J’aime beaucoup Charles Stross normalement, Rule 34 est un de mes romans de SF favoris. Mais celui là, non. En même temps, le sujet est le voyage temporel, et il est quasi impossible de faire quelque chose de bien sur le voyage temporel.
Archives de catégorie : Culture/Procrastination
Les lames du Cardinal de Pierre Pevel
Trilogie de fantasy historique (Époque de Richelieu, mais avec des dragons), je n’ai pas été entièrement convaincu. L’univers est intéressant, mais le côté « hommage aux feuilletons de cape et d’épée est trop appuyé. Il y a beaucoup de répétitions, certains passages sont tout de même assez clichés. Mais j’ai apprécié la discrète uchronie sur l’issue du siège de La Rochelle.
Dominion de C.J. Sansom
Une uchronie se déroulant en 1952 dans une Angleterre ayant signé une armistice avec l’Allemagne nazie. Bien écrit, intéressante, c’était vraiment une bonne lecture. L’auteur explique notamment dans une postface comment il y a eu dans la réalité tout un retour de bâton réactionnaire dans les années 50 en Angleterre dont il s’est inspiré pour le côté sociétal.
Nouvelles culturelles.
[À la base ceci devait être un post urbex, ça a un peu dérivé. Ce sera pour le prochain]
Les photos de la Tour XIII m’ont donné une bonne réserve de posts, mais c’est fini. Retour sous terre avec les photos de la dernière explo catas.
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Je me rends compte que je parle moins de mes lectures et autres sur ce blog (ie que je ne poste plus que des photos d’urbex). Sachez donc que je lis (lentement) The Shock Doctrine de Naomi Klein. Un essai intéressant qui parle de l’utilisation par le capitalisme des crises et de l’interruption momentané du processus démocratique qui s’ensuit. Le livre est un peu trop partisan par moment, ce qui est d’autant plus dommage que ce n’était pas du tout un travers que j’avais ressenti dans No Logo, le précédent ouvrage de Klein que j’avais pu lire.
Je suis allé au théâtre voir La visite de la vieille dame, par la troupe de la Comédie Française (c’est en écrivant ce genre de posts que je me rends compte de mon privilège culturel, je devrais faire ça plus souvent). La pièce est très bien et très très bien jouée mais un peu déprimante (elle mets en jeu comment le capitalisme force les pauvres à accepter tout et n’importe quoi, un thème d’actualité).
Enfin, j’ai vu Frozen sur petit écran et Grand Hotel Budapest sur grand. Les deux sont très bien. La thèse du crypto-lesbianisme dans Frozen est réjouissante.
Voilà voilà.
Gravity, d’Alfonso Cuarón
Je suis allé voir Gravity au cinéma ce soir. J’ai trouvé le film très réussi avec malheureusement quelques passages très en dessous des autres qui gâchent l’impression d’ensemble. Pour pouvoir en discuter plus avant, je place ici une
Alertes aux Spoilers.
Lest Darkness Fall, de Lyon Sprague de Camp.
« De peur que les ténèbres », en VF. Un historien se retrouve projeté dans la Rome du Ve siècle et diffuse des inventions telles que l’imprimerie et le télégraphe et espérant empêcher l’arrivée du Moyen-Âge. Ça faisait longtemps que je voulais le lire, mais introuvable sur papier. C’est sympa mais c’est pas révolutionnaire, c’est de l’uchronie à la grand-papa.
Misfits, Saison 4
Parfaite. Une saison avec des vrais morceaux de surréalisme dedans, les nouveaux acteurs sont à la hauteur des anciens et il ne se passe toujours rien dans la banlieue londonienne frappée par « The Storm ».
De façon générale j’ai beaucoup aimé cette série, les premières saisons étaient vraiment super, une baisse de régime après, mais ils ont su s’arrêter à temps.
Elementary, de Robert Doherty
Après avoir soigné son addiction à la cocaïne, Sherlock Holmes est envoyé à New York par son père et se voit adjoindre un compagnon qui doit veiller à son sevrage, Joan Watson, ancienne chirurgienne. Encore une adaptation de Sherlock Holmes, me direz-vous ; encore une bonne, vous répondrais-je. Elementary vaut le détour et je remercie picomango de me l’avoir fait découvrir.
[EDIT 2018 : La première saison est vraiment bonne (format procedural, faut aimer mais ça marche bien pour de l’enquête policière) ; le gros intérêt de cette version c’est qu’elle nous présente un Sherlock génial sans qu’il soit pour autant obligé d’être un insupportable connard avec tout le monde autour de lui ; ici Sherlock se préoccupe des gens qui l’entourent. Watson n’est pas le sujet de ses blagues mais une égale dans le duo. Et on ne nous colle pas une romance artificielle entre les deux sous prétexte qu’els ne sont pas du même genre et que donc bim les loi de l’hétéroattractivité sont immuables.
Après, le duo entre les 2 persos fonctionne super bien sur la première saison, bien sur la seconde, puis ça se délite. C’est dommage parce que les personnages secondaires des premières saisons sont très bien, mais ça se dégrade. J’ai fini par abandonné à la saison 4 je crois, mais je recommande vraiment les 2 premières saisons.]
Parks and Recreation, de Greg Daniels et Michael Schur
Série télé avec Amy Poehler, sur le service municipal des parcs et jardins dans la petite ville de Pawnee, Indiana. Série comique toute en sourires, c’est la série bon esprit qui vous met un sourire aux lèvres et vous redonne fois en l’Humanité. Le jeu de l’actrice principale est excellent, les personnages sont forts et originaux. Pour tous les soirs d’hiver.
La première saison est un peu poussive, surtout quand on a pas l’habitude du format documenteur de ce genre de séries, mais ça vaut vraiment vraiment le coup d’avancer dedans pour être happé par la série.
Culture & Gecko
Tiens donc. Ceci est un post que j’avais rédigé au Kenya (daté du 30 décembre) et qui traîne dans les brouillons du blog depuis. En exclusivité donc, un bout de Kenya extemporé.
Bon, je me rends compte que cela fait un certain temps que je n’ai pas aligné des listes de bouquins en me vantant de les avoir lus, plutôt que de vous envoyer des photos de plages paradisiaques.
Mais il est temps de rétablir la vérité : malgré que nous soyons en supposée saison sèche, cela fait une semaine qu’il pleut tous les jours, à durée et intensité variable. Donc je lis, visionne et écoute.
De plus, j’ai eu une liseuse pour Noël, je peux donc transporter un millier de livres sur moi à tout moment. Le bidule est livré avec une série de traducteurs et dictionnaires intégrés, très pratique pour lire de l’anglais (et à plus long terme de l’espagnol et de l’italien). Je voudrais ajouter à ça un certain nombre de livres de base, qu’il est toujours utile d’avoir sur soi. Je pense que je trouverai sans problème Les Deux Testaments et le Coran, mais si quelqu’un sait où trouver une version epub de Je Sais Cuisiner de Ginette Mathiot, qu’il me fasse signe. Quand j’aurais un véhicule motorisé, je suppose qu’un précis de mécanique ne fera pas de mal, et peut-être qu’un rappel des premiers soins pourrait être utile. Et puis bien sûr, j’ai une bonne centaine de romans dessus. En français, en anglais, science-fiction, classiques, polars, romances… J’en ai pour tous mes goûts.
Donc ce que j’ai lu, sur papier ou liseuse :
- L’Œuvre de Zola. Lu dans l’avion pour Nairobi. Très bon, un de ceux qui se lisent le plus facilement, et bonne préface.
- The Mammoth Book of Alternate Histories. Un recueil de nouvelles uchroniques. Niveau très variable, mais pas transcendant dans l’ensemble.
- HHhH de Laurent Binet. Un roman français sur l’attentat qui a tué Heydrich, le chef de la Gestapo. Construction du roman très intéressante, avec des allers retours entre l’histoire, les sentiments de l’auteur, des digressions sur son travail de recherche documentaire… Vaut vraiment le détour.
- Harry Potter and the Methods of Rationality. Et si la tante Petunia avait épousé un scientifique et qu’Harry avait eu une famille aimante qui l’avait formé au raisonnement scientifique ? Eh bien cela donne un texte bien plus intéressant que la version de J.K Rowling. Vraiment plus. C’est un pavé en anglais, mais je n’ai pas pu le lâcher avant la fin (provisoire, de nouveaux chapitres étant toujours attendus)
[EDIT 11/04/2016 : la fin est arrivée et elle est cool. Je recommande toujours la lecture de cette fanfiction magistrale] - La Coureuse de Maia Mazaurette. Autofiction écrite par une sexblogueuse, La Coureuse explore les thèmes des rapports hommes/femmes, de la séduction, du pouvoir, des relations négatives… C’est très prenant, très stressant, et passionnant (Et je voulais le lire depuis l’annonce de sa sortie).
- Hard Magic de Larry Correia. Une histoire de détective privé et de magie dans les années 30. L’Univers est attirant, mais le roman commence mieux qu’il ne finit, car il verse trop dans le pulp en cours de route. Les gentils américains contre les méchants japonais, merci bien.
- L’évangile obscur de Jean-Marie Villemot. Une relecture sous la forme d’un polar des années juste avant que Jésus ne se mette à prêcher. Idée originale, belle description de la Judée de l’époque, mais pas incroyable non plus.
- The Subtle Knife de Philipp Pullman. La Tour des Anges en français, tome deux de la Croisée des Mondes. Relu en VO à Zanzibar, se lit bien et univers toujours aussi magique.
- Ourania de Le Clézio. Étrange comme un Le Clézio. Un géographe en Amérique du Sud rencontre les membres d’une colonie utopique.
- Pour seul cortège de Laurent Gaudé. C’est un Laurent Gaudé. Avec la même histoire tout le monde ferait un truc ridicule et pompeux, Gaudé fait du beau et émouvant. Ça parle du cortège funèbre d’Alexandre le Grand.
J’ai aussi vu des films :
- Reinni Lola, film allemand sur une fille qui a 20 minutes pour trouver 100 000 marks. Étrange mais bien.
- La Cité de la Peur. Comme ça j’ai enfin le contexte de toutes les « répliques cultes » que l’on me balance à longueur de journée.
- Captain Sky et le Monde de Demain. Dieselpunk. Jolies images, mais l’histoire eut gagné à avoir un minimum de profondeur en plus au lieu d’accumuler les clichés.
- Beasts of the Southern Wild. Le film avec marqué ARTY tout autour. Suite à la fonte des glaces, une portion de bayou de Louisiane où vit une communauté de marginaux va être submergée. Mais Hushpuppy, héroïne de 6 ans, ne quittera pas l’endroit où elle a toujours vécu. Ajoutez des aurochs carnivores et une caméra tremblotante et vous obtenez un étonnamment bon film.
Sinon, je vous ai promis un gecko : le voici, trouvé en récupérant mon linge.

