L’ascension du Mont Kenya

Ça a commencé par de vagues projets, comme toujours. « Ce serait sympa de, un des trucs que je voudrais faire c’est ». Puis ça c’est lentement concrétisé. « On pourrait faire ça le tant, je connais un gars qui ». Et finalement c’était là, devant nous comme une évidence : on allait grimper le Mont Kenya. Le matériel avait été récupéré aux quatre coins de Nairobi parmi les gens qui avaient l’ascension, et nous étions vendredi matin en train de contempler deux voitures avec sept paires d’yeux. Il a fallu arrêter de contempler et rentrer dans les voitures, prendre la route de Thika, puis obliquer vers Nyeri et Nanyuki, où le guide et les porteurs nous ont rejoint.
Nous sommes rentrés dans le parc naturel qui entoure la montagne par la porte Nord : c’est la plus éloignée de Nairobi, mais la voie jusqu’au sommet est la plus courte, et nous n’avons qu’un weekend. Pour la même raison, nous continuons en voiture jusqu’au premier camp, Old Moses. Une des voitures fume un peu, le voyant de température s’allume. Avec Mitterand (les membres de l’expédition auront pour pseudonyme des présidents français), prof d’histoire géo au lycée français de Nairobi, nous décidons de finir à pied pour alléger les voitures. Deux heures de marche pour se mettre en jambe ce premier jour. Le camp est spartiate, le cuistot nous fait deux kilos de riz pour repas, et nous faisons un whilst pour tuer le temps.
Nous nous couchons tôt pour nous lever à 6h. Riz au petit déjeuner (avec du thé et des fruits, tout de même). Départ pour Shipton Camp, le camp au pied du sommet. La végétation change peu à peu au cour de la marche, pour devenir franchement extraterrestre. Les roches présentent d’énormes cristaux : le Mont Kenya est un ancien volcan créé par l’ouverture du Rift, et les roches doivent être des trachytes et des kenytes.
Pique nique au bord de la rivière coulant au fond de la vallée que nous remontons, puis c’est reparti. Arrivée à Shipton à 14h, sieste, gouter, whilst, dodo vers 19h.

Dernier jours, 3h30. Réveil douloureux, quelques symptômes du mal de montagne : maux de tête, nausée … Il faut dire que l’on a grimpé de bons dénivelés. Mais ce n’est encore rien. On se prépare et l’on déjeune à la frontale, et à 4h nous voilà prêts à grimper jusqu’à Lenana, troisième plus haut pic du mont et le seul accessible sans matériel d’escalade. Il nous faut y être pour 6h30, afin de ne pas rater le lever de soleil. On est emmitouflé dans plusieurs épaisseurs, gants et cagoules sont de mise. L’aube nous rejoint en route, et nous atteignons le sommet (à tout de même 4985 mètres) quelques minutes avant le soleil (pour cinq d’entre nous, VGE et Janis Joplin peinant un peu, ils arriveront vingt minutes après). C’est beau, mais il fait froid et on redescend au bout de vingt minutes (Mitterand aura quand même le temps de fumer une cigarette). La descente est plus pénible que la montée, et semble prendre une éternité. On ne s’attarde pas au camp : après trois quart d’heure pour finir les sacs, manger un morceau et reprendre des forces, on embraye sur la redescente vers Old Moses, au pas de course. Enfin, voiture jusqu’à Nairobi, et nuit réparatrice avant de repartir au boulot le lundi matin.

Nuage

Un petit air de Myst

Un Western Improbable

Lichen fluo

Paysage extraterrestre

Faut pas regarder le tube mais les cristaux en dessous

Lobelia

Tu vois Simba, tout ce que la lumière éclaire, c'est le territoire des lions

3 réflexions sur « L’ascension du Mont Kenya »

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