Jeux vidéos

Mushroom11 : jeu de plateforme où on contrôle un champignon dont on peut détruire des cellules qui se régénèrent perpétuellement. Ça fait un mécanisme de déplacement et de résolution des énigmes original, et en plus les décors sont magnifiques (monde post-apocalyptique, on comprend pas tout à ce qui s’est passé mais ça à l’air grandiose et mystérieux). Bonne durée de jeu, fort sympa.

Minimétro : jeu de gestion de réseaux de transport dans différentes villes. Les stations apparaissent, avec différentes formes, et des passagers qui veulent se rendre à d’autres stations. Il faut créer des lignes pour permettre des déplacements efficace. On gagne des lignes, des locomotives, des wagons, des tunnels chaque semaine, et il y a de plus en plus de stations et de passagers, il faut tenir le plus longtemps possible sans que le temps d’attente à une station dépasse une certaine durée. Minimaliste dans la présentation, très simple à comprendre, super jeu.

The Swapper : Jeu de plate-forme/énigme dans un décor de SF : on est un astronaute dans un vaisseau spatial quasi abandonné, avec un swapper gun (bonjour Portal), qui permet de créer des clones de soi qui se déplacent exactement comme nous, et dans lesquels ont peut téléporter sa conscience. On peut collecter des logs sur son chemin pour apprendre ce qui s’est passé qui a conduit à la disparition de l’équipage du vaisseau. Très beaux visuels.

Invisible, Inc : (si vous vous demandez d’où vient cette frénésie de jeux vidéos, c’est la combinaisons du chômage et de l’achat pour 30$ d’un bundle qui contient une trentaine de jeux qui sont exactement du style que j’aime jouer et que mon ordi peut faire tourner. Life is good). Hors donc, Invisible, Inc est un jeu au tour par tour inspiré de XCOM mais axé sur l’infiltration plutôt que l’attaque frontale, avec des graphismes plus ludiques. Ça se passe dans un futur où les entreprises font la loi, on joue une agence d’espionnage qui attaque les corporations. C’est sympa, ça se joue bien, par contre après avoir fini la campagne en mode débutant, j’avais pas spécialement envie de la recommencer à l’identique avec juste une difficulté plus élevée.

Nuclear Throne : shoot-em up punitif en 8-bit se passant dans un désert post-apocalyptique. C’est tout con mais très dur et très prenant, avec des niveaux générés aléatoirement dont la difficulté peut grandement varier.

 

Pratchett’s

Divers romans de l’Univers du Disque-Monde que j’ai lu dans le désordre sur ma liseuse : 

Going Postal, de Terry Pratchett. Un escroc est forcé par le Praticien d’Ankh-Morkoph à reprendre en main le service postal décrépit de la ville. Il utilise toutes les techniques de son ancienne vie pour remettre sur pied l’institution à coup de bagout, malgré la concurrence acharnée du trust privé des communications par sémaphore. C’est bien écrit, de la bonne fantasy, et ça parle de manière assez transparente de l’intérêt d’avoir des services publics.

Making Money, de Terry Pratchett. La suite de Going Postal, que j’ai trouvé un peu moins réussi, parce que l’intrigue est plus confuse, on comprend pas trop où Pratchett veut en venir, les trucs arrivent un peu les uns après les autres sans enchaînements (enfin ça reste bien, c’est juste par comparaison au précédent).

The Truth, de Terry Pratchett. L’invention du journalisme dans l’univers du Disque-Monde. Très bon volume.

The Fifth Elephant, de Terry Pratchett. Ça parle de diplomatie, traditions religieuses, évolutions sociétales et coutumes étrangères. Excellent volume (bon, je crois que j’aime juste Pratchett en fait)

Moana

Créé par les studios Disney.

La princesse d’une île polynésienne part régler un ancien maléfice pour sauver son peuple. La formule Disney classique, bien animée, avec quelques blagues méta sur le fait d’avoir les clichés de ce genre de film mis en scène.C’est sympa, des personnages féminins forts, des mecs qui se comportent comme des connards patriarcaux (bon, et parfois on voit que c’est mal mais parfois c’est juste boys will be boys et les filles doivent les réconforter quand ils sont tristes). Des chansons entraînantes (mais assez peu, il y a des débuts de chansons qui sont juste parlées finalement). Dans l’esthétique ça m’a fait un peu penser à Zelda: The WindWaker.

Legationville, de China Miéville

Une planète aux confins du monde connu humain, où se trouve une race d’extraterrestres pour qui la langue ne peut que décrire le réel, le mensonge étant inconcevable. Des manœuvres politiques humaines vont venir créer le chaos dans la délégation humaine sur la planète. Comme toujours chez Miéville, bien écrit, ça parle de structures de pouvoir, de mondes étranges, quelques allusions à des récits maritimes transposés dans l’espace (assez clairement, le bouquin pourrait se passer à l’échelle d’une planète, avec des océans et des continents.)

Rogue One (A Star Wars Story)

Le préquel à Un Nouvel Espoir qui répond à la question cruciale : « Comment peut-il y avoir une faille de sécurité aussi béante dans l’Étoire Noire ? ». C’est joli, le cast est très divers, après c’est un gros film de guerre avec pas trop de questions sur la psychologie des personnages qui se lancent au combat la fleur au fusil pour peu qu’on leur sorte un discours suffisamment inspiré.

Hidden Figures, de Theodore Melfi

L’histoire de trois femmes noires employées par la NASA pour effectuer des calculs avant la mise en service du premier ordinateur, qui vont malgré le racisme omniprésent devenir trois actrices clefs du programme spatial américain. C’est un bon film, bien joué, qui expose clairement l’intérêt de l’intersectionnalité des luttes et met en lumière des personnes clefs du programme spatial qui ont été mises sous le tapis depuis parce que pas de la bonne couleur de peau ni du bon genre… Après il semblerait qu’il ait été whitewashé par rapport aux événements (notamment le personnage du superviseur qui met fin à la ségrégation des toilettes de la NASA, c’est faux, c’est une des femmes noires qui a pris sur elle de le faire.