Film composé de 6 courts métrage indépendants mais tous tournés dans le même style, dans une ambiance de western. C’est intéressant mais j’aurai préféré une histoire développé sur toute la durée du film. Là il n’y à guère que Near Algodones et All Gold Canyon qui présentent une histoire complète, je trouve. Les autres sont intéresante mais manquent de développement.
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Kin, de Josh et Jonathan Baker
Un film de science-fiction discrète. Détroit, de nos jours. Un adolescent s’introduit dans des bâtiments abandonnés pour y récupérer des métaux à revendre pour se faire un peu d’argent de poche. Un jour, il y trouve une arme futuriste. Simultanément, son frère sort de prison et doit de l’argent aux caïds locaux…
J’ai vu pas mal de mauvaises critiques mais je pense que j’ai bien aimé pour la raison pour laquelle les gens n’ont pas aimé : c’est pas un film qui t’impose un univers de SF. Y’a des éléments, mis en scène avec de bons effets spéciaux, mais c’est pas le cœur de l’histoire. Les deux frères se retrouve dans un road-trip crapuleux, et leur arme futuriste y joue le rôle de toute arme dans ce genre de situation, elle n’est pas placée à part par son origine mystérieuse. Très bonne bande-son de Mogwai, de beaux décors et de jolis plans. Le perso de Milly est intéressant mais c’est pas un perso féminin original pour un sou, et c’est le seul… Et la fin fait assez greffée sur le reste du film pour pouvoir y coller une suite, le ton dénote complêtement avec le reste. Mais j’ai globalement beaucoup aimé l’ambiance.
Recommandé.
Sorry to bother you, de Boots Riley
Film américain surréaliste. Un homme décroche un post de base dans une entreprise de télémarketing. En utilisant sa « voix de blanc », il devient incroyablement doué dans son job, et est promu « Power Caller », passant de la vente d’encyclopédies à celle d’armement à des dictateurs, ou de force de travail captive à des compagnies fabriquant des ordiphones. Il doit choisir entre sa carrière, le succès et la richesse, et ses convictions et ses amis.
Le fim est assez WTF à pas mal de moment mais fort sympa, un côté Terry Gilliam dans l’approche cinématographiques.
Je recommande.
The Rain, de Jannik Tai Mosholt, Esben Toft Jacobsen et Christian Potalivo.
Série post-apocalyptique danoise. Une compagnie pharmaceutique a relâché un virus dans l’atmosphère, rendant la pluie au dessus d’une zone du Danemark mortelle. Le scientifique qui a aidé à créer le virus met ses enfants à l’abri dans un bunker créé par l’entreprise pour les cas d’urgence. Puis il disparaît. Six ans plus tard, arrivés au bout des stocks de nourriture du bunker, les enfants se résolvent à sortir…
Le concept est vachement bien, la réalisation pêche un peu par moment. Durant l’épisode 3 notamment, les personnages agissent de façon totalement incohérente. Pour le reste c’est joliment filmé. De beaux paysages, des dynamiques de groupe intéressantes (même si on s’attendrait à ce que Rasmus et Simone, après 6 ans à se fréquenter exclusivement l’un l’autre, soit un peu moins à l’aise en présence soudaine d’autant d’inconnus).
Venom, de Ruben Fleischer
Film inspiré du personnage de Marvel qui apparaît dans les histoires de Spider-Man. C’était pas un très bon film. L’histoire n’a pas grand intérêt, une jolie séquence de course-poursuite en moto mais le reste des scènes de combat ne sont pas très intéressantes. Persos clichés. Y’avait du potentiel pour faire qq chose d’intéressant en montrant le symbiote avec plusieurs hôtes, mais in fine alors qu’ils auraient pu faire des trucs intéressant avec des enfants, des personnes âgées, un chien… la seule autre symbiose qu’on voit (à part le méchant, ofc) c’est l’intérêt amoureux du héros, et surprise surprise, la symbiose est sursexualisé. Trèèèèès imaginatif dis-donc.
Ne recommande pas.
House of Cards, saison 4, 5 et 6
Saison 4 :
Arf. Cette série tourne de plus en plus au mélodrame. Je m’en fiche des histoires de cœur et de cul personnellement, je veux voir des manœuvres politiques tordues ! Je trouve que le ressort dramatique de la série a disparu et qu’elle se laisse vivre. Après c’est toujours très joliment filmé, pas de problème de ce côté là, mais ça ne suffit pas.
(je pensais avoir passé en revue les autres saison qq part mais visiblement non. J’ai pas regardé la saison 5 depuis et j’ai un peu la flemme de le faire, on verra).
Saison 5 :
J’ai regardé à la suite les saisons 5 et 6 histoire de finir la série. J’ai trouvé la saison 6 pas mal, y’a quelques longueurs qui restent mais l’histoire a été resserrée sur un nombre plus petit de personnages, et ça améliore grandement les choses. La saison se concentre sur comment Frank Underwood s’arrange pour se faire élire face à un adversaire plus populaire. Le détail de ce qu’il fait est pas forcément très crédible, mais c’est intéressant sur le détail de comment les institutions fonctionnent face à des cas extrêmes. Dans les « faits », son vol de l’élection passe mais sans faire suffisamment de dommages pour qu’il risque un impeachment. Sauf que du coup c’est sa vice-présidente qui prend le relais, ça relance pas une élection… J’ai bien aimé les passages où Claire était Acting President en attendant que le choix du président soit déterminé. La tension entre Frank conseiller de l’ombre et ses envies d’indépendances étaient prometteurs. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jane Davies aussi.
Saison 6 :
W.T.F. Y’avait tout pour que ce soit une saison intéressante, sauf qu’ils ont tout fait mal. Introduire soudainement deux nouveaux grands méchants, ne pas reprendre les enjeux de la précédente, totalement ignorer le cœur de la série qui est la manipulation des institutions, changer tout d’un coup comment se comportent des personnages clefs (coucou Petrov) et un final qui n’a aucun sens. C’était tellement absurde que c’en était divertissant, mais un peu décevant quand même. Ils ont voulu passer un message féministe aussi, mais ils échouent dans les grandes largeurs.
Ad Vitam, de Sébastien Mounier et Thomas Cailley
Série de science-fiction française diffusée sur Arte. Suite à des recherches sur le génome d’une espèce de méduse, un traitement de régénération des humains, promettant l’immortalité, a été mis au point et est disponible démocratiquement. Dans cette société qui a vaincu la mort, la place de la jeunesse se pose : alors qu’un référendum sur le contrôle des naissances pointe à l’horizon et que l’Humanité fête l’anniversaire de sa doyenne de 170 ans, 7 corps de mineurs avec une balle dans la tempe sont retrouvés sur une plage. Est-ce le retour des vagues de suicides de mineurs qui avaient ravagé le pays il y a 10 ans de cela ? L’enquête est confiée à un policier centenaire qui décide de demander l’assistance de Christa, mineure et seule rescapée des vagues de suicides de la décennie passée.
Y’a une jolie esthétique et la série pose des questions intéressantes, après comme souvent avec les séries de SF fr, le concept est pas exploité à fond parce qu’ils voulaient raconter une histoire précise, et c’est un peu lent et contemplatif. La fin est pas très intéressante malheureusement, ça c’est dommage.
Les Indestructibles II, des studios Pixar
Un film de super-héros d’animation sympa à regarder, mais très classique. L’opposant principal a la même approche des super-héros que Lex Luthor vis-à-vis de Superman.
Y’a une esthétique sympa avec le côté « Années 50 triomphantes » et l’art Déco, mais sinon, well, c’est sans surprise très familial.
Maniac, de Cary Joji Fukunaga
Série Netflix en 10 épisodes. L’action prend place dans un univers rétrofuturiste type formicapunk (c’est bon, j’ai placé tous les mots clefs). 10 personnes acceptent contre rétribution de tester un traitement expérimental supposé remplacer la psychothérapie par 3 pilules. On va particulièrement en suivre 2, Annie et Owen, ainsi que les deux docteurs dirigeant le programme. L’essai clinique prend place au sein des locaux de la compagnie pharmaceutique, et est suivi par un ordinateur sophistiqué enregistrant l’état mental des cobayes pour suivre l’efficacité du traitement. La série alterne entre différents niveau de réalité, le traitement donnant des hallucinations ultraréalistes aux participants.
Que dire de plus ? C’était fort cool à regarder, un espèce de croisement entre Dirk Gently et Inception. L
The Man in the High Castle, saison 2 & 3
Saison 3 :
Pfff, c’est quand même très lent comme série. Toujours impressionnant au niveau des décors et de la production, mais on voudrait plus de trucs qui se passent. Les points intéressant de cette saison : le concept de Jahr Null et l’effacement de l’histoire américaine par le nouveau régime (d’ailleurs je pense qu’ils auraient pu montrer plus de tensions sur ce point entre les nazis US et les nazis Allemands), le montage parallèle entre la bar mitzvah et la cérémonie pour le nouveau Reichmarshall (avec les discours sur le rapport à la mémoire), le « street art contestataire », la psychanalyse sous régime fasciste. Mais par ailleurs beaucoup de lignes narratives qui n’apportent pas grand chose et tournent un peu en rond. Une incursion dans des territoires un peu plus directement science-fictifs, mais faite siiiiii lentement qu’à la fin de la saison on n’a eu que des prémices. Je pense que la série veut montrer bien trop de trucs à la fois et gagnerait à se reconcentrer sur un plus petit nombre de lignes narratives (et en même temps je voudrais bien qu’ils montrent d’autres parties du monde que les US)
Saison 2 :
Je l’ai trouvé meilleure que la première, déjà parce qu’il se passe largement plus de trucs, et parce que l’expansion des lignes narratives fait que l’on voit une plus grande partie du monde et de son organisation sociale. Globalement je trouve que la série est assez doué pour te montrer comment pour les personnages l’organisation du monde tel qu’il est est parfaitement normale, et te montrer à toi que c’est absolument horrible et inhumain. Cette série démontre assez magistralement que la forme sérielle (à gros moyens) est vraiment parfaite pour mettre en scène une uchronie, en vertu de tous les détails que tu peux juste faire passer dans le décor, ce qui permet d’éviter l’écueil des scènes d’exposition du type « Comme vous le savez Sarah, en 1918, l’Empire Malgache a lâché la première bombe à neutrons sur La Mecque, déclenchant… » (le reste de l’uchronie est laissé en exercice aux lecteurices). Là ça marche très bien, j’ai notamment apprécié l’arc « Desperates Housewives of the American Reich » qui montre comment l’idéologie nazie ne change pas grand chose au jeu social ultra corseté de l’Amérique des années 60s. Par contre du coup question un peu perturbante, est-ce que pour les besoins de la production il a été créé masse objets avec des petites croix gammées un peu partout ? Et si oui, qu’est-ce qu’ils vont en faire ? Est-ce que ça risque de se retrouver dans la nature et dans les mains des néonazis qui font leur grand comeback en Amérique (dans l’Amérique réelle, veux-je malheureusement dire, pas dans celle de la série) ?