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The Bear, de Christopher Storer

Série télévisée dont la première saison est parue en 2022, 5 saisons en tout, les deux premières très très bonnes, la troisième simplement bonne. Sans trop en révéler, on suit les vies des personnes travaillant dans le restaurant The Original Beef of Chicagoland. C’est de la restauration rapide, mais le propriétaire-gérant a changé récemment, et vient du monde de la gastronomie, ce qui ne va pas aller sans un certain clash des cultures.

J’ai pendant longtemps fait l’impasse sur cette série, parce que je pensais que c’était une série qui parlait de bouffe, que ça m’évoquait essentiellement de la téléréalité comme Top Chef, et que c’est vraiment pas quelque chose qui m’intéresse (j’aime beaucoup la nourriture, mais ma relation à la nourriture implique de la manger, pas de la regarder à travers un écran). Laissez-moi donc dissiper ce malentendu si vous êtes dans le même cas de figure : ce n’est pas une série qui parle de bouffe. C’est une série qui parle de relations familiales, professionnelles et familialo-professionnelles. C’est une série qui parle de trauma, de vouloir exceller à quelque chose et des sacrifices que ça peut amener à faire. Ça parle de travailler dans un restaurant (duh), avec tout ce que ça implique de tâches qui ne sont pas juste de préparer de la nourriture, de la difficulté d’avoir un restaurant qui tient la route financièrement. Voilà pour les thèmes.

Pour la forme, c’est une série qui prend le temps de caractériser ses personnages et leurs relations. C’est aussi une série qui filme les personnages de très près (passion grain de la peau) et qui montre des personnages épuisés. C’est aussi une lettre d’amour à Chicago, avec une quantité de plans de coupe sur la ville incroyable (et comme tout se passe à Chicago, c’est pas pour situer l’action, c’est juste pour crier « Chicago »). C’est aussi une série avec une super bande-son (à forte composante rock des années 90), très très bien employée pour souligner la tension.

Si certains points de l’intrigue m’ont semblé un peu forcés/trop rapides (le plot-twist de la fin de la saison 1, le changement de posture de Richie après l’épisode Forks), globalement c’est quand même très bien écrit, avec des saisons 1 et 2 qui savent totalement où elles vont en termes d’arcs narratifs. Les épisodes Review et The Bear notamment sont très très réussis et la façon dont ils se répondent, ce qui a évolué ou non entre les deux est très bien exposé. En épisodes davantage one-shot, Fishes (qui sort du cadre du restaurant pour faire un flash-back sur un repas de Noël) et Forks (sur le passage de Richie dans un restaurant gastronomique) sont très réussis aussi. Le fait d’avoir toute une saison où le restaurant est en travaux est aussi assez magistral. La saison 3 perd la compacité d’écriture des deux premières, mais elle prend le temps de creuser les personnages.

Les persos sont tous très bien écrits, avec évidemment le trio de tête Carmy/Sidney/Richie et l’ambiguïté qu’ils ont tous les trois en tant que persos qu’on peut à la fois adorer ou détester – un peu moins Sidney qui est moins flawed que les deux autres, mais aussi les persos secondaires : Marcus, Tina, Ibraheim sont des personnages crédibles, même avec peu de temps d’écran, et dans la famille étendue Berzatto, tous les personnages sont très réussis, que ce soit les tragiques comme Donna ou Mikey ou les comiques comme la famille Fak ou l’oncle Jimmy.

EDIT 2025 : 4e saison

C’est chouette de retrouver ces personnages, mais la série n’a plus trop l’air de savoir où elle va. On a du lore en plus sur le passé de certains perso, c’est cool de voir Carmy évoluer un peu émotionnellement, mais globalement il ne se passe pas grand chose. Le subplot avec Ibraheim est je pense le plus intéressant en termes de développement de l’histoire, mais il est à peine esquissé dans cette saison. Pas très convaincu par le côté huis clos de l’épisode final, je trouve que ça ne marche pas comme façon d’exposer et résoudre le problème. Bref, un peu déçu, je pense qu’il faut une conclusion propre à cette série.

EDIT 2026 : 5e (et dernière) saison

Eh bien justement, dernière saison impeccable. Elle est découpée en 7+1 épisodes, les 7 premiers se déroulent sur une seule journée – du début de la journée à la fin du service, qui suit immédiatement le final de la saison précédente. Le dernier épisode est un coda. Pas de nouveaux personnages introduits (sauf un, relativement mineur et dont on ne saura pas grand chose, Cheese). On voit comment les relations entre les personnages connus ont évolué, là où ils en sont désormais. Toute l’exposition a été faite dans les saisons précédentes (notablement, beaucoup moins de plans de coupe sur Chicago pour laisser de la place à l’histoire), il ne reste plus qu’à dérouler les interactions entre les personnages. On voit la place qu’a pris Syd, l’héroïne secrète de la série depuis le début, ce que Carmy a réussi à lui transmettre et surtout ce qu’elle a réussi à construire en opposition au fonctionnement de Carmy. Comme toujours les épisodes qui se concentrent sur le coup de feu sont particulièrement réussi, ici Foccacia et Caramel. L’habillage musical de la série évolue aussi, pas de rock des années 90’s, on est sur une bande son instrumentale composée pour la saison. L’évolution des relations est notamment marquée par l’absence de New Noise comme chanson qui accompagne le coup de feu.

On est triste de laisser derrière soi les personnages, mais le final est réussi, on a vu leur évolution, l’arrêt de la série se fait à un moment logique (elle couvre toute la durée où Carm aura travaillé au restaurant). Grosse, grosse recommandation, vraiment une de mes séries préférées.

Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané

Film d’animation français paru en 2026. Lucien est un twink encore dans le placard, qui se consume de désir pour Jim Parfait, un influenceur et gym queen. Il décide de braver le couvre feu de sa mère (et accessoirement ministre de la Santé) pour aller à la BoyzNight, une grosse soirée gay. Il va rencontrer son idole et découvrir les subtilités de la communauté gay et de ses différentes factions. Mais le voyage initiatique de Lucien va être percuté par le démarrage d’une épidémie qui frappe la communauté gay : l’hétérose, une maladie qui transforme lentement mais sûrement les gays en hétéros, compréhension des règles du football incluse. Jim s’avère être contaminé. Déterminer à tout faire pour ne pas perdre son corps de rêve, il embarque Lucien avec lui pour retrouver la piste d’un mystérieux médecin qui détiendrait un vaccin à l’épidémie.

Grosse recommandation ! Le film est très coloré, bourré de références – aussi bien des trucs très grand public que des trucs plus niches de la commu, aussi bien des clins d’œil rigolo que des parallèles avec l’épidémie du sida, sa non-gestion par les autorités sanitaires et la toxicité qui peut régner dans les communautés. On voit venir de loin pas mal de point du scénario qui fait dans le hero’s journey classique, mais le point du film c’est pas l’originalité de la trame mais l’application de cette trame à ce sujet.
Excellente bande de son, superbe animation, recommandé si vous aimez les comédies musicales explicites et les orgasmes prostatiques qui mènent à l’illumination.

TR-49, du studio Inkle

jeu vidéo paru en 2026, par le même studio qu’Expelled! et Heaven’s Vault. Tout le jeu se passe en face d’une machine dérivée d’Enigma. Créée pour trouver des corrélations, ses créateurs l’ont nourrie de dizaines de textes, entré littéralement en détruisant des livres pour introduire page après page dans la machine. Chaque texte est muni d’un code de référence, la machine fonctionnant comme une archive (of its creators’ own). Il va falloir naviguer a l’aide de ces codes de référence, le seul input qu’on peut donner a la machine, en comprenant leurs conventions de création, pour réussir à dénicher de plus en plus de documents. Mais on ne voit jamais les documents eux même : juste le paratexte saisi lors de leur entrée dans la machine, ou ajouté a posteriori par les différents utilisateurs de la machine. Le principe est tout bête et fait très Immortality (mais avec des textes a la place des rushs), mais fonctionne très bien. Il y a par contre une espèce de concept métaphysique rajouté au milieu de l’histoire pour rajouter de l’enjeu, que je trouve assez peu convaincant et mal amené. Je pense qu’avec ce qui était posé comme idée sur la machine, il y avait moyen de faire quelque chose de plus trippant, à base de faussaire de livres (puisque la machine peut visiblement inférer des œuvres si on lui donne suffisamment de contexte), de plagiat par anticipation et d’enquête pour recréer les œuvres perdues de Judith Shakespeare.

Recommandé si vous aimez farfouiller dans des archives.

Squats et Pirates – Chroniques d’occupation à Barcelone et ailleurs, ouvrage collectif

Recueil de témoignages de personnes qui vivent dans des squats, une majorité à Barcelone, mais certains aussi en France, en Amérique latine… ça raconte plein d’histoires d’ouvertures de squats, de la vie de certains squats qui ont tenu plus ou moins longtemps, ce que ça a pu apporter aux personnes vivant dedans ou au contraire les difficultés que ça a pu causer de gérer le squat. C’est super intéressant d’avoir tous ces témoignages juxtaposés qui présentent différentes périodes, différentes zones géographiques ou le squat est plus ou moins bien accepté. Y’a des tons très variables entre le récit très factuel de comment certains ont réussi une ouverture plus ou moins technique, le récit plus dans le ressenti ou dans le bilan de la vie du squat.

Recommandé.

For All Mankind, de Ronald D. Moore et Ben Nedivi

Série télé uchronique. En 1969, l’URSS réussit le premier alunissage de l’Humanité, avant de surenchérir avec l’alunissage d’*une* cosmonaute. En réaction et sous pression de la Présidence, la NASA accélère fortement son programme spatial, décide de l’ouvrir aux astronautes femmes, et lance la construction d’une base permanente sur la Lune.

Saison 1 :

J’ai beaucoup aimé. On commence avec des astronautes (et leur entourage) qui sont des stéréotypes en carton-pâte, et la série les déconstruit progressivement pour en faire de vraies personnes avec des vies compliquées. Il y a une palanquée de problèmes techniques dans l’espace qui tiennent les spectateurices en haleine, et ce d’autant plus qu’en bonne série post-GoT, les scénaristes n’hésitent pas à tuer des personnages principaux (en terme de tension qui te tient rivé à ton siège, mention spéciale à l’épisode 9).

C’est fortement dans la même veine que The Calculating Stars, même si l’uchronie et la période temporelle sont un peu différentes, et c’est très cool de voir ce genre d’histoire sous la forme d’une série avec un bon budget pour les décors.

Saison 2 : (spoilers below)

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Le Marche-Lune, de Simon Spruyt

Bande dessinée française parue en 2026. Dans la Mésopotamie antique, une extraterrestre émissaire d’une civilisation galactique s’incarne sous la forme d’une prêtresse d’Ishtar pour observer les humain.es, et surtout pour retrouver son prédécesseur qui a rompu la clause de non-intervention, frustré par l’absence de développement de la civilisation humaine. Elle va interagir avec les humain.es de l’époque et l’IA qui la conseille.

J’ai bien aimé ! Dessin très beau, traitement réussi, histoire de SF « historique » qui fonctionne, avec une vibe « toute technologie suffisamment avancée… » qui sert surtout à montrer l’Antiquité (les observateurs n’étant pas censés interférer dans le développement des civilisations qu’iels croisent, il n’y a qu’un tout petit peu de SF qui apparait, en dehors du dialogue interne avec l’IA)

Recommandé !

The Boys, d’Eric Kripke

Adaptation en série du comics éponyme. J’avais un peu peur de ce qu’une adaptation donnerait, mais j’ai trouvé ça très réussi. Ils ont gardé l’univers tout en s’éloignant des lignes narratives exactes du comics, et ça rend plutôt bien.
Pour décrire succinctement l’univers, les super-héros existent, en Amérique. Ils sont tous gérés par une entreprise, Vought American, qui s’occupe de leur image, de les placer en tant que protecteurs de tel ou tel endroit, et de gérer tout le merchandising et les lucratifs produits dérivés autour d’elleux. Derrière l’image resplendissante, les super-héros sont très majoritairement immoraux, et Vought est prête à tout pour augmenter sa part de profit, notamment en persuadant le gouvernement d’intégrer des super-héros dans le dispositif militaire des États-Unis.

Le personnage d’Homelander (un équivalent amoral et surpatriotique de Superman) est particulièrement bien écrit.

Saison 2 :

La série continue à être fort bonne. La relation entre Ryan et Homelander est intéressante, l’évolution du personnage de Kimiko aussi. L’humanisation de Butcher est réussie, et j’aime beaucoup la force tranquille du personnage de MM. L’arc de l’instrumentalisation du coming out de Maeve par Vought est très réussi je trouve.

Sentiment mitigé sur le personnage de Stormfront : j’ai beaucoup aimé son début, mais la révélation de sa backstory est finalement un peu décevante : il aurait mieux valu selon moi qu’elle soit une version intégralement moderne de l’idéologie qu’elle porte, plutôt que d’avoir la facilité de dire « oh bah regardez avec qui elle fricotait, voilà une raison bien pratique de la considérer comme méchante ». De la même façon, je trouve Homelander plus intéressant quand il est une version non explicite des idéaux fascistes que quand il commence à littéralement sortir avec une fasciste qui reprend les discours de Goebbels. Le personnage de Stan Edgar par contre est parfait, ainsi que les trips de Hugh sur Billy Joel.

Et je suis perplexe sur la révélation finale : ça ne fait aucun sens que ce soit ce personnage qui ait ce pouvoir, l’utilisation du pouvoir qu’on voit durant toute la saison va totalement à l’encontre de son agenda affiché (ou alors, agent double placé par Vought ? Mais c’est un peu tiré par les cheveux comme histoire).

Saison 3 :

Un début un peu lent et du gore un peu gratuit, mais je suis content de ce qu’ils ont fait de la saison globalement. L’arc de Butcher et Hugh sous Temp-V est intéressant en terme de « tout pouvoir corrompt ». Le retour au status quo interne de l’équipe à la fin est un forcé, les évolutions radicale du côté de Vought sont plus intéressantes. L’arc du personnage de Kimiko est intéressant, Frenchie de moins en moins par contre. La trumpisation d’Homelander est réussie, l’agenda parallèle de l’agent dormant de Vought au gouvernement donne des pistes intéressantes pour une saison 4.

Saison finale (5) :

La fascisation super-héroïque des US est achevée. Les opposants sont emprisonnés dans des freedom camps l’exécutif est totalement inféodé à Homelander, dont la folie est de plus en plus visible, avec un récit messianique totalement assumé. Pour donner du poids aux enjeux de cette dernière saison, un McGuffin fait son apparition : une version du sérum V qui permettrait de rendre immortel Homelander. Les Boys et les sbires d’Homelander vont se précipiter pour essayer de retrouver les dernières fioles de ce sérum.
Narrativement c’était un peu confus, avec des enjeux qui apparaissent/disparaissent, une intensité de ces enjeux qui varie d’un épisode à l’autre. Pour autant le discours sur le fascisme et le messianisme reste pertinent même si parfois un peu noyé dans les différents fils narratifs. Le personnage d’Homelander reste le plus réussi de la série, celui de Butcher (et de tous les Boys tbh) tourne en rond. Le final est globalement exactement ce à quoi on s’attendait, pas de prise de risque.

En conclusion, série globalement réussie, avec un vrai fond politique, qui a quelques longueurs, mais probablement la série de super héros la plus intéressante.

La Colonie, d’Annika Norlin

Roman suédois paru en 2025. Suite à un burn-out, Emelie plaque tout pour aller vivre dans une tente dans la forêt. Elle découvre qu’une communauté de 7 personnes vie dans la forêt pas loin de sa tente, 7 personnes en marge du monde mais qui ont l’air parfaitement au calme dans leur existence alternative. On va suivre à la fois le rapprochement d’Emelie avec la communauté et l’histoire qui a mené cette communauté à se constituer.

J’ai bien aimé ! Y’avait des passages humoristiques inattendus, la dérive progressive de la collectivité est bien amenée (on aime bien tous les personnages et on voit les glissements progressifs sans qu’ils paraissent trop absurdes (sauf peut-être l’histoire de Zakaria), et le résultat final bien creepy (mais avec des côtés attirants quand même, surtout du point de vue d’Emelie qui voit bien la proximité entre les différents membres de la Colonie). Le personnage de Sara est particulièrement réussi.

Recommandé si vous voulez lire de la littérature suédoise.

Les Garçons sauvages, de Bertrand Mandico

TW violences sexuelles

Film français paru en 2017, libre adaptation d’un roman de Burroughs. Sur l’île Bourbon, 5 jeunes hommes de bonnes famille se livrent à toutes les frasques et notamment causent la mort de leur professeur de lettres. Leurs parents font alors appel au Capitaine, un marin qui professe avoir une méthode infaillible pour rendre plus dociles les garçons. Embarqués sur le bateau du Capitaine, les garçons vont voguer vers l’île aux Plaisirs…

J’ai bien aimé. C’était assez onirique, avec des passages en noir et blanc et des passages en couleur, et une photographie très spécifique, avec une La sexualité est omniprésente. Les garçons ont la vibe des droogies dans Orange mécanique. Leurs personnages réussissent à être bien caractérisés à la fois individuellement et en tant que groupe avec une dynamique spécifique. La scène de « l’orgie » sur la plage notamment est très bien rendue.

Recommandé, en gardant en tête les thématiques et le TW.

Mansfield Park, de Jane Austen

Cendrillon by any other name.

Roman anglais publié en 1814. À l’âge de 10 ans, Fanny Price est envoyée vivre sur la propriété de son oncle Sir Bertram. Elle va y faire l’apprentissage des us et coutumes de la petite noblesse anglaise, et grandir aux côtés de ses quatre cousins Tom, Edmund, Maria et Julia. Persuadée de leur être inférieure et largement encouragée dans cette croyance par sa tante Mr. Norris, Fanny va tomber amoureuse de son cousin Edmund, le seul a lui montrer un peu de considération. Mais il va lui tomber sous le charme de la soeur d’une voisine, Mary Crawford. Ce triangle amoureux et quelques autres vont se résoudre dans le milieu corsetée de la noblesse du début du XIXe siècle…

J’ai bien aimé ! La situation de Fanny est un peu caricaturale, laissée à elle-même dans une famille où la plupart des membres sont quand même assez idiots. Mais les portraits des personnages fonctionnent bien, mention spéciale à la tante Norris. Les relations familiales sont aussi bien mises en scène (you heard it here first, Jane Austen est douée pour écrire des relations familiales !), l’influence étouffante du pater familias qu’est Sir Bertram sur ses enfants est bien retranscrite, ainsi que l’isolement dans lequel se trouvent les femmes des deux générations.

L’arrière-plan du livre avec la fortune de Sir Bertram qui vient de ses possessions à Antigua m’a pas mal fait penser à Albion, quie j’ai lu récemment – et visiblement Mansfield Park a été une grosse source d’inspiration pour Anna Hope, donc c’est assez logique. Vous pouvez lire Albion comme la suite de l’histoire de la propriété de Mansfield 200 ans plus tard.

J’ai levé un sourcil sur le fait que le happy ending du livre ce soit d’épouser son cousin, mais bon je suppose que c’est normal pour la noblesse anglaise. Et Fanny est présentée généralement comme un personnage plutôt conservateur avec un grand sens de la morale bourgeoise.

Recommandé si vous aimez la comédie de mœurs anglaise.