Archives de catégorie : Screens, thousands of them

L’Heure de la Sortie, de Sébastien Marnier

Film français de 2018. Professeur remplaçant dans un collège privé, Pierre Hoffmann se retrouve confronté à une bande d’élève de troisième « précoces ». Toujours ultra sérieux, détachés des autres, soudés en un petit groupe, ils braquent le reste du collège mais sont encensés par l’équipe enseignante ravie de la réputation d’excellence qu’ils apportent au collège. Pierre se retrouve rapidement en conflit avec la bande qui refuse l’intervention des adultes quand l’un d’eux se fait frapper par un autre élève du lycée. Sur fond de canicule, la tension va grandissante alors que Pierre découvre des films enregistrés par la bande.

Continuer la lecture de L’Heure de la Sortie, de Sébastien Marnier

Inside, de Playdead

Jeux vidéo indépendant par les créateurs de Limbo.
Jeux de plate-forme avec des énigmes. C’est de la fausse 3D, très bien rendue du point de vue des placements de la caméra, au point qu’on dirait un film d’auteur.
C’est une ambiance dystopique un peu glauque mais c’est très beau. La fin est assez mystérieuse.

Ça se finit vite et le jeu n’est pas très compliqué, je recommande fortement.

Yesterday, de Danny Boyle

Jack Malik est un chanteur anglais qui fait les kermesses et les pubs. Il aime énormément la musique, mais seuls son amie et manageur et lui-même croient en son talent. Un jour, Jack réalise que personne sauf lui ne se rappelle des Beatles. Il décide alors de reprendre leurs chansons…
C’est divertissant mais pas incroyable, des reproches sur le personnage féminin principal qui est un cliché de Manic Pixie Fairy Girl (alors que les autres seconds rôles sont plutôt réussis, mention spéciale aux parents et à la manager).
Spoilers ci-dessous

Continuer la lecture de Yesterday, de Danny Boyle

Us, de Jordan Peele

Film d’horreur de 2019. J’avais beaucoup aimé Get Out, le premier film de Jordan Peele, j’ai été moins enthousiasmé par Us. Les acteurs sont très bons, la dynamique familiale est cool, avec une mère de famille déterminée, un père un peu pataud, mais personne de débile qui fait les erreurs habituelles des persos de films d’horreur. C’est bien filmé aussi, avec de jolis plans (l’escalator, la scène de danse/combat…).
Cependant, le scénario m’a laissé dubitatif. Ca n’a qu’assez peu de sens. Paraît que c’est métaphorique, mais je vois pas trop de quoi. La logistique de la vie quotidienne des Tethered me laisse perplexe (et encore plus la façon dont ils se sont procurés plusieurs millions de tenues rouges et paires de ciseaux). Le retournement de situation se voit venir à des kilomètres.
Bref, pas convaincu par le scénario.

La casa de papel, d’Álex Pina

Série espagnole en 2 saisons. Une équipe de braqueurs effectue une prise d’otage dans la Maison de la Monnaie espagnole, avec pour objectif d’imprimer près d’un milliard d’euros avant de s’échapper.
Ils ont un plan minutieux pour faire durer la prise d’otage le temps nécessaire, mais un plan qui va cependant rapidement être perturbé par les relations humaines entre les braqueurs, entre braqueurs et otages, et même entre braqueurs et policiers…

L’idée de départ est intéressante, y’a de bons passages, mais y’a aussi des facilités de scénario grosses comme une maison (« J’ai prévu un plan parfait, mais il implique qu’aucun d’entre vous n’ai une quelconque émotion le temps du braquage. What could possibly go wrong? »).
On s’attache aux personnages, qui sont bien joués, même si le scénario leur fait souvent faire n’imp.

Parasite, de Bong Joon-ho

Film coréen, palme d’Or à Cannes en 2019. La vie de deux familles coréennes, une de la classe supérieure, à qui tout sourit dans la vie, et une issue des classes travailleuses, survivant sur des petits boulots. Les riches sont beaux, méprisants et plein de violence de classe. Les pauvres sont roublards et pas mal des connards aussi. Peu à peu ils vont s’infiltrer dans la vie de la famille riche.

Spoils après le séparateur

Continuer la lecture de Parasite, de Bong Joon-ho

Iron Sky II : The Coming Race, de Timo Vuorensola

La suite d’Iron Sky, logiquement. Clairement plus de moyens que le premier, mais toujours autant de WTF. Suite aux événements du premier film, la surface de la Terre est dévastée. L’Humanité survit dans l’ancienne base nazie sur la Lune, qui se dégrade de jour en jour. Une mission de la dernière chance se monte pour aller récupérer sur Terre, ou plutôt dans la Terre, une source d’énergie qui permettrait de remettre en marche une navette et d’atteindre Mars. Mais récupérer cette source d’énergie ne sera pas de tout repos : la Terre Creuse est le foyer d’une race reptilienne extraterrestre qui contrôlait l’Humanité avant la destruction de la surface de la Terre… oh, et il y a des dinosaures aussi.

Le scénario est plein de trous, mais on regarde pas le film pour ça. On le regarde pour voir des Nazis montés sur des dinosaures, dans une base lunaire. Et pour toutes les idées WTF que le film place. Ça se regarde bien, j’aurai juste bien voulu qu’on se passe de la romance inutile de la toute fin du film.

Gentleman Jack, de Sally Wainwright

Série basée sur la vie d’Anne Lister, une propriétaire terrienne anglaise ayant vécu au XIXe siècle. Anne Lister est lesbienne et n’a pas peur de l’affirmer à une époque où le mariage hétérosexuel est la norme pour les femmes. De façon générale elle n’a pas peur de mener sa vie comme elle l’entend, de voyager seule, de gérer ses terres, de se former à la médecine, et de dire aux mecs d’aller se faire voir.
J’ai beaucoup aimé. Le personnage d’Anne est très intéressant, elle n’est pas présenté comme archétypalement bonne parce qu’elle est l’héroïne : c’est une propriétaire, elle est sans pitié avec ses gens, elle traite mal sa sœur qu’elle considère comme inintéressante, et en même temps elle se jette à corps perdu dans ses relations amoureuses.
C’est super bien joué, grosse recommandation.

Enslaved, Odyssey to the West, de Ninja Theory

Jeu vidéo dans un univers post-apocalyptique. Le ou la joueuse incarne Monkey, un homme capturé par des esclavagistes et qui profite du sabotage du vaisseau par une femme, Trip, pour s’évader en même temps qu’elle. Contraint d’assister Trip par la suite, il va l’aider à rejoindre son village natal puis à se venger des esclavagistes, en mettant en commun leurs facultés complémentaires le long du trajet.

L’univers est assez beau, notamment le New-York dévasté et recouvert de plantes du début. Les personnages sont un peu des clichés par contre (homme très musclé et bon en combat, femme toute frèle mais avec des capacités technologiques). Les phases de combats sont basiques mais satisfaisantes, un peu de platforming mais très guidé et quelques énigmes faciles. J’ai passé un bon moment devant, c’est pas le jeu de l’année non plus (notamment parce qu’il est sorti il y a 10 ans).

Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck

Film de super-héros de l’univers Marvel sorti en 2019. Vers est une soldate de l’armée Kree, une civilisation extraterrestre qui se bat contre les Skrulls, une autre civilisation extraterrestre. Elle se retrouve sur Terre et découvre que l’Histoire manichéenne qu’on lui a raconté sur la guerre qu’elle mène et ses propres origines ne sont peut-être pas aussi véridique que ce qu’elle pensait.

J’ai trouvé ça très classique. Un peu trop militariste à mon goût, y’a des soldats, des pilotes de chasse, des employés d’agences gouvernementales américaines secrètes. Une petite vibe Men In Black par moment, mais sinon c’est vachement Superman version Marvel. Ok c’est cool d’avoir des films avec des persos principaux féminins, mais moins de classicisme serait bien aussi.