Film d’horreur australien paru en 2026. Suite à (on suppose) la mort du père, Naim et sa mère Arlène ont déménagé dans une petite communauté rurale australienne, fortement religieuse (tendance évangélique). Arlène s’est tourné vers sa foi depuis cette disparition et il est important pour elle que Naim grandisse dans un environnement croyant. Naim a cependant d’autres plans. Gay, il commencer une relation avec Ryan, un garçon de son lycée. Mais après avoir vu ce dernier embrasser un autre garçon, il les dénonce au pasteur (ou whatever l’équivalent chez les évangéliques). Un prêtre itinérant vient alors réaliser un rituel de « purification » sur les deux hommes, à la suite duquel ils vont voir dès qu’ils sont seuls une créature qui prend l’apparence de leur amoureux pour tenter de les tuer.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance. On est dans l’arrière pays australien, pas un outback désertique mais plutôt des espèces de banlieue pauvres ponctuées d’usines, de lignes électriques et de bâtiments abandonnés. Les jeunes acteurs sont très bons dans leur rôle. Le fonctionnement du monstre rappelle It follows (invisible sauf à celui qu’il poursuit, avançant inexorablement vers sa victime), mais sa weaponization par des communautés religieuses homophobes est intéressante. Le fait qu’il prenne les traits de l’être aimé (et pas seulement les traits, il parle, fait référence à des événements passés) et du coup lie ensemble désir et danger est très bien pensé. Ça fait évidemment penser aussi bien à l’épidémie de sida, mais aussi aux homophobes qui tendent des pièges sur les applis de rencontre. Et si la créature est réussie, les véritables monstres sont cependant la communauté évangélique prête à lâcher cette créature sur leurs enfants queers parce que « la peur est nécessaire », et qui refuse d’entendre et d’aider ces enfants.
Recommandé.