Josep, d’Aurel

Dessin animé sorti en 2020, qui raconte l’histoire de Josep Bartoli, républicain espagnol et dessinateur célèbre. Le film se focalise principalement sur sa vie dans les camps de concentration établis par le gouvernement français pour gérer les réfugiés espagnols.

J’ai bien aimé – de base j’aime bien le dessin d’Aurel, qu’on retrouve notamment dans Politis et Le Monde. Là plusieurs styles de dessins sont mélangés, pour intégrer celui de Bartoli avec celui d’Aurel, et certains passages sont montrés en images fixes (ie on est plus sur du une image/seconde que du 24 images/seconde).

La mise en scène du récit est intéressante : on a des strates enchâssées, avec le thème de la passation de mémoire : on suit un adolescent qui rend visite à son grand père mourant qui va lui raconter sa jeunesse : on a des similitudes avec la façon dont Land and Freedom était présenté. Mais là le grand-père n’était pas dans les Brigades Internationales, il était un des gendarmes en charge de la surveillance des camps. Il va sympathiser avec les espagnols et surtout avec Josep, qui va lui raconter son histoire, mais il va aussi rester passif devant beaucoup de choses avant de se racheter en partie. Il va être témoin de certains événements, Josep va lui en raconter d’autres. Le film met en scène aussi de façon intéressante les défaillances de sa mémoire, avec des passages incohérents ou mélangeant plusieurs temporalités.

Je recommande.

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