Un film d’espions britannique un peu dépoussiéré. C’est créatif au niveau de la violence et de la mise en scène, le méchant est fort bon (déjà, c’est Samuel L. Jackson, ça aide) mais le scénario est réac à souhait. Ça partait bien pourtant avec un héros issu des classes populaires, mais il adopte juste tous les codes d’une aristocratie élitiste sans se poser de questions, les personnages féminins sont inutiles à souhait (sauf la femme de main du méchant, mais qui visiblement couche avec lui…) et se comptent sur les doigts d’une main. Et en plus la solution du méchant au changement climatique c’est « tuer les pauvres » alors que la majeure partie des émissions sont dues à quelques mégacorporations et à leur politique de profit des actionnaires. Bref, vous pouvez regarder pour la photographie mais avec votre sens critique en action.
Archives de catégorie : Screens, thousands of them
Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー)
Film du studio Ghibli réalisé par Hiromasa Yonebayashi. Une fille de 12 ans est envoyé à la campagne par sa mère vivre avec des oncles et tantes distants. Elle découvre dans une village une grande maison qui lui semble étrangement familière et commence à avoir des visions d’une fille blonde qui l’entraîne avec elle vivre des aventures étranges…
Très bien réalisé, une petite vibe « Totoro, 10 ans après », on ne sait pas trop où le film veut en venir et s’il faut être inquiet pour le personnage (comme dans Totoro, hein). J’ai trouvé la fin un peu faible (dans le sens où la résolution n’est pas très satisfaisante) et que y’avait un peu de queer-baiting mais globalement c’est un cool film
17776, de Jon Bois
Une oeuvre dont je ne vous spoilerai pas le sujet, avec du texte, des images et des vidéos. C’est narratif, ça se lit (sur écran) en quelques heures, c’est original et bien foutu et c’est très wtf. Do recommand.
Disponible en suivant ce lien.
American Gods, saison 1
Adaptation du roman éponyme de Neil Gaiman. L’esthétique bien foutue (juste un peu dubitatif sur certains effets spéciaux du dernier épisode). Le générique est superbe et la bande son est cool même si elle ne prend pas de gros risques. Une série de belle facture.
J’ai lu le livre il y a longtemps donc je ne me rappelle pas de tout mais je trouve que le concept de « rebranding » des dieux proposé par les Nouvelles Idoles est intéressant et plus fouillé/présenté que dans le bouquin.
Waterworld
Film de 1995 de Kevin Reynolds avec Kevin Costner. Suite à la fonte des glaces, le niveau de la mer est monté jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de terres émergées. Cinq cent ans plus tard, l’Humanité (ou ce qu’il en reste) vit sur des bateaux et plates-formes flottantes. Et se murmure la légende d’une terre émergée, le dryland. C’est du bon post-apocalyptique comme je les aime avec une énorme attention portée au décor, un pendant aquatique à Mad Max bien réussi. Par contre l’histoire tient sur un timbre poche et les rôles féminins sont inexistants. Mais Costner est bon dans son rôle d’anti-héros avec des branchies, mutique et solitaire. Son trimaran transformable est vachement cool aussi. J’ai beaucoup aimé même s’il y a des longueurs.
Missions, de Julien Lacombe
Série française produite par OCS, sur une mission européenne habitée qui va sur Mars. Pas très réaliste (dans le sens une mission spatiale ça ne se déroule pas comme ça, les personnages font n’imp et les technologies aussi d’ailleurs) mais sympa à regarder (épisodes de 20 minutes, ça va vite). Un plot twist intéressant vers la fin de la saison mais qui aurait gagné a être mieux mis en scène La fin est confuse et les personnages font des trucs randoms juste pour faire avancer l’intrigue, c’est dommage. La musique (et les visuels) du générique est cool.
The Girl with all the Gifts
Film anglais réalisé par Colm McCarthy, depuis un roman de M.R. Carey.
Un film de zombies dont le personnage principale est une fille noire de 10 ans et zombie (et super bien jouée par Sennia Nanua). Ça a l’efficacité des films d’ambiance anglais, avec de bonnes questions posées et des décors très réussis. Quelques trous de scénario mais qu’on lui passe bien volontiers. Ça a un petit côté Je suis une légende (le livre) mais du point de vue des non-humains.
Steven Universe, de Rebecca Sugar
Saison 1 et 2
Série d’animation relatant les aventures de Steven, enfant vivant avec les Crystal Gems, des créatures non humaines protégeant la Terre. Inclusif, joyeux, avec des chansons, c’est assez cool (Et vous pouvez en trouver une analyse plus poussée ici).
Saison 3
La série continue d’être très bien. Si vous avez des enfants, faites leur regarder, si vous n’en avez pas regardez-la vous-même (si vous avez des enfants, regardez-la avec eux d’ailleurs). Des problèmes et questions commencent à trouver leurs réponses (les traumatismes de Pearl, le passé de Greg, le passé de Rose…
Saison 4 et 5 ?
C’est un peu dur de suivre où s’arrêtent les saisons au vu de la politique de diffusion de Cartoon Network. Mais ça continue d’être fort cool, des éléments de l’univers plus vaste se dévoilent peu à peu (on a vu Homeworld, des détails sur le bris de Pink Diamond, des explications sur les origines de Lion…) C’est cool, on voit que Rebecca Sugar a un plan d’ensemble pour le dessin animé et le déroule peu à peu.
Archer, post agrégé
Saison 1 à 6
Une agence d’espionnage où tous les employés sont totalement dysfonctionnels. Ca joue sur tous les clichés des films d’espionnage et c’est très sympa à regarder. Beaucoup de running gags qui se construisent sur la durée, la série étant minutieuse dans l’archivage de ses absurdités.
Saison 7
Nouvelle saison, nouvel environnement : les personnages sont désormais détectives privés à Los Angeles. Certains épisodes un peu inférieurs au niveau habituel de la série mais globalement toujours une bonne série.
Saison 8
Je n’étais pas très enthousiasmé par l’idée du changement d’univers au début de la saison, mais au final ça prend plutôt pas mal, la nouvelle distribution des rôles réussit bien. Visiblement il ne reste plus que deux saisons à la série, je me demande comment tout ça va finir.
Orwell, d’Osmotic Studios
Un jeu vidéo qui fait un peu penser à Papers, please. On joue l’élément humain chargé d’analyser des données et de les relier entre elles dans le système de surveillance globale type NSA d’un pays imaginaire. C’est assez linéaire mais l’histoire racontée est intéressante et le parti pris de la dénonciation du système est bien mis en scène.