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Avatar Aang: The Last Airbender, de Lauren Montgomery et William Mata

Film d’animation étatsunien paru en 2026, situé dans l’univers d’Avatar The Last Airbender. On retrouve Aang et son gang, 13 ans après la fin des événements de la série. Le monde est en paix, mais Aang essaie toujours de retrouver des reliques de la culture des nomades de l’air. Il est attaqué par une bande de non benders qui lui vole une relique. Il découvre qu’il s’agit d’une relique de Sonam, une Avatar issue des nomades de l’air, qui avait réussit a communier avec le monde des esprits au point de pouvoir donner le pouvoir du bending à de nouvelles personnes. Convaincu que retrouver la trace de Sonam lui permettra de faire revivre les Nomades de l’air, Aang se lance dans un voyage périlleux, au cours duquel il va découvrir un autre Airbender prisonnier des glaces comme lui…

C’était sympa de retrouver les personnages d’Avatar et ça donne de quoi patienter d’ici la sortie de la série en fin d’année, mais l’histoire du film n’était pas passionnante. C’est une quête assez straightforward avec le gimmick d’un personnage issu du passé aux motivations troubles. De plus, ayant déjà vu Korra, on sait que Aang ne va pas faire apparaître de nouveaux airbenders. J’ai bien aimé toute la première partie et notamment ce qui se passe sur le mont Badyu (très jolies scènes de montagnes même si on comprend pas trop pourquoi Aang escalade plutôt que d’utiliser son glider), les Denied par contre font un groupe d’ennemis un peu cliché, yet again des nonbenders vénères et violents (et tant qu’à faire ils auraient directement pu les lier aux Equalists de la S1 de Korra).

Hoppers, des studios Pixar

Film d’animation étatsunien paru en 2026. Pour protéger une clairière dans laquelle elle allait avec sa grand-mère, Mabel transfère sa conscience dans un castor robotique pour persuader des animaux d’aller se réinstaller dans ladite clairière (un mardi classique). Elle découvre un monde animal avec des rois pour chaque classe (et pas pour chaque royaume, de façon assez frustrante) et une coopération poussée entre les animaux qui se partagent un territoire de plus en plus petit. Ses tentatives d’intervention pour protéger la clairière vont pousser les animaux à planifier l’assassinat du maire de la ville, à l’origine du projet autoroutier qui menace la clairière (un mercredi classique).

C’était assez rigolo à regarder. Le côté émerveillement devant la nature et relation entre les espèces dans un écosystème sont plutôt bien rendus, ce qui n’est pas évident dans un film grand public. Les animaux sont totalement anthropomorphisés, mais ça fait partie du côté rigolo du film. Bon, le maire avec son grand projet inutile auquel on peut le convaincre de renoncer après lui avoir montré la vie à travers les yeux d’un castor robot j’y crois pas trop, mais on va dire que c’est la position centriste du film. Les différents personnages secondaires sont plutôt réussi même s’ils n’ont pas beaucoup de ton écran à part peut-être le maire et le castor roi des mammifères. Mention spéciale à Diane évidemment personnage que l’on voit 2 minutes en tout et pour tout mais qui est très très réussi.

Recommandé !

Lesbian Space Princess, de Leela Varghese et Emma Hough Hobbs

Film d’animation australien paru en 2025. Saira est la princesse de Clitopolis, célèbre planète lesbienne. Élevée dans l’ombre de ses deux mères, elle est effacée et peu sûre d’elle. Dévastée par la fin de sa première relation après deux semaines, elle décide de s’aventurer hors de la bulle de filtre qui sépare l’espace queer de l’espace hétéronormé, dans une quête pour aller sauver son ex des cis white maliens qui l’ont kidnappée. Le seul vaisseau qu’elle a trouvé pour partir est un « problematic ship », mais malgré l’adversité Saira va trouver en elle des forces insoupçonnées. Bon, vous l’aurez compris, scénario très classique même si queerifié, un hero’s journey dans les règles de l’art, mais avec plein de blagues féministes et de petites chansons. Des couleurs pastels qui donnent une vibe Adventure time/Disenchanted. Le film est fait sur un tout petit budget, donc le résultat est assez impressionnant, mais j’avoue que j’aurais néanmoins bien aimé une animation un peu moins classique.

Undone, de Kate Purdy et Raphael Bob-Waksberg

Série d’animation étasunienne parue en 2019. Je n’ai vu que la saison 1, notamment parce que je voulais voir la dernière série de RBW que je n’avais pas vue (après Bojack et Long Story Short). J’ai été beaucoup moins convaincu que par les deux autres. On suit Alma, qui suite a un accident de voiture, voit le fantôme de son père qui lui demande de venger son meurtre (hello Hamlet) et lui explique qu’elle peut désormais voyager dans le temps pour intervenir sur ce meurtre. Évidemment, du point de vue des proches d’Alma, ça ressemble plus au déclenchement d’une crise de schizophrénie…

Ça parlait (légèrement) de voyage dans le temps, mais surtout de liens familiaux – mais je trouve que c’est pas très original/intéressant : on parle de l’absence du père, de liens conflictuels avec sa mère et de peur de l’engagement, sujet un peu vus et revus. L’animation en rotoscopie est jolie, mais ça ne me suffit pas perso.

Le Combat des chefs, d’Alain Chabat

Série d’animation française parue en 2025, adaptation de l’album d’Astérix éponyme. C’était sympa de revoir une adaptation d’Astérix dirigée par Chabat, plein de petits trucs sympas dedans (la trouvaille de la mère de César, toute l’idée de la création d’un parc d’attraction pour préparer le combat des chefs, la résolution sans combat à la potion magique, les commentateurs sportifs…), mais en même temps c’était yet another adaptation d’Astérix, ça m’a pas non plus transporté plus que ça.

Arcane, de Christian Linke et Alex Ye

Série télévisée en 2 saisons, parue en 2023 et 2024. L’animation est très belle mais l’histoire m’a laissé assez indifférent, une rivalité entre deux sœurs et deux cités jumelles, mais avec des éléments très peu caractérisés j’ai trouvé.

Si la première saison ça va encore, la deuxième c’est clairement le bazar avec 15 000 lignes narratives qui commencent on sait pas trop pourquoi et finissent pas vraiment. Tout les personnages deviennent overpowered, mais pour un truc qui commençait en mode lutte des classes, ça passe vite en mode « 5 individus peuvent changer l’Histoire et les masses les regardent faire », avec en plus un militarisme sous-jacent pas du tout remis en question.

Cool bande-son though.

Coco, de Lee Unkrich (studios Pixar)

Film d’animation états-unien de 2017. Miguel vient d’une famille de coordonièr·es mexicain·es qui rejettent tout ce qui est musical : l’ancêtre de la famille a été abandonné par son mari musicien qui voulait vivre de son art. Mais Miguel adore la musique. Pour participer à un tremplin, il va le jour de la fête des morts voler la guitare de son idole, Ernesto De La Cruz. Mais ce vol de la propriété d’un défunt va maudire Miguel : transporté dans le monde des morts, il va devoir demander la bénédiction de la partie défunte de sa famille pour revenir parmi les vivants. Sauf que sa famille morte déteste aussi la musique et ne veut lui donner sa bénédiction que contre un renoncement. Toute sa famille, sauf le mystérieux musicien qui a abandonné sa femme…

C’était visuellement très beau. L’histoire est réussie, avec de bons rebondissements et des personnages secondaires (le chien notamment) réussis. Petit bémol sur le fait que la critique de la famille que le film esquisse au début est finalement totalement effacée : il y avait juste un manque de communication, mais finalement tout le monde peut se retrouver autour de la musique, et tout le monde dans la famille était très gentil, les méchants sont à l’extérieur.

The Wild Robot, de Chris Sanders

Film d’animation paru en 2024. Suite à une tempête, un conteneur contenant un robot domestique ultra perfectionné s’écrase sur une île pleine d’animaux. Programmé pour assister les humain.es, le robot va tordre sa programmation pour venir en aide aux animaux.

C’était très joli (très belle animation), l’histoire est touchante, mais pas ultra profonde non plus : les animaux sont un peu trop anthropomorphisés dans leurs comportements et leurs relations interespèces – mais bon à la base c’est un film pour les enfants, je sais pas si une éthologie exacte des opposums les auraient enthousiasmés.

Samuel, d’Émilie Tronche

Série télé française parue en 2024. Je l’ai vue au cinéma d’un seul tenant dans le cadre du festival Séquence, c’était un très bon cadre, ça gagne a être regardé avec les réactions de toute une salle de cinéma (même si je pense que ça marche aussi très bien blotti·e dans son lit).

On suit la vie de Samuel, 10 ans, via ce qu’il en écrit dans son journal intime. Il parle notamment de son sentiment amoureux pour Julie, une de ses camarades de classe. C’est super bien écrit dans la façon dont ça rend les émotions ressenties quand on est enfant – et je pense que la série parle à beaucoup de gens parce qu’on s’y retrouve facilement (aux dernières nouvelles, tout le monde a été enfant). Niveau animation c’est très beau, en noir et blanc, avec sur certaines séquences des inspirations mangas très bien intégrées (la visite au château, le cauchemar de la grande dame). La question des sentiments et des relations est je trouve très bien traitée. Certains passages sur attirances ou sur l’arrivée de l’été m’ont fait penser à The Perks of being a wallflower ou à La Traversée du Temps, deux œuvres que j’aime beaucoup.

J’ai aussi beaucoup aimé l’épisode sur la mort de la grand-mère de Corentin et la mise en scène via Corentin de la construction d’un mode masculin de rapport à ses émotions (là où Samuel est beaucoup plus émotif). Enfin, une dernière analogie que je vois est avec la série Bref, pour le côté épisodes très courts et centrage sur une relation amoureuse hétéro, mais on est sur un traitement beaucoup plus subtil que Bref.

Enfin, excellente bande-son, et pas mal de passage où des personnages dansent (sur de la musique ou tout seuls dans leur chambres) où les mouvements rendent très bien.

Chaudement recommandé.

Lilo and Stitch, des studios Disney

Film d’animation sorti en 2002. Stitch est une créature bioingéniéré en laboratoire pour être une machine de destruction. Déféré devant la Fédération Galactique, il est condamné (alors que c’est pas exactement de sa faute) à l’exil sur un astéroïde. Il réussit à détourner le vaisseau, et le crashe sur Terre, plus précisément à Hawaï. Ses instincts lui disent de trouver une grande ville à détruire, mais Hawaï en est malheureusement dépourvu. Poursuivi par son créateur et un agent de la Fédération, il se dissimule en se faisant adopter comme animal de compagnie par Lilo, gamine turbulente élevée par sa sœur. Vont s’ensuivre moult quiproquos et situations chaotiques, les deux personnages ayant tendance à faire rapidement – volontairement ou non – escalader toute situation.

C’était sympa. Je le voyais pour la première fois, j’ai trouvé le dessin assez beau (à part quelques passages en 3D pour les vaisseaux spatiaux qui sont assez visiblement datés), l’animation est fluide et les persos attachants. J’ai trouvé que la fin était un peu ratée avec des enjeux qui remontent, redescendent, des nouveaux antagonistes, d’anciens antagonistes qui deviennent des alliés… Et globalement Stitch sert un peu trop de couteau suisse, entre créature chaotique, puis mignonne, puis impulsive, puis intelligente… Notamment les passages où il parle ça marche assez mal.

Mais globalement, recommandé.