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Godzilla: King of the Monsters, de Michael Dougherty

Film d’action américain de 2019. C’était assez mauvais. J’étais attiré par le côté « il y a une organisation gouvernementale qui étudie les kaijū pour les comprendre », mais en fait ça prend cinq minutes du film. Pour le reste, le scénario n’a aucun sens (y’a la Terre Creuse ! y’a de la fausse science ! y’a des gens qui se téléportent pour les besoins du scénario !), les personnages sont très peu crédibles, et malgré les gros moyens dans les effets spéciaux, si les deux monstres principaux (Godzilla et Gidorah) sont cools, le design des autres est assez raté. Regardez plutôt Pacific Rim pour un film de kaijū sympa.

Le poster est joli cependant.

Punishment Park, de Peter Watkins

Film états-unien de 1971. Sous la présidence de Nixon, les États-Unis passent sous État d’urgence et se lancent dans des tribunaux d’exception pour juger les éléments séditieux (comprendre : n’importe qui vaguement de gauche). Le film alterne entre une session d’un de ces tribunaux et l’exécution de la peine proposée comme alternative à l’emprisonnement pour 10 ans et plus : tenter d’atteindre un drapeau dans le Punishment Park, une zone désertique qui sert d’entraînement aux différentes forces armées des US. Évidemment les dés sont pipés, et les trois jours de marche dans un désert sans eau ni nourriture sont infaisables…

Le film est présenté comme un documentaire tourné par des journalistes européens sur les dérives des US. Il met très bien en scène l’arbitraire policier et judiciaire, le jury du tribunal joue d’ailleurs très bien les gens de droite qui ne comprennent pas pourquoi tout ces agités de gauchistes cassent des vitres au lieu de se présenter à leur bureau de conscription, alors même que le pays traverse une grave crise. Bref, c’est bien mis en scène et assez badant, le fascisme dans toute sa mesquinerie ordinaire.

Minari, de Lee Isaac Chung

Film américain de 2020. Dans les années 80s, une famille originaire de Corée déménage de la Californie à l’Arkansas. Les deux parents travaillent comme sexeurs de poussins, mais le père a l’ambition d’investir pour monter une ferme de légumes coréens pour fournir la diaspora et se sortir du salariat. La mère ne partage pas sa vision et a peur qu’ils y perdent leurs économies, alors que leur fils a un souffle au cœur qui pourrait nécessiter une opération coûteuse. Ils sont bientôt rejoints par la grand-mère maternelle qui émigre de Corée pour les rejoindre, et clashe avec son petit-fils qui trouve qu’elle ne correspond pas du tout au stéréotype d’une grand-mère américaine.

C’est assez lent mais c’était très bien. Le film montre la vie d’une famille de cols-bleus dans l’Amérique rural et la tension que provoque le rêve de réussite du père, qui prend des risques et fait passer sa famille au second plan pour réaliser ses ambitions. Les personnages s’expriment moitié en anglais moitié en coréen selon les situations, et le film prend le temps d’installer les enjeux, les points de vue des différents personnages, de montrer les paysages et les interactions avec les personnages secondaires. Le personnage de la grand-mère est super, très réussi.

Escape from New York, de John Carpenter

Film étatsunien de 1981, au scénario basique : Manhattan est devenue une prison de haute sécurité géante (sic), l’avion du président se crashe dedans (resic), et on envoie le meilleur élément de l’armée américaine le chercher. Sauf que les États-Unis ont une petite tendance facho (indiquée par le fait de changer une de ses plus grandes villes en prison sans espoir de réinsertion), que le Président est méprisable et que l’agent des Forces Spéciales a été condamné pour le braquage de la réserve fédérale.

J’ai une certaine affection pour ce film mais il n’y a rien d’incroyable dedans, même s’il pose une ambiance (avec le trip tout le monde avec des costumes chelous parce que y’a pas de société stable dans la prison et que comme chacun sait, anarchie=costumes chéper, tsé). Le principal mérite de ce film, pour être honnête, c’est d’avoir permis par son succès un peu random qu’on demande à Carpenter de refaire un truc du même genre et que lui, taquin, commette Escape from LA, suite-décalque upped to eleven du premier, qui pour le coup est très bien.

Twelve Angry Men, de Sidney Lumet

Film étatsunien paru en 1957. Un jury se retire pour délibérer du cas d’un jeune qui aurait assassiné son père. Tous sauf un (Henry Fonda) sont prêts à le condamner sur le champ. Un huis-clos se déroule, le temps d’obtenir un verdict unanime. Très bon film, très intense alors qu’il n’y a que de la discussion et aucune action. Les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles.