Archives de catégorie : Terre de France

Un Livre des Pyrénées, de Kurt Tucholsky

Recueil de chroniques écrites en 1927 par un journaliste allemand qui traverse les Pyrénées d’Ouest en Est. C’est très drôle, de gauche (il râle sur la police, l’Église et les frontières), ça reste très actuel dans le rapport à la Nature, aux paysages, au patrimoine. J’ai beaucoup aimé, après je pense que ça s’apprécie d’autant plus qu’on connaît les lieux (il est dubitatif devant les Palois qui sont à fond sur Henri IV par exemple, ou encore il trouve que Lourdes c’est le mercantilisme de la foi).

Nancy 2020

Une semaine à Nancy avec des amis pour notre traditionnel rassemblement estival. Jeux de société, fabrication de confitures, lecture, une promenade le long de la Meurthe. C’était fort peu actif mais très bien comme ça.

Fenêtre
Salade de tomates
Coucher de soleil et antenne relais
Trouvé dans la forêt en allant chercher des mûres

Et le traditionnel bâtiment abandonné, le même quand dans un article de 2016.

Tréfonds, 65

Descente express en solo pour aller observer un coin du réseau qui pourrait être refermé bientôt. Des passages d’eau étaient prévus et la canicule se faisait sentir à l’extérieur, je suis descendu en tongs et maillot de bain, avec mes affaires dans un petit sac de plage. Je n’ai malheureusement croisé personne, alors que j’aurais pu lancer un tout nouveau style souterrain, inspiré de Paris Plages.

Homme qui danse (jérome mesnager)
Réservoir de la Vanne Côté du Couchant
Couloir au niveau d’un fontis
Escalier
Plaque commémorative de la consolidation
Escalier
Réservoir de l’Ouest | Réservoir de l’Est Côté du Nord
Réservoir de l’Ouest § Réservoir de l’Est
Côté du Nord
(seconde plaque moins dégradée)
Puits en béton
l. 14 (numérotation des piliers de consolidation)
Fontis h=11m85

Promenade parisienne

Une petite semaine à Paris, pour voir la famille, les ami.e.s, et se réapproprier un peu la ville (à chaque fois que je réarrive à Paris depuis la gare Montparnasse j’ai un petit mouvement de recul à base de « mais c’est bruyant, plein de monde et ultra dense et urbanisé », et il me faut le temps de retrouver les bons aspects). Une promenade sur les quais de Seine par grand soleil a aidé. J’ai retrouvé les séries de street-art que j’aime bien photographier et cataloguer, et Paris-plage ça avait l’air plutôt sympa sous ce soleil.

Mosaïque sur 2020, rue de Cluny
Morèje, jeu de piste 24 (rue des blancs manteaux)
C215, le Grand Siècle du Marais, François Couperin
Notre-Dame de Paris en réfection
Maisons médiévales
Tour Saint-Jacques
La Seine depuis sous le pont d’Arcole

Boucle dans la réserve du Néouvielle

Grimper le pic n’était que le début ! Nous sommes revenus au parking vers 15h. Là, nous avons récupéré tente et duvets, et nous nous sommes lancés dans une boucle à travers la réserve. Lac d’Aumar, col d’Aumar, lacs d’Estibère, et enfin lac du Gourguet où nous montons le camp pour la nuit (c’était d’ailleurs infesté de moustiques, je pense qu’on en a tué plusieurs dizaines chacun, et malheureusement peut-être nourri plus encore).

Le lendemain matin, poursuite de la boucle : abri de Port-Bielh, lac de Bastanet, lacs de Bastan, descente au lac de l’Oule pour le déjeuner, remontée au col d’Estoudou (montée bien rude en plein cagnard post digestion), retour au lac d’Aumar. Brève baignade, puis redescente au parking au lac d’Aubert, pour reprendre la voiture et rentrée.

C’était deux jours bien bien intense niveau effort physique, mais ça valait le coup en terme de paysages.

Lac d’Estibère supérieur
Le Néouvielle de loin
Massifs granitiques surplombant le lac du Gourguet
Lac de l’Oule en contrebas
Lac de l’Oule dans la longueur
Col d’Estoudou
Vue sur le barrage de Cap de Long
Lac d’Aumar

Ascension du Néouvielle

Petite activité du samedi. Avec G. nous nous sommes chauffés au vu des prédictions météo radieuses pour le weekend. Réveil à 6h, retrouvailles à la voiture à 6h40, deux heures et quelques de route, arrivée en vallée d’Aure, montée à la réserve du Néouvielle, avant 9h00 (à 9h30, la barrière vers le parking du haut ferme pour limiter la fréquentation).

Nous voici donc au lac d’Aubert. En vue, le Néouvielle, un des rares sommets dépassant les 3000 m dans les Pyrénées françaises (bon, je dis rare, mais y’en a quand même 189 si on prend les fr et les espagnols, mais y’en a une poignée de vraiment connus).

Une ascension réussie, avec plus de neige que ce qu’on pensait pour juillet (mais bon, le nom du Néouvielle (Neige vieille) vient de ses neiges ~éternelles, on aurait pu penser plus).

Lac d’Aubert
On attaque la montée
Premier nevé
La pente est dure mais la trace est droite
Avec même du social distancing !
Le pic du midi depuis le Néouvielle
Aiguille mineure
Vers Gavarnie et la brèche de Roland
Les lacs en contrebas

Randonnée autour de la vallée d’Aspe (5/5)

Dernière journée. J’avais demandé à Stram, gardien de l’alarme, de me réveiller pour pouvoir prendre en photo le lever de soleil depuis la tente.

Pic d’Ossau à l’aube

Finalement, nous décidons sur un coup de tête de partir directement, pour grimper le pic d’Ayous et profiter du début de matinée avec enfin une belle vue (le brouillard s’étant dissipé durant la nuit). Départ à 6h30 du refuge, une ascension bien raide pour commencer cette dernière journée, mais qui vaut le coup. On discute avec les autres lèvent-tôt qu’on croise au sommet du pic. Un maçon un peu complotiste mais fan de sport de montagne, un technicien/photographe qui nous fait un petit cours de géologie impromptu sur les alentours du pic d’Ossau.

Depuis le col d’Ayous
Le lac Gentau et le refuge d’Ayous. On campait parmi toutes les tentes éparpillées sur la berge du lac
Preuve d’ascension.
Les montagnes au matin
Jean-Pierre domine le paysage
Une bible laissée au pic d’Ayous sous un rocher.
(Veillez sur nous, vous, là-haut qui êtes en paix, nous l’espérons. Que la montagne reste un havre de paix et de beauté)

Enfin nous entamons notre grande redescente, du pic (2288m) à Estaut (560m). On croise tous les étages montagnards, avec des pâturages, un beau passage en forêt, et pour finir le passage par le chemin de la Mature. On est le 14 juillet, nous faisons la randonnée à contresens de la boucle canonique, nous croisons beaucoup de groupes. Le chemin de la Mature en descente sollicite en plus bien les genoux (sol pierreux tout du long). Nous arrivons bien cassés à Estaut.

La forêt d’Estaut, au dessus du chemin de la Mature.
La vallée de la Baigt de Saint-Cours
Chemin de la Mature, la partie taillée dans la falaise

Le bus étant dans 1h30, on tente notre chance au stop, et avec succès. Premier trajet d’Estaut à Oloron dans la voiture de deux profs charentais revenant de randonnée. On discute des Pyrénées, de différentes randos, ils nous recommandent les Picos de Europa en Espagne si on a le temps de bouger. À Oloron, on constate qu’avec le temps gagné, le prochain train est dans deux heures. Re-stop, donc. Et on est pris par deux femmes au volant d’un camion, qui vont à Pau chercher de quoi l’aménager en camion habitable. Voyage à l’arrière du camion donc, rigolo. J’ai failli perdre mon appareil photo oublié sur le bord de la route, mais une de nos deux hôtes le repère in extremis alors qu’elles venaient de redémarrer. Une petite quarantaine de minutes de marche à travers les faubourgs palois, et nous sommes enfin de retour chez moi.