Turin : ciel et terre

Deux musées à Turin. La Mole Antonelliana, prévue pour être une synagogue à sa construction, qui ne le sera jamais et transformé en musée du cinéma. Le lieu est beau (avec une salle monumentale impressionnante), l’expo sur les techniques qui ont précédé le cinéma intéressante et complète. Une expo temporaire sur cinéma et musique bien complète aussi. L’exposition sur l’élaboration d’un film par contre était assez succincte, dommage. À la base de la flèche, un belvédère qui permet d’avoir une vue sur la ville, dont on a bénéficié sur la fin de journée.

Mole Antonelliana 1
Mole Antonelliana 2
Vue sur Turin et ses alentours, 1
Vue sur Turin et ses alentours, 2
Vue sur Turin et ses alentours, 3
Vue sur Turin et ses alentours, 4

Autre musée, autre ambiance : le musée Pietro Micca célèbre le héros local éponyme, qui lors de la guerre de Succession d’Espagne (début du XVIIIe siècle) a empêché les troupes françaises de pénétrer dans la cité par les tunnels qui servaient à la guerre de sape.
Le musée présente les enjeux de la guerre, les enjeux locaux du siège de Turin, les techniques de la guerre de l’époque, et notamment tout le système de mines et contre-mines, avec des creusement de galeries dans tous les sens pour placer des bombes sous les remparts, les machines de siège, ou intercepter les tunnels adverses. Et à la fin de la visite, on fait un tour dans les tunnels.

Détail d’une arme à feu du XVIIIe siècle
Tunnels sous Turin 1
Tunnels sous Turin 2
Tunnels sous Turin 3

Eglises de Turin

Une semaine à Turin avec OC. Des piadina, des églises, beaucoup de marche, des musées, des vues sur la ville, le Po, les Alpes, de l’italien 101.

Vierge aux épées (not really)
Eglise, intérieur 3
Eglise, intérieur 2
Eglise, intérieur 1
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste et beffroi
Intérieur de l’église Corpus Domini
Coupole de l’église Saint-Laurent
Coupole de l’église Corpus Domini

Tremplin

Exploration avec OC de l’ancien tremplin de saut à ski construit pour les JO d’hiver de 1968.

Vue depuis l’escalier menant au tremplin
Profil du tremplin sur fond de ciel gris
Détail du tremplin
Tremplin et vue
Détail du tremplin
Béton érodé 1
Cage d’escalier
Machinerie de l’ascenseur
Escaliers
Béton érodé 2
Intérieur
Fleur de dystopie
Tag sur les gradins des spectateurs
Tag
Intérieur et clair obscur
Profil
Une entrée
Vue sur Belledonne

Gun Machine, de Warren Ellis

Un roman policier se déroulant à NY. En répondant à un appel, un détective voit son partenaire tué et découvre un appartement rempli d’armes à feu. S’ensuit une enquête pour découvrir d’où viennent les armes, les premiers résultats ramenant beaucoup plus de questions que de réponses.

C’est un roman policier moderne relativement classique. J’ai bien aimé l’écriture et les personnages, ça se lit bien et c’est bien executé, après c’est pas un roman qui apporte quelque chose d’inédit pour autant.

Pax Germanica, de Nicolas Le Breton

Uchronie steampunk en deux tomes. Sous le règne de Napoléon III, les prototypes d’aérostat d’Henri Giffard sont soutenus par le pouvoir. La technologie se développe et prend de l’ampleur dans l’ensemble de l’Occident et même au-delà, bouleversant le développement technique et notamment des transports.
Dans cet univers, l’histoire commence en 1912. L’introduction d’éléments surnaturels permettant à la fois de réanimer des cadavres et d’alimenter des dirigeables avec une puissance supérieure à tout ce qui était possible jusqu’alors pousse l’ancien préfet de Paris Louis Lépine à se lancer dans une aventure rocambolesque autour du monde…

Globalement, j’ai bien aimé l’univers technologique du livre. Le côté « Empire coloniaux sous stéroïde steampunk » donne un univers intéressant, des extraits de divers documents en début de chapitre permettent d’avoir une vue plus large du monde (c’est un procédé que je trouve toujours intéressant dans les uchronies) et l’auteur trippe avec et décrit bien tous les différents aérostats qu’il met en scène et le monde qui en découle, avec des classes supérieures qui ne se déplacent que par les airs, un abandon des bateaux, des enjeux politiques de contrôle des sources d’énergie et des gaz de remplissage des ballons…
Mais par contre le premier tome se concentre sur une intrigue surnaturelle qui m’a laissé un peu froid : énergie mystique, cité de Shangri-La, exotisme un peu de pacotille avec l’Himalaya… et les enjeux géopolitiques sont un peu simplistes avec une gentille France universaliste qui rassemble des savants dans une société futuriste et une Allemagne très méchante et belliciste, appuyée sur une société de Thulé qui exploite à fond les Arts Occultes… Ça se lit bien, hein, mais c’est quand même assez réducteur. Les personnages principaux sont intéressants, même si le héros principal, Louis Lépine, est un peu trop gimmickesque (mais les personnages autour de lui sont intéressants et variés, les méchants par contre sont assez unidimensionnels).
Le début du deuxième tome par contre est beaucoup mieux : on a lâché l’histoire un peu brouillonne du premier pour se concentrer beaucoup plus sur le côté uchronique intéressant ; suite aux événements du premier tome, la Triplice a gagné la Première Guerre Mondiale et dispose d’une supériorité technologique incontestable. L’aérostatisme a été décrétée réservée à la noblesse, un roi de France fantoche a été rétabli, républicains et bonapartistes forment une alliance malaisée pour se lancer dans la Résistance. La Révolution Russe a échoué au profit des Romanovs, les communistes sont donc aussi dans la Résistance à l’échelle mondiale, qui s’appuie notamment beaucoup sur les colonies des anciennes métropoles vassalisées… Mais l’auteur en revient à son surnaturel à la moitié du tome, et nous rajoute une intrigue amoureuse et sexuelle dont on n’a pas grand chose à faire.

Bref, l’uchronie, les intrigues géopolitiques, le monde et ses descriptions sont sympa, le surnaturel et l’histoire proprement dite étaient un peu relous. C’est le genre de livre où je vois assez nettement ce que j’aurais modifié pour en faire un livre vraiment très sympa, du coup c’est un peu frustrant de voir qu’il ne réalise pas son plein potentiel.

Boulots de merde !, d’Olivier Cyran et Julien Brygo

La thèse du livre est une extension du concept de bullshit jobs de David Graeber. Pour les auteurs, d’une part Graeber se focalise trop sur la catégorie des emplois de bureau, et d’autre part, à l’importation de sa pensée en France, ce qui a été mis en avant c’est le côté « boulot vide de sens au quotidien dans lequel son porteur se fait chier ». Du coup on parle d’employé.e.s de bureau avec rien à faire de leurs journées : certes c’est triste pour elleux, mais s’els le font avec un salaire décent et dans des conditions qui n’attente pas à leur santé, y’a pire, c’est limite un problème de riches. Boulots de merde ! recentre donc la réflexion sur deux points différents : les boulots merdiques à vivre parce qu’ils se font dans des conditions atroces (femmes de ménage, hotesse d’accueil…) et les boulots avec une utilité sociale nulle voire négative (expert en optimisation fiscale), voire les deux (sous-traitants privés chargés de chasser les migrants à la frontière franco-anglaise). Ils détaillent le précariat, les joies de l’auto-entreprenariat, la dégradation des conditions via les sous-traitances en cascade, le délabrement progressif de certains secteurs (les postiers notamment) avec l’imposition du lean management.

Les témoignages sont intéressants et globalement je suis content d’avoir lu le livre, mais une approche un peu plus sociologique aurait été bienvenue. Et je suis pas ultra fan du style d’écriture des auteurs, mais ça c’est assez disjoint du propos.

Three Moments of an Explosion, de China Miéville

Recueil de nouvelles de China Miéville. Toutes sont plaisantes à lire, mais elles ne sont pas toutes aussi percutantes (y’en a dans lesquelles il ne se passe pas grand chose). J’ai beaucoup aimé The Dowager of bees (les possibilités de fanfictions sont infinies !), Design et Polynia, ainsi que plusieurs autres dont je n’ai pas retenu le titre. Globalement j’aime toujours autant les œuvres de Miéville.

Oloron Sainte-Marie

Sur le chemin du retour de Lescun, pause à Oloron pour visiter le centre ville.

Trilogie Les Mystères de Larispem, de Lucie Pierrat-Pajot

Tome III : L’Élixir Ultime
La conclusion de la série. Assez classique dans son déroulement, pas de grandes révélations dans ce tome mais une conclusion satisfaisante à l’histoire. J’ai apprécié que globalement les personnages soient nuancés : on a assez peu de méchants très méchants pour le plaisir de la méchanceté, on comprend les motivations des uns et des autres. Du point de vue géopolitique, les questions intéressantes soulevées par le tome II sont par contre malheureusement mises de côté.
Une bonne trilogie dans l’ensemble, une excellente oeuvre de littérature jeunesse.

Tome II : Les Jeux du Siècle
Je l’ai préféré au tome I : j’étais davantage dans l’histoire, il y’avait moins d’exposition, les personnages interagissent beaucoup plus et du coup leurs différents points de vue sont plus que des histoires parallèles… Bref c’était très bien, y’a notamment une légère intrigue politique qui est plutôt intéressante, avec la question de la survie possible d’une Cité-Etat en environnement hostile, du risque de recréer une nouvelle classe dominante…

Petit bémol sur une révélation sur la fin du roman qui est un peu cheap (à la Star Wars, tous les personnages important ont des liens familiaux). Globalement j’ai hâte de lire le III.

Tome I : Le Sang n’oublie jamais
Premier tome d’une série jeunesse qui se passe dans une uchronie steampunk où la Commune a gagné, avec des héroïnes badasses, de l’argot louchebem, du féminisme, de la magie. What’s not to like?

Cirque de Lescun

Courte randonnée en montagne pour profiter du beau temps radieux, avec une coloc et un collègue. On a explosé le temps indiqué pour la rando.

Le cirque de Lescun
Montagnes enneigées
Neige, montagne et village
Moutons et fils électriques
Poteau électrique et ciel bleu
Entrée de l’église de Lescun
Corbillard (église de Lescun)
Vitrail
Viaduc ferroviaire, sur le chemin du retour