Eaux-chaudes

Randonnée du 8 mai avec un collègue. Randonnée courte, 3h en tout, avec l’exploration des deux grottes sur le parcours. La première est assez courte, un grand couloir avec une salle qui remonte en biais au bout. La seconde est plus vaste, en largeur, en hauteur de plafond une première partie plane, puis un coude à 90°, un chaos rocheux au sol, des restes d’aménagement de la grotte datant du Second Empire (Eaux-Chaudes était alors une station de cure thermale réputée). Au bout un peu d’escalade, et on arrive à la fin de la partie accessible sans matériel. Une corde permet de monter plus haut, mais sans casques et en tenue de rando, on a décidé de la jouer safe.

La rando elle-même est assez courte, un aller retour dans une forêt assez jolie. Ça vaudrait le coup de la faire dans le cadre d’un parcours plus long.

Randonnée dans la forêt.
Salamandre tachetée.
Salle en haut de la petite grotte
Belle colonne
Tuyau plein de concrétions
Colleague for scale
Reste d’aménagements en bois
Immeubles à Eaux-Chaudes
Eaux-Chaudes et montagne

The Wandering Earth, de Frant Gwo

La survie de l’Humanité sur Terre est en péril mortel. Un homme accepte de partir pour une mission spatiale de la dernière chance. Il laisse son fils et sa fille sur terre à la charge de son propre père. Sa femme est morte. Un de ses enfants lui en veux beaucoup d’être parti dans l’espace. Il espère pouvoir revenir même si ça prendra longtemps, mais il est possible que la survie de l’Humanité lui demande de faire le sacrifice ultime…
Eh non, ce n’est pas Interstellar. C’est un film chinois de 2019, adapté d’un roman. Le soleil va se transformer en nova pour des raisons de scénario, et l’Humanité s’unit derrière un but incroyablement ambitieux : bouger toute la Terre vers un autre système solaire, en lui mettant des petits réacteurs de propulsion. Pour réussir, le plan nécessite d’utiliser Jupiter comme fronde gravitationnelle, mais la trajectoire est serrée et la Terre risque d’être capturé par le puits de gravité de la géante gazeuse… Bon, et par ailleurs bouger la Terre dans l’espace implique de rendre la surface inhabitable le temps du voyage (températures glaciales dues à l’éloignement du Soleil). Les gens vivent dans des cités souterraines et toute l’économie est planifiée et collectivisée, le film est discrètement communiste.
Qu’est-ce que j’en ai pensé ? C’est un film à gros budget et grand spectacle. Les images sont belles, les personnages larger-than-life. C’est intéressant de voir ce genre de film qui ne soit pas une production hollywoodienne, mais après les personnages sont très clichés, les rôles féminins inintéressants. Ca se regarde bien, mais faut pas chercher de la profondeur.

Chemin de la Mature

Randonnée du premier mai avec deux collègues. On a pris le chemin de la Mature, une voie taillée à flanc de montagne qui servait sous Louis XIV au débardage des troncs qui servaient pour les chantiers navaux. Le chemin est assez impressionnant mais pas très long. On a fait l’ensemble de la randonnée, avec une boucle par le col d’Arras, en 3h. Très beau temps, et passage par le village voisin de Borce histoire de voir les sites s’il était joli. L’église est mignonne et récemment rénovée, la mairie est dans une ancienne maison fortifiée, par ailleurs c’est beau comme un village de montagne, mais avec rien de particulier qui dénote.

Paroi
Fort du portalet
Chemin de la Mature (colleagues for scale)
Arbre
Église de Borce
Vitral de l’église. C’était étonnant parce que y’avait une forte prédominance de la déco à base de saints saurochtones. On pourrait imaginer une histoire de dragons dans la région. Une vouivre qui bouchait la largeur du chemin de la Mature en se lovant contre la montagne ?

La Cendre et le Trognon, de Gwenaël Manac’h

Une bande dessinée métaphorique, mais on sait pas trop de quoi.
L’histoire entrecroisée de trois personnes, dans un monde où la vie des gens est un voyage en train, avec des voies qui se rejoignent et s’éloignent. De plus, chacun.e transporte un sac avec ses possessions, qui semble être un enjeu important : certains ont de gros sacs, d’autre de petits, certain.e.s refusent de rien avoir qui les retienne et se balade avec un sac ouvertement en train de brûler, d’autres transportent une caisse ouverte pour que tout le monde voit ce qu’il y a dedans.
J’ai bien aimé et c’est joliment dessiné, mais je sais pas trop s’il y avait un point à la BD ou si c’était juste histoire de raconter trois parcours.

Miscellanées phocéennes.

Métro, station Estrangin

Les dernières photos qu’il me restait et que je tenais à publier. Les dernières, à partir de la rue en pente, sont prises près du Cours Julien

Passerelle du MUCEM
Le MUCEM vu du port
Grand ensemble et église à la fois
Perspective
Gabian fâché
Bâtiment et street art
Bains de Barèges
Plongeur et tortue

Petit, d’Hubert Gatignol

Bande-dessinée française sur la chute d’une famille d’Ogres qui règnent sur un royaume d’humain.e.s. Considérées comme des Dieux (la série de BDs s’appelle « les Ogre-Dieux »), ils vivent dans un palais gigantesque et se nourrissent d’humain.e.s qui sont aussi leurs serviteurices. Déclinant à cause de la consanguinité (originellement humains, iels sont devenus au fil des générations trop grand pour pouvoir se reproduire avec eux), la naissance d’un enfant de taille humaine est considérée comme une bénédiction par sa mère, mais le reste de la famille le considère comme un avorton qui devrait être mangé. Élevé en secret, Petit va précipiter la chute de la famille…

J’ai bien aimé, le style graphique en noir et blanc s’accorde bien avec l’univers de famille régnante en déclin, avec un palais à moitié en ruine. Des meufs à poil de façon un peu gratuite par contre.

Abri souterrain.

Un abri découvert par hasard en passant la tête dans un trou dans un mur. On s’est fait une petite exploration impromptue. Je ne suis pas extrêmement satisfait des photos, j’aurai dû prendre le temps de poser davantage l’appareil, mais le lieu était cool à explorer. Pas très grand mais sur plusieurs niveaux. Deux autres accès bouchés en plus de celui que nous avons emprunté.

Deux étages avec balustrade, idéal pour une pièce à vivre chaleureuse
Couloir
Porte et caverne
Belle hauteur sous plafond
Depuis la mezzanine
Escalier sous les gravats. En haut, un puits bouché.

Too Like the Lightning, d’Ada Palmer

En 2454, la société a radicalement changé : plus de nations, plus de religions. Les Humain.e.s se regroupent en ba’sh, des familles affinitaires similaires à des colocations intergénérationnelles. De plus, à leur majorité, les Humain.e.s choisissent à quelle Hive iels vont se rattacher : le système philosophique et légal, et le gouvernement auquel iels décident de souscrire. De cette société, Mycroft Canner va nous narrer la fin : il a découvert un enfant capable d’exécuter des miracles, remettant en cause les fondements métaphysiques de l’Humanité…
J’ai été un peu déçu. La prémice est alléchante, avec une société très intéressante et minutieusement construite. Le choix d’une narration qui brise le quatrième mur et qui nous laisse dans le noir sur la société pour la révéler progressivement, le jeu sur le genre des personnages, les références au XVIIIe siècle, tout cela était fort intéressant. Mais les personnages ne sont malheureusement pas très crédible, je trouve : iels sont tou.te.s surpuissant.e.s, soit les dirigeants mondiaux qui se connaissent tous entre eux, soit dépositaires de mystérieuses capacités qui leur permettent de se trouver au delà du commun des mortel.le.s. Du coup c’est trop un roman centré sur un petit cercle de personnages qui à 10 peuvent faire basculer le destin du monde sans trop d’opposition et qui ont des agendas secrets pour le plaisir de pouvoir les mettre en lumière au milieu du récit.