bag for hard drive. Brace yourself. A hard rain is gonna fall.

[EDIT : Finalement, grand beau temps ici. Fausse alerte.]

Sinon, ici personne ne comprend la culture internet (quand je dis Lurk Moar, on me demande combien d’années d’allemand j’ai fait). Je suis donc seul et désemparé, avec personne à qui montrer ce gif en criant « Your agument is invalid! ».

On Holi day!

Le huit mars, c’était peut-être la journée de la femme, mais dans un pays où le suicide rituel de l’épouse après la mort du mari est encore de mise, ça ne pèse pas bien lourd. Non, ici le huit mars c’était surtout Holi, une fête qui célèbre le retour du Printemps, et connue comme un moment de relâchement des normes sociales et surtout, comme le jour où les gens se balancent des pigments colorés à la figure. Pas de chance, Holi se célèbre dans le Nord de l’Inde, le Tamil Nadu c’est un État sérieux sans ce genre de conneries. Donc la célébration ici c’était des processions et des bains rituels dans la mer, un peu moins folichon.

Mais c’était sans compter sur la communauté festivo-expato-aurovilienne, qui n’allait pas laisser passer ainsi une occasion de faire la fête. Ainsi, après le boulot avec Vincent, Jimmy et Sofia (la copine de Vincent), nous sommes allé-e-s à Serenity Beach, pour une petite célébration de Holi. Bières et pigments, en compagnie d’AJ, de quelques Aurovillien-ne-s et de fêtard-e-s divers-es, bain dans l’océan (qui est bien plus calme sur cette plage que sur l’autre où j’étais allé), puis soirée vin/fromage chez Vincent, où John, barman d’un des rares bars pondichériens, nous a gratifié-e d’une interprétation magnifique de Folsom Prison Blues et El Carretero.

Dans les autres moments marquants de la semaine, il y a eu l’anniversaire de Cédric, le chef du département d’Écologie. Fête chez lui avec tenues indiennes de rigueur, concert de cithare, chutney de tomate…

Sinon, j’ai acheté des chemises indiennes, (comme des chemises normales mais achetée en Inde) et on a un nouveau stagiaire qui vient du département de Sciences Sociales et est l’archétype du hipster (il a une pipe à long tuyau et un fume-cigarette…)

Un WE ordinaire

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[EDIT : J’ai passé la nuit de Dimanche sur Mari0, un mashup de Portal et Super Mario Bros. Now I’m thinking with mushrooms.]

On a commencé tranquillement le vendredi soir par une pendaison de crémaillère chez nous. Un grand rassemblement IFP et assimilé-e-s.

Le samedi, réveil laborieux, on part à la plage vers 16h (j’ai dit laborieux). Une heure de plage, je me suis un peu baigné (en maillot long et chemise, les indien-ne-s sont très pudiques). Il y a un fort courant de fond qui tire vers le large, quasi-personne dans l’eau (peu d’indien-ne-s savent nager). Ensuite, petite virée dans la banlieue d’Auroville pour découvrir un spa tenu par des soixante-huitards assumés. Le truc est perdu dans la forêt au bout d’une piste de latérite, un vrai cliché, mais cependant magnifique.

Le soir, fête chez Romain et Julie (décidément… Le WE dernier aussi), pour inaugurer leur nouveau pendal (toit en branchage au dessus de la terrasse, le précédent avait été détruit par le cyclone de Janvier.

Le dimanche, réveil tardif aussi, balade dans le Sunday Market de Pondy, acquisition de tongs, d’un câble RCA/Jack, prise de photos et surtout découverte du Café des Arts, café tenu par des français-es avec du wifi et une bibliothèque en libre service. Je pense que j’ai trouvé où passer mon temps libre.

On va essayer d’être un peu plus activs*, peut-être sortir de Pondy le week-end prochain (j’ai probablement déjà dit ça le week-end dernier…)

*Ceci n’est pas une faute de frappe, c’est un néologisme qui se veut comme la forme neutre de active/actif.

You’re working here? Chilling, only.

[ici, de la musique sur un site disparu depuis]

Première vraie soirée hier. C’tait d’la balle ! Tout le groupe de l’IFP, Mathilde revenue de Bangalore avec sa maître de stage, de l’alcool comme s’il en pleuvait, de la bonne musique (Caravan Palace et les G-sides de Gorillaz disponibles !)
Rencontré deux-trois nouvelles personnes Ajaï, à qui cet article doit son titre, Enoch, un ami de Matthieu qu’il a rencontré en Éthiopie…
Bref, Pondy c’est vraiment trop « kool ». Oui, parce qu’en plus ici tout le monde utilise le mot kool, avec un « k » bien appuyé. Les salutations voir les conversations entières peuvent être « Kool ? Kool. Kool, dude. »

Si vous avez l’occasion de venir, saisissez-la. J’offre la moitié de mon lit deux places.

Temples & Mangroves

Un premier samedi bien rempli.
Hier, Mathieu et Audrey, deux post-docs du labo, nous avaient proposé, à Mathilde et moi ,de nous joindre à leur programme culturel du samedi. Nous avons accepté, et c’est ainsi que ce ce matin 7 heures, nous étions devant l’IFP, prêts à partir. Nous avons rejoint la gare de bus en scooter, et nous y avons été rejoint par Maïtri, une chercheuse de l’IFP en Sciences Sociales et Marie, une expat qui fait un stage en géographie à la fac de Pondichéry. Nous embarquons dans un bus, et c’est un contact intense avec l’Inde : musique à fond, conduite au milieu de la chaussée, bus bondé, pas de porte, arrêts brefs, les gens sautent en route. C’était assez génial.

Après deux heures de route, nous voilà à Chidambaram, où nous allons voir le temple de Shiva dansant, renommé et à la hauteur de sa réputation. Maïtri tente tant bien que mal de nous expliquer les bases du panthéon hindou, qui a l’air terriblement complexe.

Après un déjeuner sur place (manger du riz avec les doigts sur une feuille de bananier : check), nous repartons en bus vers la mangrove, où nous faisons un tour en barque de deux heures. Palétuviers crabes, tortues, oiseaux… Tout les clichés de carte postale sont présents. Petite sieste réparatrice au retour dans le bus, puis on abandonne le groupe pour retrouver Salima, Julien et Mathilde (une autre) pour un repas au Surguru hotel, puis un verre à l’Espace, un des rares bars de la ville.

Demain si tout se passe bien, concert de jazz !

Premier contact

[EDIT : Comme promis, les photos.]

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Beaucoup de choses à dire sur ce premier jour.

(Mon bureau est juste derrière la porte)Déjà, j’ai eu une vue claire de l’Institut. C’est grand, vieux, peint en jaune, clairement pas fait pour accueillir un labo à la base, et plein de plantes, de livres, de vues sur la mer et de post-docs détendus.
J’ai pris mon petit dej dans un hôtel quelques rues plus loin, et sur mon chemin, j’ai croisé un éléphant. Normal.
Pas des masses de boulot pour le moment, mon maitre de stage étant très pris. J’ai relu les papiers qu’il m’avait filé, commencé quelques démarches administratives et surtout, rencontré beaucoup de gens.
Dans les gens, il y a Mathilde, l’autre stagiaire déjà arrivé. Elle vient de l’Agro Montpellier, fait une année de césure et revient de 6 mois de stage à Bangkok en passant par l’Île Maurice. Elle va bosser sur l’influence humaine sur les paysages, et elle a un mois de terrain dans le Nord de l’Inde pour ça.
J’ai aussi rencontré Vincent, qui va superviser mon stage plus directement que le chef de Département. Il m’a conseillé de profité du répit actuel puisque « ça a l’air assez trapu ce qui t’attend ». Il a l’air très détendu, mais comme un peu tout le monde ici.
Ce qui me fait une magnifique transition avec le paragraphe sur l’ambiance générale. Qui est plutôt relaxé ; le labo mélange je dirais à 50% chercheurs indiens et français, on a deux pauses cafés/jour, avec un café dans l’Institut, où le chai est excellent (thé infusé dans du lait avec masse d’épices). La plupart des gens parlent français et la moyenne d’âge est basse.

Visiblement, y’a plein de trucs à faire et les gens sont motivés pour bouger un peu. On (=les anciens) nous (=Mathilde et moi) a conseillé de chercher un appart plus sympa que la guest house et de louer un scooter pour faciliter les déplacements dans Pondichéry (Maman, je sais que tu palis en lisant ça.)
Je suis sorti trop tard ce soir pour prendre des photos, mais demain vous y aurez droit.

La vue depuis ma chambre
Le jardin de l’institut
Carcasse de voiture