Rassemblement en famille au cimetière du Père-Lachaise pour la crémation de mon père. Je me suis un peu promené avec OC après la cérémonie. Le cimetière est assez beau (j’y étais déjà allé plus jeune, pour voir la tombe de Jim Morrison notamment, mais je n’y étais pas retourné depuis un certain temps). Il y a des monuments de plein de style, taille et époques différentes, et avec des niveaux d’entretiens différents. C’est d’ailleurs un truc étonnant des cimetières, c’est un endroit où le délabrement est admis. L’aménagement du lieu est fait selon les principes du jardin à l’anglaise, avec du relief et des allées sinueuses. Le crématorium et le colombarium autour sont assez beaux (même si au final la cérémonie se déroule dans une salle en sous-sol avec un faux plafond et des néons pas fous…).
Vue sur ParisFamille LeroySépulture des familles Tancé, Sourdeval et BordereauSépulture géante à travers les arbres de l’alléeC’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, Marc, XII 46Famille Victor FortinFamilia Di Lizardi, Familia Del ValleMarbre blanc et francmaçonnerieFélix de BeaujourCrématoriumPierre Tirard
Le reste de ce que l’on peut photographier dans la rue, quoi.
C.G.T. Fédérations et OrganismesPorte DoréeChâteau d’eau et paysage urbainChâteau d’Eau et deux coupolesCommissariat de Police Quartier de Charonne XXe arrondissementGrues et immeubles
j3Zoo ProjectKashinkQu’est-ce que tu fabriques, Blaise ?Qu’est-ce que tu fabriques, saint-Blaise ?Qu’est-ce que tu fabriques, saint-Blaise ?M. Chat, cimetière Montparnasse (Ok, celle-ci ce n’était pas durant la promenade dans le XXe mais lors de l’inhumation de mon père, la gravure était sur une tombe proche)
Promenade par un dimanche ensoleillé du côté du Père Lachaise puis de Bastille. Pas mal de photo de street-art, triées par type. On commence avec les invaders.
Il y avait des tags haineux autour de l’église où doit avoir lieu la cérémonie en mémoire de mon père. Avec quelques ami⋅e⋅s nous sommes allez les recouvrir d’un message plus inclusif et aimant. (On n’a taggué qu’au dessus des pochoirs précédents qui étaient tous sur le sol, on n’a absolument pas dégradé les murs de l’église ou d’un autre bâtiment, je précise, sait-on jamais).
Mon père est mort le 29 novembre. J’étais à Grenoble, théoriquement pour trois semaines, pour me faire des contacts et chercher un emploi sur place. Je suis revenu par le premier train quand mon frère m’a appris la nouvelle. Je n’arrive pas encore a vraiment réaliser, pour le moment. J’alterne des phases de pleurs et des phases où ça va, mais j’ai toujours le réflexe de me dire que je pourrais lui parler de quelque chose, lui demander de l’aide sur un point. L’idée que je ne pourrai plus jamais lui parler est simplement horrible. « Plus jamais » est une notion inconcevable.
Depuis qu’il avait un ordiphone, mon père faisait beaucoup de photos, et il avait un bon œil pour ça. Je lui avait plusieurs fois dit de mettre ses photos sur un blog ou une plateforme quelconque. Nous avions même créé le blog ensemble (Le Photograffeur), il m’avait dit qu’il travaillait à un premier article (un truc qui partait dans tous les sens avec n références à la mythologie, je lui avais conseillé de commencer beaucoup plus simple). Le projet n’a jamais abouti, le blog est resté vide à l’exception de la photo d’en-tête que nous avions téléversé ensemble. J’ai récupéré environ 3000 photos sur l’ordinateur familial, je vais faire le tri et les mettre en ligne, soit sur ce blog soit sur celui qui aurait pu être le sien.
Depuis que j’ai appris sa mort, j’ai envie de documenter les choses, les moments, de ne pas laisser se perdre les sensations, les impressions, les ressentis. J’avais déjà cette envie avant, sinon je ne tiendrai pas un blog, mais c’est devenu beaucoup plus présent d’un coup. Peut-être que c’est banal à la mort d’un proche, mais j’ai vraiment peur de laisser échapper les choses. J’ai pris des photos dans le train en me disant que c’est des photos qu’il aurait prises lui.