Chinafrique, RDC et autres considérations politiques

Damn, encore un article avec des bouts de réflexions dedans. Si ça continue comme cela ce blog va devenir une succursale de Courrier International.

Chinafrique
Slateafrique lui a consacré un dossier. La Chineafrique, c’est l’ensemble des relations économiques diplomatiques et culturelles entre l’Empire du Milieu et le continent africain. L’Afrique étant à la fois une source de matières premières et un marché émergent, le géant économique qu’est la Chine s’y intéresse énormément. Pékin remporte énormément de contrat pour l’aménagement d’infrastructures sur tout le continent, tout en y envoyant une diaspora de cadres dirigeants. Ici au Kenya cela se traduit par des complexes immobiliers ou des routes construites par des sociétés dont les noms ne font pas très couleur locale. Il faut cependant nuancer. La Chine n’est évidemment pas le seul acteur, il y a d’une part les anciennes puissances coloniales, mais aussi l’Inde (en particulier en Afrique de l’Est, héritage de la colonisation anglaise, il y a une grosse diaspora indienne), le Japon (très présent sur le marché des voitures, en tout cas au Kenya où il y a a des Toyota partout).
La Chine investit donc massivement en Afrique, mais ces investissements sont à mettre en perspective. Au Congo, la Chine investit à hauteur de sept milliards. C’est la même somme qui est investie par la diaspora congolaise. Et encore, on ne parle là que des flux-retours officiels de la diaspora. La RDC n’est donc pas en situation de dépendance économique par rapport à la Chine. D’un autre coté, ces sept milliards investis sont aussi une statistique officielle. Étant donné que les investissements sont remboursés sous formes de concessions minières, d’exploitations agricoles et de contrats longue durée, le retour sur investissement n’est pas évident à chiffrer. Surtout que certains flux sont surprenants. Par exemple ce cobalt rwandais, qui n’en possède pas mais en exporte massivement vers la Chine. Mais avec l’implication du Rwanda dans les troubles de la RDC, des flux énormes sont détournés.
Enfin, une note positive dans ces magouilles financières : aujourd’hui j’ai reçu un SMS pour m’inciter à m’inscrire sur les listes électorales kenyanes. Les élections sont en mars et sont très attendues étant donné que le président actuel – Mwai Kibaki, dont la réélection en 2007 avait été très contestée, ne se représente pas, le nombre de mandats étant limité à deux depuis 1991 (son prédécesseur, Moi, avait été président 24 ans durant).

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