L’Obra Dinn est en vue des côtes anglaises ! Perdu en mer des années plus tôt, le sort du bateau était un mystère. Mandaté par l’assurance de la Compagnie des Indes, vous montez à bord pour établir ce qu’il est advenu de chaque personne à bord, muni·e d’une montre magique permettant, en présence d’un cadavre, de vivre le moment de sa mort.
Le jeu se fait en une dizaine d’heures, dans une esthétique de terminal graphique. Il s’agit de cross-référencer les informations pour comprendre à chaque fois l’identité de chaque cadavre, et les circonstances de la mort (quelle a été la cause de la mort, qui est le meurtrier s’il s’agit d’un meurtre). C’est très satisfaisant comme jeu de déduction, et ça se joue très bien. Je recommande.
Le côté « univers maritime et disparition d’équipage » m’a un peu évoqué la saison 1 de The Terror, même si les univers et les mediums sont assez différents.
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Sallent
Second et dernier arrêt à Sallent (enfin non, on s’est aussi arrêtés aux ventas frontalières mais ce n’est pas spécialement joli). Un petit village de montagne espagnol avec des toits prêts à accueillir masse neige, une centrale hydroélectrique, et dans la montagne sur un chemin de randonnée, une très belle cascade.




Alquezar
Je n’ai pas pris des photos des autres canyons, l’eau et les appareils photos faisant notoirement mauvais ménage. Mais nous avons aussi profité du trajet du retour pour visiter quelques points d’intérêt sur le chemin.
Et pour commencer, le village d’Alquezar, dans la sierra de Guara. Ancien village redynamisé par le tourisme des sports de montagne, il a un côté village disney, avec des réfections qui font trop propres sur elles. Mais il y a certaines parties du village très belles, et les paysages que l’on voit depuis le village sont incroyables.




Canyon de Basender
Weekend prolongé passé en Sierra de Guara avec un club de spéléo palois qui organisait un séjour canyonisme. C’était super bien, j’ai appris a faire du rappel, on a vu de superbes paysages, très divers. On a l’impression d’être coupé du monde, dans une nature préservée. Beaucoup de rapaces qui profitent des thermiques, un grand beau temps sur l’ensemble du weekend.
Le premier jour on a fait un canyon sec, juste des rappels et un poil de désescalade.







[Edit : on m’a dit que c’était une éphippigère, et de la famille des sauterelles, pas de celle des grillons]
Randonnée au Saint-Eynard
Randonnée dominicale avec OC, sur les hauteurs de Grenoble.




L’Usage du Monde, de Nicolas Bouvier
Livre publié en 1963, qui raconte le voyage effectué entre 53 et 54 par Bouvier et son ami Thierry Vernet. Les deux hommes partent de Belgrade et voyagent en voiture jusqu’à la frontière indo-pakistanaise. Le long de leur route ils travaillent épisodiquement dans les villes traversées pour gagner de quoi continuer à voyager, réparent en boucle leur voiture visiblement pas taillée pour ce genre d’aventure, tombent malade, rencontrent plein de gens, négocient des visas, voient plein de paysages, flânent, découvrent des cultures…
J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, mais le livre vaut le coup de passer les premiers chapitres un peu plats. Rapidement on se laisse prendre par le rythme lent du voyage des deux compères. Ils acceptent les choses comme elles viennent, ne se posent pas en mecs qui savent tout mais au contraire restent très humbles par rapport aux gens qu’ils rencontrent, tentent des trucs, prennent leur temps. Bouvier racontent leur interaction avec plein de personnes différentes (des habitants des différents pays traversés, de différentes classes sociales, quelques autres voyageurs mais peu nombreux, et des expatriés de pays occidentaux mandatés pour diverses missions).
In fine, je recommande.
Marseille encore
Retour à Marseille deux semaines plus tard pour une formation. Du côté de Bonneveine/Pointe-Rouge cette fois.






Bug, d’Enki Bilal
Une série de BD d’Enki Bilal. En 2041, l’ensemble des données stockées sur des supports numériques disparaissent de l’ensemble de la Terre. Elles ont visiblement toutes été transférées dans l’esprit d’un astronaute infecté par une créature alien lors de son retour de Mars…
Le dessin est beau (et instantanément reconnaissable comme du Bilal), mais le propos est un peu plat : ohlala notre société est trop dépendante des réseaux. Ouais ok. Et donc ?
C’est plus une BD que j’ai apprécié pour les images que pour le scénario.
Eaux-chaudes
Randonnée du 8 mai avec un collègue. Randonnée courte, 3h en tout, avec l’exploration des deux grottes sur le parcours. La première est assez courte, un grand couloir avec une salle qui remonte en biais au bout.
La seconde est plus vaste, en largeur comme en hauteur de plafond. Une première partie plane, puis un coude à 90°, un chaos rocheux au sol, des restes d’aménagement de la grotte datant du Second Empire (Eaux-Chaudes était alors une station de cure thermale réputée). Au bout, un peu d’escalade, et on arrive à la fin de la partie accessible sans matériel. Une corde permet de monter plus haut, mais sans casques et en tenue de rando, on a décidé de la jouer safe.
La rando elle-même est assez courte, un aller-retour dans une forêt assez jolie. Ça vaudrait le coup de la faire dans le cadre d’un parcours plus long.









The Wandering Earth, de Frant Gwo
La survie de l’Humanité sur Terre est en péril mortel. Un homme accepte de partir pour une mission spatiale de la dernière chance. Il laisse son fils et sa fille sur terre à la charge de son propre père. Sa femme est morte. Un de ses enfants lui en veux beaucoup d’être parti dans l’espace. Il espère pouvoir revenir même si ça prendra longtemps, mais il est possible que la survie de l’Humanité lui demande de faire le sacrifice ultime…
Eh non, ce n’est pas Interstellar. C’est un film chinois de 2019, adapté d’un roman. Le soleil va se transformer en nova pour des raisons de scénario, et l’Humanité s’unit derrière un but incroyablement ambitieux : bouger toute la Terre vers un autre système solaire, en lui mettant des petits réacteurs de propulsion. Pour réussir, le plan nécessite d’utiliser Jupiter comme fronde gravitationnelle, mais la trajectoire est serrée et la Terre risque d’être capturé par le puits de gravité de la géante gazeuse… Bon, et par ailleurs bouger la Terre dans l’espace implique de rendre la surface inhabitable le temps du voyage (températures glaciales dues à l’éloignement du Soleil). Les gens vivent dans des cités souterraines et toute l’économie est planifiée et collectivisée, le film est discrètement communiste.
Qu’est-ce que j’en ai pensé ? C’est un film à gros budget et grand spectacle. Les images sont belles, les personnages larger-than-life. C’est intéressant de voir ce genre de film qui ne soit pas une production hollywoodienne, mais après les personnages sont très clichés, les rôles féminins inintéressants. Ça se regarde bien, mais faut pas chercher de la profondeur.

