Archives par mot-clé : jeu vidéo textuel

TR-49, du studio Inkle

jeu vidéo paru en 2026, par le même studio qu’Expelled! et Heaven’s Vault. Tout le jeu se passe en face d’une machine dérivée d’Enigma. Créée pour trouver des corrélations, ses créateurs l’ont nourrie de dizaines de textes, entré littéralement en détruisant des livres pour introduire page après page dans la machine. Chaque texte est muni d’un code de référence, la machine fonctionnant comme une archive (of its creators’ own). Il va falloir naviguer a l’aide de ces codes de référence, le seul input qu’on peut donner a la machine, en comprenant leurs conventions de création, pour réussir à dénicher de plus en plus de documents. Mais on ne voit jamais les documents eux même : juste le paratexte saisi lors de leur entrée dans la machine, ou ajouté a posteriori par les différents utilisateurs de la machine. Le principe est tout bête et fait très Immortality (mais avec des textes a la place des rushs), mais fonctionne très bien. Il y a par contre une espèce de concept métaphysique rajouté au milieu de l’histoire pour rajouter de l’enjeu, que je trouve assez peu convaincant et mal amené. Je pense qu’avec ce qui était posé comme idée sur la machine, il y avait moyen de faire quelque chose de plus trippant, à base de faussaire de livres (puisque la machine peut visiblement inférer des œuvres si on lui donne suffisamment de contexte), de plagiat par anticipation et d’enquête pour recréer les œuvres perdues de Judith Shakespeare.

Recommandé si vous aimez farfouiller dans des archives.

Open Sorcery, d’Abigail Corfman

Jeu vidéo textuel et court publié en 2016. On joue BEL/S, un programme informagique (un élémentaire de feu qui suit des instructions en C++) qui a été créé pour servir de pare feu à une petite communauté : une école, une maison de retraite, et les logements de ses deux créateurs. Journée après journée, on va identifier des malwares magiques et les expulser de notre système. Mais au contact des humains et des malwares, BEL/S va progressivement prendre conscience d’elle-même et dépasser sa programmation initiale.

J’ai bien aimé ! C’est de la même développeuse que 16 ways to kill a vampire at McDonald’s, que j’avais beaucoup aimé. Le style de d’Open Sorcery est un peu différent, avec quelques légères animations, et l’univers de l’histoire est complètement différent. Plusieurs fins possibles, ce qui lui donne une légère rejouabilité.

Recommandé si vous aimez le textuel, les programmes sentients et la magie.