Berceuse, de Chuck Palahniuk

Roman étatsunien paru en 2002. Au cours de la rédaction d’un article sur la mort subite du nourrisson, Carl Streator découvre un point commun entre plusieurs morts subite : les parents ont tous lu la veille la même comptine issu d’un obscur recueil de chansons. Convaincu que la chanson est un sortilège, il se met en tête de détruire les exemplaires du livre la contenant, d’une part pour éviter d’autres morts et surtout pour éviter qu’elle ne devienne une arme. Seul problème : la chanson lui est resté dans la tête, et les morts s’accumulent involontairement autour de lui…

J’ai bien aimé ! J’avais récupéré le livre au pif dans une boîte à livres et bonne surprise. L’intrigue entremêle la ligne temporelle principale et quelques passages où le narrateur raconte ce qu’il fait pendant qu’il rédige le gros de l’histoire, après sa conclusion donc. Le livre joue pas mal sur la répétition de certains passages, de certaines façon de décrire des couleurs, mais c’est resté en dessous du seuils où ça aurait été un gimmick agaçant. Les personnages d’Helen et de Carl sont bien réussis, Mona et Oyster sont trop caricaturaux par contre. Ca aurait mérité un peu plus de magie façon hedge witches avec juste un sort précieusement gardé, là il n’y a que deux occurrences de magie qui existent (les hantises et la chanson d’attrition), découvertes par un tout petit nb de personnes, ça aurait mérité quelques occurrences de plus.

Randonnée au départ de Gourette : dernier jour (5)

Départ de la Hourquette d’Arre pour une journée tout en descente. D’abord vers un promontoire qui nous donne une belle vue sur les lac d’Uzious et du Lavedan, pour qu’on voit sous le soleil ce qu’on avait raté dans la brume du premier jour. Puis on oblique vers le lac d’Anglas où l’on fait une pause repas et baignade, avant de descendre vers Gourette. On rattrape la fourche où on avait obliqué le premier jour, on sauve deux randonneureuses qu’un troupeau de vaches ne voulait pas laisser passer, on se fait aboyer dessus avec intensité par un chien de berger (mais pas un patou heureusement), puis on se retrouve finalement à Gourette et dans la civilisation. On écoute Une belle histoire à fond dans la voiture qui redescend vers la plaine, en regardant le thermomètre lentement remonter.

Les montagnes au matin
Rapace au dessus du lac d’Uzious
Lac d’Uzious depuis le promontoire
Lac d’Anglas et vue sur la vallée menant à Gourette

Randonnée au départ de Gourette : jour 4

Descente tout au fond de la vallée du Soussouéou puis remontée par la vallée de la Quèbe, pour récupérer le GR 10 qu’on suivra jusqu’à Gourette. Bonne montée dans cette vallée secondaire, une baignade dans le ruisseau en haut pour se récompenser, avant d’attaquer la grosse montée vers la Hourquette d’Arre. En se retournant dans la montée, belle vue sur le pic du Midi d’Ossau qui se dévoile peu à peu. Nuit dans la cabane de la Hourquette juste après la montée.

Le Soussouéou
Le fond de la vallée, proche des départs de télésièges
Le fond de la vallée, proche des départs de télésièges
En remontant la Quèbe
Depuis la Hourquette d’Arre

Randonnée au départ de Gourette : jour 3

Troisième jour et enfin du beau temps ! On longe le lac de Migouélou avant de monter au col d’Artouste. De là haut, belle vue sur la ligne du petit train d’Artouste de l’autre côté de la vallée, qu’on compte atteindre puis suivre. Mais d’abord, descente aux lacs de Carnau, puis encore plus bas au lac d’Artouste. Barrage impressionnant sur ce dernier, puis dernière petite descente jusqu’au départ du train. Mais là surprise : le joli tracé de GR le long de la voie ferrée sur la carte représente en fait la voie elle-même, il n’y a pas du tout de chemin qui longe. On se rabat en bougonnant sur la vallée du Soussouéou en contrebas de la ligne, ce qui s’avère être une excellente idée : pendant une journée on ne verra personne et on sera seuls dans une vallée paradisiaque avec des framboisiers, des myrtilles et des cascades. On plante la tente dans la vallée encore assez tôt pour profiter d’une longue soirée chill.

Le lac du Migouélou au lever de soleil
Le barrage au lever de soleil
Le lac au départ de la montée vers le col
Depuis le col
Marmotte au dessus du col
Lacs de Carnau et ligne du train d’Artouste depuis le col de l’Hospitalet
Vers le lac d’Artouste
La vallée du Soussouéou

Randonnée au départ de Gourette : jour 2

Jour 2, on repart toujours sous les nuages, qui ne se lèveront qu’en fin de journée. Comme c’est notre deuxième journée de grosse montée, c’est là aussi bienvenue, même si je râle un peu sur les occasions de photos manquées. On descend dans une première vallée, prend un chemin qui longe une ligne de crête au milieu de la forêt pour éviter de trop redescendre, remontons le long d’un ruisseau jusqu’à passer une épaule et débarquer sur les rives du lac de Pouey Laun. Puis montée depuis le lac jusqu’au col d’Hospitalet et redescente (toujours dans la brume) sur le Migouélou. Les nuages se lèveront le soir pour nous offrir un beau coucher de soleil. On prend notre repas du soir au refuge, le seul jour de la randonnée où on n’était pas en autonomie.

Au départ le second jour
Trappe mystérieuse dans la forêt
Salamandre
Lac de Pouey Laun
Barrage du Migouélou

Randonnée au départ de Gourette : jour 1

5 jours de randonnée à 3 fin juillet, au départ de Gourette, en passant par les lac d’Uzious, de Pouey Laun, de Miguelou, le col puis le lac d’Artouste, la vallée du Soussouéou, le ruisseau de la Quèbe et la hourquette d’Arre avant de redescendre sur Gourette.

Premier jour, arrivée à Gourette, dont l’architecture est par endroit moche même pour une station de ski. Heureusement on quitte vite la station pour commencer à monter, sous un plafond nuageux puis rapidement dans un brouillard qui nous coupe du soleil. Après les mois de canicule toulousains, c’est assez bienvenu de faire notre première journée, avec 1000m de d+, plutôt à la fraîche. C’est par contre évidemment au détriment de la visibilité sur les paysages, on repère notamment la cascade d’Uzious essentiellement à l’oreille.

Au départ de la rando
Vestiges d’occupation humaine
Gros caillou
Une trouée dans le brouillard
Vue depuis le site de bivouac

On plante la tente un peu après une redescente depuis le lac du lavedan, pas loin d’une cabane de berger. On doit éloigner un troupeau de vache trop curieuses avant de pouvoir prendre notre repas du soir.

Silencio, d’Eduardo Casanova

Série espagnole vampirique parue en 2025, en 3 épisodes de 20 minutes. Au 14e siècle, 4 sœurs vampires discutent de ce qu’elles doivent faire en ces temps de peste noire : les vampires ne sont pas affectés par la maladie, mais il devient de plus en plus difficile de trouver du sang non contaminé pour se nourrir. De plus, une d’entre elles est amoureuse d’un humain, ça sœur ainé lui interdit de lui révéler qu’elle est une vampire en lui expliquant que quoi qu’il dise actuellement il a la désistera une fois qu’il saura la vérité sur elle. Dans les années 80, la fille de la vampire amoureuse explique à sa mère désabusée et alité quelle est elle même amoureuse d’une humaine. Enfin dans les années 2020, une virologue et une vampire discutent du fait qu’il est désormais possible de vivre avec le VIH.

C’est assez inclassable. On a à la fois une esthétique très kitsch avec des vampires faits pour être repoussants, des costumes du XIVe siècle tout en rubans et fanfreluches, des années 80 en napperons et permanentes, un discours sur le mythe du vampire, un discours sur le VIH (le réalisateur est séropositif, Act up est mis en scene dans la série). Le mélange du tout fonctionne surprennament bien.

Recommandé.

Le Cercueil de pierre, de Kjell Eriksson

Roman policier suédois paru en 2001. La commissaire Ann Lindell enquête sur le meurtre d’une femme et sa fille, fauchées par une voiture sur une route de campagne. Très vite, il apparaît que le mari de la femme est introuvable et il devient le premier suspect.

Je n’ai pas été convaincu, j’ai trouvé l’écriture assez plate. Les états d’âme de la commissaire m’ont laissé froid, et je n’ai pas trouvé le sujet de l’enquête passionnant.

Bref, bof.

Chicas tristes, de Fernanda Tovar

Film mexicain de 2026. Paula et La Maestra sont deux amies de 16 ans. Elles sont dans la même équipe de natation et elles habitent dans le même quartier. Paula est attirée par Daniel, qui est dans leur équipe aussi. La Maestra le dit a Daniel lors de la fête du Nouvel An, qui va violer Paula.

Le film est centré sur la relation entre les deux amies, et sur son évolution une fois que Paula raconte à La Maestra ce qui s’est passé. On voit les deux filles dans leur quotidien, qui vont alors l’entraînement de natation à leur cours de danse dans la rue où ils traînent chez l’une ou chez l’autre compagnie des membres de leur famille. C’est un très beau portrait d’amitié, on voit les petits riens qui forment leur quotidien, leurs références communes. Les actrices principales sont excellentes, les seconds rôles sont très réussis aussi (mention spéciale au frère de La Maestra). C’est aussi très bien filmé, avec des cadrages qui exploitent les nombreux moments à la piscine avec des scènes sous l’eau, des éléments filmés dans des reflets ou à travers des vitres. Ça met aussi bien en scène l’environnement, avec des plans sur d

Recommandé, avec le TW de circonstance.

Avatar Aang: The Last Airbender, de Lauren Montgomery et William Mata

Film d’animation étatsunien paru en 2026, situé dans l’univers d’Avatar The Last Airbender. On retrouve Aang et son gang, 13 ans après la fin des événements de la série. Le monde est en paix, mais Aang essaie toujours de retrouver des reliques de la culture des nomades de l’air. Il est attaqué par une bande de non benders qui lui vole une relique. Il découvre qu’il s’agit d’une relique de Sonam, une Avatar issue des nomades de l’air, qui avait réussit a communier avec le monde des esprits au point de pouvoir donner le pouvoir du bending à de nouvelles personnes. Convaincu que retrouver la trace de Sonam lui permettra de faire revivre les Nomades de l’air, Aang se lance dans un voyage périlleux, au cours duquel il va découvrir un autre Airbender prisonnier des glaces comme lui…

C’était sympa de retrouver les personnages d’Avatar et ça donne de quoi patienter d’ici la sortie de la série en fin d’année, mais l’histoire du film n’était pas passionnante. C’est une quête assez straightforward avec le gimmick d’un personnage issu du passé aux motivations troubles. De plus, ayant déjà vu Korra, on sait que Aang ne va pas faire apparaître de nouveaux airbenders. J’ai bien aimé toute la première partie et notamment ce qui se passe sur le mont Badyu (très jolies scènes de montagnes même si on comprend pas trop pourquoi Aang escalade plutôt que d’utiliser son glider), les Denied par contre font un groupe d’ennemis un peu cliché, yet again des nonbenders vénères et violents (et tant qu’à faire ils auraient directement pu les lier aux Equalists de la S1 de Korra).