Archives de catégorie : phylactères

Black Hammer, de Jeff Lemire

Un comic étrange, enfin surtout juste un premier tome pour le moment. Des super-héros sont coincés dans une petite ville de province dans ce qui a l’air d’être un univers de poche, avec des pouvoirs altérés. C’est assez crépusculaire, ça me rappelle une nouvelle que j’avais écrit à 16 ans (en toute modestie), et c’est intriguant pour la suite. On aussi des flashbacks sur les origines des différents héros qui dévient tous du cliché du héros, avec une forte inspiration de Watchmen.

Le Capital, version manga

Une forme plus légère à lire que le texte original de Marx.

Globalement je connaissais déjà pas mal des concepts exposés dedans. J’avais tenté de lire Le Capital à une époque mais c’est assez largement imbuvable, je dois dire. Le livre 1 tel que présenté dans cette version ne m’a pas apporté grand chose, le second était plus intéressant, mais je suis perplexe sur la notion que la plus-value ne peut venir que de la variable d’ajustement salaire. C’est peut-être juste une différence d’époque, mais pour moi si le travail est bien à l’origine de la création de valeur, ce travail peut être effectué par des machines (voire des robots), c’est bien toute la question de la robotisation actuelle de la société.

La présidente et Totalitaire, de François Durpaire et Fabrice Boudjellal

De la politique fiction imaginant l’arrivée du FN au pouvoir. Le premier tome est assez glaçant par la justesse des prédictions (plusieurs trucs, notamment l’application d’un État d’urgence permanent, ayant été faits sous le mandat de Hollande), la deuxième paraît plus irréaliste mais bon, j’aurais dit ça de la première il y a quelques années…

Il y a un troisième tome qui est sorti depuis (La Vague, je crois) qui parle des relations de la France de cet univers avec la Russie de Poutine et les USA de Trump. Pas encore lu.

Hellboy, de Mike Mignola

Prêtés en masse par un ami, j’avais un peu de mal au début (encore une histoire avec des nazis occultistes) mais on s’y fait à la longue, et c’est pas tant « encore une histoire » que « l’histoire qui a inspiré toutes les autres ». Le dessin de Mignola demande un temps d’adaptation mais une fois que l’on est dedans on apprécie grandement le côté minimaliste.