Un peu décevant. C’est un polar transposé dans un monde de fantasy, mais on n’a à la fois pas assez d’infos sur le monde et une intrigue policière pas très originale, où les indices vers le coupable sont bien trop visible pour le lecteur. J’aime bien ce genre de fantasy un peu boueuse, à l’échelle d’une ville et avec des personnages réalistes, mais là je n’ai pas accroché. Tournez-vous plutôt vers Watsburg de Cédric Ferrand ou vers Gagner la Guerre, de Jaworsky
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Mes Cahiers Rouges, de Maxime Vuillaume
Le récit partiel par un des participants de la Commune de ce qu’il a vu et connu pendant la fin de la Commune et la Semaine Sanglante, puis l’exil subséquent. Un gros travail de reconstitution des événements, avec des entretiens avec de nombreux autres protagonistes côté Communard.
C’est assez étonnant comme document, notamment parce que personnellement je n’avait pas idée que Paris était déjà si proche de sa configuration actuelle (mais c’est logique, c’est post-Haussmann et il y a 150 ans seulement). Notamment tout le premier cahier est le récit de comment l’auteur échappe à la Semaine Sanglante, et se déroule dans les quartiers où j’ai fait mes études. Le début est très intéressant, la fin se perd un peu dans des détails ou précisions sur telle ou telle personne. Après ce n’est pas une histoire de la Commune, du coup sans avoir une idée de ce qui s’est passé ça reste un peu obscur, ça vaut le coup d’aller lire la page wikipédia de la Commune avant. Et y’a aussi des trucs et personnes de la Commune qu’il n’évoque pas du tout, je pense parce qu’effectivement il n’a pas interagi avec, notamment Louise Michel.
Lucky, de John Carroll Lynch
Un film avec des vieux qui trippent dans une petite ville paumée aux US. Franchement, c’est l’essence du film. On suit notamment Lucky, un vieux cowboy tranquille dans sa routine, et sa position nihiliste sur l’existence en phase avec l’acceptation de son grand âge. C’est un film où on se laisse porter par l’absence d’événement et où on regarde des personnages et on s’attache à elleux.
C’est assez cool d’avoir un film avec des acteurs vraiment vieux, ça change du jeunisme du cinéma plus mainstream.
Logan, de James Mangold
Un film dans l’univers des X-men, mais assez largement éloigné des autres instances de la série, et de façon fort positive. On est dans un proche futur, les mutants ont cessé d’apparaître, la plupart des anciens mutants sont morts, et ceux qui restent ne sont pas bien vaillants : le professeur Xavier souffre de crises épileptiques et Wolverine d’une intoxication permanente due au métal qui recouvre ses os… L’ambiance est un peu crépusculaire, et c’est là dedans que débarque une jeune mutante poursuivie par une entreprise maléfique et que Wolverine va devoir protéger malgré son envie de ne pas du tout être mêlé à tout ça…
Les personnages sont dans un sale état, la violence physique n’est pas esthétisée ni euphémisée, les personnages principaux sont mortels, ça part en road trip halluciné, j’ai beaucoup aimé, surtout en comparaison des films Wolverine précédent qui étaient des désastres sans nom…
Clermont-Ferrand envahie
En plus des murals dans l’article précédent, j’ai vu quelques autres spots de street art dans la ville, et surtout une série d’invaders assez beaux sur divers murs.






Clermont-Ferrand
Je continue ma grande tournée des villes françaises. Sans appareil photo cette fois, j’ai pris au téléphone. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour visiter, j’ai suivi le chemin conseillé par mon chauffeur de taxi. J’ai commencé par la cathédrale, qui est jolie mais pas incroyable (et les photos ne rendent rien, pas assez de lumière). L’église Notre-Dame-du-Port vaut clairement davantage la peine. J’ai fait un peu de géocaching au passage.








Rouen (excepté la cathédrale)
Après la cathédrale, nous avons continué à nous promener (avec un petit escape game fort sympa au milieu). Le centre de Rouen est très beau dans le style médiéval et gothique flamboyant.

Fort jolie et médiévale, dans une rue passante et piétonne du centre médiéval de la ville





Cathédrale de Rouen
Rouen, donc. On a passé pas mal de temps en intérieur (il fait froid et humide en Normandie et en décembre, et on avait des jeux de société sous la main). Nous nous sommes quand même baladés parce que faut pas déconner. Je commence par mes photos de la cathédrale :



Honfleur 2
(Oui, c’est la saison des seconds passages dans des endroits précédemment visités)
Week-end à Rouen avec des ami⋅e⋅s. Nous avons commencé par aller à Honfleur pour aller voir la mer et profiter du timide soleil.



Le Bâtard de Kosigan, de Fabien Cerutti
Tome 1 : L’Ombre du Pouvoir.
Roman de fantasy historique française. Mes sentiments dessus sont mitigés. Commençons par le positif : C’est de la fantasy avec un univers original, mélangeant histoire européenne médiévale réelle et éléments fantastiques. Il existe différentes races (et l’Église mène des Croisades racistes visant à éliminer de concert croyances païennes et races autre qu’Homo sapiens), de la magie, différents artefacts et pouvoirs spécifiques, le tout fort bien mené, et avec un auteur qui connaît l’Europe médiévale et n’en fait pas une caricature. J’ai très envie d’en savoir plus sur l’univers. De plus c’est globalement bien écrit et fluide.
Cependant, 3 défauts, par ordre d’importance croissante :
1/ des passages situés 500 ans plus tard, le descendant du héros qui mène l’enquête sur son ancêtre et envoie des lettres à son pote pour rendre compte de ses progrès. C’est très elliptique et ça apporte pas grand chose.
2/ Toutes les femmes sont attirées par le héros, et il leur rend bien. C’est pas crédible et c’est bien chiant. Tu réussis à rendre crédible de la magie et des Elfes, vient pas tout ruiner avec un héros queutard sans rime ni raison.
3/ Généralement le défaut 2 est un des trucs que je vais le plus reprocher à une œuvre. Mais là, on a pire : le héros en totale maîtrise de toute la situation. Il sait tout, manipule tout le monde, à trois coups d’avance sur tous, est juste avec ses hommes, charmeur avec les femmes, plein d’esprit avec ses ennemis… Raaaah. On veut lui mettre des claques. Et en plus il est cheaté de façon perrave (il a littéralement des facultés de régénérations à nulles autres pareilles , dans un monde pourtant magique). Ce défaut et l’érotomanie se retrouvent d’ailleurs chez son descendant-décalque, pour ne rien arranger.
Donc bon. C’est un tome 1/3 (même si visiblement ils peuvent se lire indépendamment), je ne pense pas que j’achèterai les suivants mais je les emprunterai en bibliothèque pour l’univers.
Tome 2 : Le Fou prend le Roi.
Je l’ai effectivement emprunté en bibliothèque. La composante « le héros a absolument tout maîtrisé » est moins présente, il se retrouve davantage dépassé par les événements et avec des adversaires à sa hauteur. Moins de coucheries aussi, il n’a pas trop le temps vu qu’il passe la majorité du livre à tenter de sauver sa peau in extremis. Les scènes 500 plus tard ne servent par contre toujours à rien, et il y a un peu trop de créatures « que l’on croyait éteintes depuis 200/500/1000 ans » qui refont des apparitions pour que ça reste crédible. Moins de développement de l’univers, mais en même temps une intrigue plus resserrée, win some, lose some.

















