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L’Apocalypse est notre chance, de Sylvie Coquart-Morel et Sophie Maurer

Feuilleton radiophonique de France Culture. Laura est doctorante en sociologie, approchant de la fin de sa thèse sur les institutions financières, quand elle découvre son directeur de thèse mort dans son bureau. Elle va découvrir peu à peu que son directeur était impliqué dans un groupe d’action radicale en rapport avec ses sujets de recherche, ce qui faisait de lui une personne d’intérêt pour les services de l’État. Laura va tenter de mener de front sa charge d’enseignement, le bouclage de sa thèse, et une enquête sur les activités de son directeur décédé.

Ça commençait bien, le milieu de l’université française était rendu de façon intéressante. La forme des épisodes étaient intéressante, avec les extraits du journal intime du directeur en fin d’épisode, qui rajoutait un point de vue différent et assez théorique. Mais l’histoire se délite peu à peu : les relations humaines deviennent moins crédibles, les gens font de la merde ou changent brutalement d’avis juste pour que l’histoire avance. C’est dommage parce qu’il y avait un gros potentiel, mais perdu en cours de route.

Projet Orloff, de Tanguy Blum, Antoine Piombino et Christian Brugerolle

Fiction radiophonique de France Culture. On suit une histoire au sein des services d’espionnage français au lendemain de la victoire de Mitterrand à la présidentielle, avec le contexte de la guerre froide et de l’intelligence économique et industrielle. C’était sympa, mais sans plus. Le feuilleton ne s’attarde pas sur ce qu’entraîne une présidence socialiste pour la politique fr à cette époque, il y a un personnage de journaliste à l’Humanité avec des origines kabyles mais sa ligne narrative se termine en eau de boudin.

Dans le même style, privilégiez 57, rue de Varenne.

57, rue de Varenne, de François Perrache

Une fiction radiophonique qui suit le quotidien de quatre Premiers Ministres français successifs, en 5 saisons de 5 épisodes. C’est de la politique fiction écrite par des gens qui ont été proches de la vraie politique, c’est fort bien fait, on retrouve de vraies répliques ou situations mais remixées. On se concentre sur les arrières cuisines et les zones d’ombre, on ne voit pas les acteurs de la série faire de la politique au sens noble, mais plutôt se livrer à des jeux d’influence et gérer des crises. Les trois premières saisons, sur Gerland puis Mercadal sont très réussies. À partir de la quatrième ça décline un peu ; le fait de mettre des gens plus naïfs sur le poste fait qu’ils sont beaucoup plus passifs. De plus l’intrigue de la saison 4 se concentre totalement sur la vie intime de la première ministre, là où c’était bien plus équilibré pour les précédents. Pour la 5 le personnage du nouveau premier ministre est très intéressant mais assez mal exploité : vu qu’il refuse de se salir les mains il n’est pas du tout dans la cuisine du parti et les renvois d’ascenseur, du coup il voit juste les autres les faire.

Je recommande fortement les premières saisons, ça m’a pas mal réconcilié avec les fictions radios.