Archives par mot-clé : zombies

Death Becomes Her, de Robert Zemeckis

Film américain de 1992. Une actrice obsédée par l’apparence de la jeunesse boit une potion magique lui garantissant la jeunesse éternelle. Tuée par son mari peu après, elle devient une zombie, qui doit recourir à des produits industriels pour maintenir son apparence. Elle tente de manipuler son mari croque-mort pour qu’il s’en charge, mais elle finit par ne pouvoir s’appuyer que sur sa meilleure ennemie, dans la même situation qu’elle…

C’était inégal. Meryl Streep joue le rôle principal et le joue très bien. Le film part un peu dans toutes les directions, on est sur une dénonciation des injonctions permanentes à la beauté que subissent les femmes, mais pas toujours de façon très adroite. Y’a une séquence grossophobe complètement gratuite au début du film – et quand je dis complètement gratuite c’est qu’on peut juste la virer et le film reste totalement compréhensible.

Y’a une influence Rocky Horror Picture Show dans le manoir de la dispenseuse de la potion d’éternelle jeunesse avec ses serviteurs bodybuildés, un côté meurtre pasionnel à Mulholland Drive dans un bout du film – en fait on à pas mal l’impression de voir un patchwork de films, mais c’est peut-être volontaire de la part de Zemeckis.

Peninsula (반도), de Sang-Ho Yeon

Film de zombies, la suite de Dernier Train pour Busan. 4 ans après l’épidémie du premier film, la Corée a été coupée du reste du monde. Des réfugiés coréens à Hong Kong sont recrutés par un mafieux local pour aller chercher un camion plein de dollars abandonné près du port de Séoul.

Sur place, ils se rendent compte qu’il y a des survivants, une famille attachante avec des gamines qui font drifter une voiture dans Séoul, et une ancienne unité militaire dont les membres abandonnés sont devenus fous et organisent des combats entre des gens qu’ils enlèvent dans la rue et des zombies (le film n’a pas peur des clichés, vous l’aurez compris).

C’était moins bien que Dernier Train pour Busan, parce que c’était très classique comme film de zombies. Y’avait de jolis plans, quelques hommages, une course poursuite en voiture à la Mad Max, et une fin très prévisible. C’est un honnête film de zombies mais ça ne va pas au delà.

Dernier Train pour Busan (부산행)

Film coréen de 2016. Une épidémie de zombie se répand dans la péninsule coréenne. Un gestionnaire de fonds et sa fille sont dans un train roulant de Séoul à Busan. Avec une poignée d’autres passagers du train, ils doivent affronter les zombies dans le train et autour.

C’est cool de voir un film de zombies non-américain. Y’a la traditionnelle de combat dans un couloir qui est un passage obligé de tout film coréen (en même temps, dans un train, ce serait difficile de faire sans). C’est très bien réalisé, les zombies et les effets spéciaux sont bien faits, c’est un peu moralisateur mais les enjeux plus larges sont intéressants, y’a un petit côté défense du service public et du statut de cheminot avec le personnage du conducteur de train. Je recommande.

La Nuit a dévoré le monde, de Dominique Rocher

Un film de zombies se déroulant à Paris :) Un homme s’endort dans une chambre au cours d’une soirée. Le lendemain, il constate qu’il semble être la seule personne n’ayant pas été transformée en zombie dans tout Paris. Il organise sa survie dans un immeuble haussmannien.

J’ai beaucoup aimé. Le film se concentre sur comment le protagoniste gère sa vie dans cet environnement. Un film de zombies intimiste, en quelques sortes. Peu de scènes d’actions et de moment épique, on est plus dans le huis-clos et les clairs obscurs, l’organisation d’une vie en dehors de toute forme de sociabilisation. Quelques incohérences, mais peu, et en contrepartie des scènes très réussies, notamment la scène où il se débarasse des corps de ses ex-voisins.

Je recommande.

Affiche du film

Affiche du film

PariZ, de Rodolphe Casso

L’apocalypse zombie a déferlé sur le monde, et notamment sur Paris. Dans les sous-sols de la station Charles-de-Gaulle – Étoile, un trio de clochards y survivent tant bien que mal. Jusqu’à croiser la route de deux paramilitaires fanatiques, et qu’une alliance de circonstance se noue…

C’était assez cool à lire. C’est bien écrit (quelques coquilles dans l’epub cependant, et second défaut, zéro personnage féminin). C’est cool à lire quand on connaît un peu Paris, on se laisse bien prendre à l’histoire, du bon roman de zombies.

The Girl with all the Gifts

Film anglais réalisé par Colm McCarthy, depuis un roman de M.R. Carey.

Un film de zombies dont le personnage principale est une fille noire de 10 ans et zombie (et super bien jouée par Sennia Nanua). Ça a l’efficacité des films d’ambiance anglais, avec de bonnes questions posées et des décors très réussis. Quelques trous de scénario mais qu’on lui passe bien volontiers. Ça a un petit côté Je suis une légende (le livre) mais du point de vue des non-humains.