Archives de catégorie : Screens, thousands of them

Yesterday, de Danny Boyle

Jack Malik est un chanteur anglais qui fait les kermesses et les pubs. Il aime énormément la musique, mais seuls son amie et manageur et lui-même croient en son talent. Un jour, Jack réalise que personne sauf lui ne se rappelle des Beatles. Il décide alors de reprendre leurs chansons…
C’est divertissant mais pas incroyable, des reproches sur le personnage féminin principal qui est un cliché de Manic Pixie Fairy Girl (alors que les autres seconds rôles sont plutôt réussis, mention spéciale aux parents et à la manager).
Spoilers ci-dessous

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Us, de Jordan Peele

Film d’horreur de 2019. J’avais beaucoup aimé Get Out, le premier film de Jordan Peele, j’ai été moins enthousiasmé par Us. Les acteurs sont très bons, la dynamique familiale est cool, avec une mère de famille déterminée, un père un peu pataud, mais personne de débile qui fait les erreurs habituelles des persos de films d’horreur. C’est bien filmé aussi, avec de jolis plans (l’escalator, la scène de danse/combat…).
Cependant, le scénario m’a laissé dubitatif. Ca n’a qu’assez peu de sens. Paraît que c’est métaphorique, mais je vois pas trop de quoi. La logistique de la vie quotidienne des Tethered me laisse perplexe (et encore plus la façon dont ils se sont procurés plusieurs millions de tenues rouges et paires de ciseaux). Le retournement de situation se voit venir à des kilomètres.
Bref, pas convaincu par le scénario.

La casa de papel, d’Álex Pina

Série espagnole en 2 saisons. Une équipe de braqueurs effectue une prise d’otage dans la Maison de la Monnaie espagnole, avec pour objectif d’imprimer près d’un milliard d’euros avant de s’échapper.
Ils ont un plan minutieux pour faire durer la prise d’otage le temps nécessaire, mais un plan qui va cependant rapidement être perturbé par les relations humaines entre les braqueurs, entre braqueurs et otages, et même entre braqueurs et policiers…

L’idée de départ est intéressante, y’a de bons passages, mais y’a aussi des facilités de scénario grosses comme une maison (« J’ai prévu un plan parfait, mais il implique qu’aucun d’entre vous n’ai une quelconque émotion le temps du braquage. What could possibly go wrong? »).
On s’attache aux personnages, qui sont bien joués, même si le scénario leur fait souvent faire n’imp.

Parasite, de Bong Joon-ho

Film coréen, palme d’Or à Cannes en 2019. La vie de deux familles coréennes, une de la classe supérieure, à qui tout sourit dans la vie, et une issue des classes travailleuses, survivant sur des petits boulots. Les riches sont beaux, méprisants et plein de violence de classe. Les pauvres sont roublards et pas mal des connards aussi. Peu à peu ils vont s’infiltrer dans la vie de la famille riche.

Spoils après le séparateur

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Iron Sky II : The Coming Race, de Timo Vuorensola

La suite d’Iron Sky, logiquement. Clairement plus de moyens que le premier, mais toujours autant de WTF. Suite aux événements du premier film, la surface de la Terre est dévastée. L’Humanité survit dans l’ancienne base nazie sur la Lune, qui se dégrade de jour en jour. Une mission de la dernière chance se monte pour aller récupérer sur Terre, ou plutôt dans la Terre, une source d’énergie qui permettrait de remettre en marche une navette et d’atteindre Mars. Mais récupérer cette source d’énergie ne sera pas de tout repos : la Terre Creuse est le foyer d’une race reptilienne extraterrestre qui contrôlait l’Humanité avant la destruction de la surface de la Terre… oh, et il y a des dinosaures aussi.

Le scénario est plein de trous, mais on regarde pas le film pour ça. On le regarde pour voir des Nazis montés sur des dinosaures, dans une base lunaire. Et pour toutes les idées WTF que le film place. Ça se regarde bien, j’aurai juste bien voulu qu’on se passe de la romance inutile de la toute fin du film.

Gentleman Jack, de Sally Wainwright

Série basée sur la vie d’Anne Lister, une propriétaire terrienne anglaise ayant vécu au XIXe siècle. Anne Lister est lesbienne et n’a pas peur de l’affirmer à une époque où le mariage hétérosexuel est la norme pour les femmes. De façon générale elle n’a pas peur de mener sa vie comme elle l’entend, de voyager seule, de gérer ses terres, de se former à la médecine, et de dire aux mecs d’aller se faire voir.
J’ai beaucoup aimé. Le personnage d’Anne est très intéressant, elle n’est pas présenté comme archétypalement bonne parce qu’elle est l’héroïne : c’est une propriétaire, elle est sans pitié avec ses gens, elle traite mal sa sœur qu’elle considère comme inintéressante, et en même temps elle se jette à corps perdu dans ses relations amoureuses.
C’est super bien joué, grosse recommandation.

Enslaved, Odyssey to the West, de Ninja Theory

Jeu vidéo dans un univers post-apocalyptique. Le ou la joueuse incarne Monkey, un homme capturé par des esclavagistes et qui profite du sabotage du vaisseau par une femme, Trip, pour s’évader en même temps qu’elle. Contraint d’assister Trip par la suite, il va l’aider à rejoindre son village natal puis à se venger des esclavagistes, en mettant en commun leurs facultés complémentaires le long du trajet.

L’univers est assez beau, notamment le New-York dévasté et recouvert de plantes du début. Les personnages sont un peu des clichés par contre (homme très musclé et bon en combat, femme toute frèle mais avec des capacités technologiques). Les phases de combats sont basiques mais satisfaisantes, un peu de platforming mais très guidé et quelques énigmes faciles. J’ai passé un bon moment devant, c’est pas le jeu de l’année non plus (notamment parce qu’il est sorti il y a 10 ans).

Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck

Film de super-héros de l’univers Marvel sorti en 2019. Vers est une soldate de l’armée Kree, une civilisation extraterrestre qui se bat contre les Skrulls, une autre civilisation extraterrestre. Elle se retrouve sur Terre et découvre que l’Histoire manichéenne qu’on lui a raconté sur la guerre qu’elle mène et ses propres origines ne sont peut-être pas aussi véridique que ce qu’elle pensait.

J’ai trouvé ça très classique. Un peu trop militariste à mon goût, y’a des soldats, des pilotes de chasse, des employés d’agences gouvernementales américaines secrètes. Une petite vibe Men In Black par moment, mais sinon c’est vachement Superman version Marvel. Ok c’est cool d’avoir des films avec des persos principaux féminins, mais moins de classicisme serait bien aussi.

Return of the Obra Dinn, de Lucas Pope

L’Obra Dinn est en vue des côtes anglaises ! Perdu en mer des années plus tôt, le sort du bateau était un mystère. Mandaté par l’assurance de la Compagnie des Indes, vous montez à bord pour établir ce qu’il est advenu de chaque personne à bord, muni·e d’une montre magique permettant, en présence d’un cadavre, de vivre le moment de sa mort.
Le jeu se fait en une dizaine d’heures, dans une esthétique de terminal graphique. Il s’agit de cross-référencer les informations pour comprendre à chaque fois l’identité de chaque cadavre, et les circonstances de la mort (quelle a été la cause de la mort, qui est le meurtrier s’il s’agit d’un meurtre). C’est très satisfaisant comme jeu de déduction, et ça se joue très bien. Je recommande.
Le côté « univers maritime et disparition d’équipage » m’a un peu évoqué la saison 1 de The Terror, même si les univers et les mediums sont assez différents.

The Wandering Earth, de Frant Gwo

La survie de l’Humanité sur Terre est en péril mortel. Un homme accepte de partir pour une mission spatiale de la dernière chance. Il laisse son fils et sa fille sur terre à la charge de son propre père. Sa femme est morte. Un de ses enfants lui en veux beaucoup d’être parti dans l’espace. Il espère pouvoir revenir même si ça prendra longtemps, mais il est possible que la survie de l’Humanité lui demande de faire le sacrifice ultime…
Eh non, ce n’est pas Interstellar. C’est un film chinois de 2019, adapté d’un roman. Le soleil va se transformer en nova pour des raisons de scénario, et l’Humanité s’unit derrière un but incroyablement ambitieux : bouger toute la Terre vers un autre système solaire, en lui mettant des petits réacteurs de propulsion. Pour réussir, le plan nécessite d’utiliser Jupiter comme fronde gravitationnelle, mais la trajectoire est serrée et la Terre risque d’être capturé par le puits de gravité de la géante gazeuse… Bon, et par ailleurs bouger la Terre dans l’espace implique de rendre la surface inhabitable le temps du voyage (températures glaciales dues à l’éloignement du Soleil). Les gens vivent dans des cités souterraines et toute l’économie est planifiée et collectivisée, le film est discrètement communiste.
Qu’est-ce que j’en ai pensé ? C’est un film à gros budget et grand spectacle. Les images sont belles, les personnages larger-than-life. C’est intéressant de voir ce genre de film qui ne soit pas une production hollywoodienne, mais après les personnages sont très clichés, les rôles féminins inintéressants. Ça se regarde bien, mais faut pas chercher de la profondeur.