My name is Nobody, de Tonino Valerii

Western de 1973. Il raconte les trajectoires croisées de deux cowboys alors que la Conquête de l’Ouest touche à sa fin. Jack Beauregard est une des légendes de l’Ouest, tireur hors pair et défenseur de la veuve et de l’orphelin, l’incarnation du cowboy platonicien en quelque sorte. Mais il se fait vieux et cherche à quitter l’Ouest pour l’Europe ou il pourra vivre tranquille sans qu’on cherche à le défier pour être celui qui a abattu la légende. Nobody est un jeune homme lunaire, tireur incroyablement rapide aussi, grand admirateur de Beauregard, qui veut le voir accomplir un dernier éclat qui le ferait rentrer dans la légende pour l’éternité. Il correspond assez peu à l’archétype du cowboy pour le coup puisqu’il n’arrête pas de faire le pitre.
Le film montre comment Nobody va manipuler les événements pour aider Jack mais aussi le forcer à accomplir l’exploit qu’il voulait le voir réaliser.

C’est lent comme tout bon western spaghetti. Ça parle du bon vieux thème des faits vs la légende, de la fin d’une époque. De belles scènes (l’affrontement chez le barbier qui ouvre le film, les démonstrations de vitesse de Nobody, le concours de visée dans le bar). Pas enthousiasmé par la bande son par contre, Morriconne part trop sur le côté comique du film à mon goût.
Je suis content de l’avoir vu, mais il n’est pas au niveau de la Trilogie des Dollars je trouve.

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