Petit jeu 2D de plateforme énigme, avec un univers inspiré des gravures d’Escher. Simple, efficace, et se finit relativement rapidement, bon degré de difficulté pour moi.
Archives de catégorie : Culture/Procrastination
La cache, de Christophe Boltanski
Un roman typiquement français, où l’auteur/narrateur revient sur le passé de sa famille. J’étais un peu dubitatif au début, mais en fait ça se lit bien, la narration qui fait des allers-retours dans le temps fait que l’on comprend au fur et à mesure les tenants et les aboutissants de l’histoire. Accessoirement les travaux de son père sont pas du tout évoqués dans le bouquin (contrairement à ceux de ses oncles), mais c’est le fils du sociologue Luc Boltanski.
Alice isn’t Dead saison 2, par Joseph Fink
Podcast sur une conductrice de camion qui cherche à retrouver sa femme disparue. La première saison était vachement cool, la forme narrative du podcast marchait très bien.
Moins satisfaisante que la première saison, mais toujours sympa. Les musiques sont cools, la narration est bien menée, mais l’histoire est moins bien fichue.
Master of None, d’Aziz Anzari et Alan Yang
Saison 1 :
Série en dix épisodes sur la vie d’un acteur new-yorkais d’origine indienne. La série est efficace, elle parle de relations amoureuses, amicales et familiales, de racisme et de sexisme, de la vie dans nos sociétés occidentales contemporaines et connectées et Anzari est excellent dedans.
Saison 2:
Super premier épisode, filmé en noir et blanc (de façon générale j’aime beaucoup les séries qui font des expérimentations esthétiques de ce genre et sortent un peu de la caméra neutre). De façon générale c’est une bonne saison, je pense que j’ai préféré les épisodes auto-suffisants à ceux qui développaient l’intrigue de la série. Mention spéciale à l’utilisation de la langue (de l’italien principalement mais aussi de la langue des signes, un peu du français), avec des personnages qui parlent tous dans leur langue sans sous-titres incrustés dans la vidéo.
J’ai trouvé la romance développé un peu convenue mais le fil narratif sur la carrière télévisuelle de Dev est intéressant (et j’ai trouvé intéressant d’avoir un personnage (Chef Jeff) présenté du point de vue masculin de Dev comme positif, avant qu’on ait la révélation qu’il est un prédateur sexuel et que Dev se retrouve dans une position inconfortable en travaillant avec lui. Après je trouve qu’il aurait été intéressant d’avoir justement un épisode montrant d’un point de vue féminin les interactions avec Chef Jeff pour que ce ne soit pas présenté juste à travers le regard de Dev (et comme un dilemme un peu abstrait pour lui).
Et pour ne rien gâcher, la bande-son de la série est vachement bien.
Smart, de Frédéric Martel
Essai sur l’usage d’Internet à travers le monde, dont la thèse est que ces usages varient considérablement en terme de censure, de services utilisés, de sites consultés, en fonction des différents territoires géographiques, linguistiques, communautaires, au point qu’il faudrait parler des internets plutôt que de l’Internet unique. Intéressant mais inégal, il y a des moments où Martel est trop dans le descriptif (voire dans le narratif, à la Robert Fisk (paie ta comparaison compréhensible par quatre personnes) et pas assez dans l’analyse. « Là y’a ça ». Eh bah c’est super.
Plus pertinent quand il parle spécifiquement des modifications de la façon dont on consomme la culture avec Internet, ce qui à l’air d’être plus son turf.
Kingsmen, de Matthew Vaughn
Un film d’espions britannique un peu dépoussiéré. C’est créatif au niveau de la violence et de la mise en scène, le méchant est fort bon (déjà, c’est Samuel L. Jackson, ça aide) mais le scénario est réac à souhait. Ça partait bien pourtant avec un héros issu des classes populaires, mais il adopte juste tous les codes d’une aristocratie élitiste sans se poser de questions, les personnages féminins sont inutiles à souhait (sauf la femme de main du méchant, mais qui visiblement couche avec lui…) et se comptent sur les doigts d’une main. Et en plus la solution du méchant au changement climatique c’est « tuer les pauvres » alors que la majeure partie des émissions sont dues à quelques mégacorporations et à leur politique de profit des actionnaires. Bref, vous pouvez regarder pour la photographie mais avec votre sens critique en action.
Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー)
Film du studio Ghibli réalisé par Hiromasa Yonebayashi. Une fille de 12 ans est envoyé à la campagne par sa mère vivre avec des oncles et tantes distants. Elle découvre dans une village une grande maison qui lui semble étrangement familière et commence à avoir des visions d’une fille blonde qui l’entraîne avec elle vivre des aventures étranges…
Très bien réalisé, une petite vibe « Totoro, 10 ans après », on ne sait pas trop où le film veut en venir et s’il faut être inquiet pour le personnage (comme dans Totoro, hein). J’ai trouvé la fin un peu faible (dans le sens où la résolution n’est pas très satisfaisante) et que y’avait un peu de queer-baiting mais globalement c’est un cool film
17776, de Jon Bois
Une oeuvre dont je ne vous spoilerai pas le sujet, avec du texte, des images et des vidéos. C’est narratif, ça se lit (sur écran) en quelques heures, c’est original et bien foutu et c’est très wtf. Do recommand.
Disponible en suivant ce lien.
American Gods, saison 1
Adaptation du roman éponyme de Neil Gaiman. L’esthétique bien foutue (juste un peu dubitatif sur certains effets spéciaux du dernier épisode). Le générique est superbe et la bande son est cool même si elle ne prend pas de gros risques. Une série de belle facture.
J’ai lu le livre il y a longtemps donc je ne me rappelle pas de tout mais je trouve que le concept de « rebranding » des dieux proposé par les Nouvelles Idoles est intéressant et plus fouillé/présenté que dans le bouquin.
Waterworld
Film de 1995 de Kevin Reynolds avec Kevin Costner. Suite à la fonte des glaces, le niveau de la mer est monté jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de terres émergées. Cinq cent ans plus tard, l’Humanité (ou ce qu’il en reste) vit sur des bateaux et plates-formes flottantes. Et se murmure la légende d’une terre émergée, le dryland. C’est du bon post-apocalyptique comme je les aime avec une énorme attention portée au décor, un pendant aquatique à Mad Max bien réussi. Par contre l’histoire tient sur un timbre poche et les rôles féminins sont inexistants. Mais Costner est bon dans son rôle d’anti-héros avec des branchies, mutique et solitaire. Son trimaran transformable est vachement cool aussi. J’ai beaucoup aimé même s’il y a des longueurs.