J’ai passé dix jours en Grèce avec six amis. Arrivés à Athènes, nous avons pris une voiture et visité le Péloponnèse avant de remonter sur Delphes puis de revenir à Athènes. Impressions de voyage, au jour le jour.
Athènes est une cité avec pas mal de relief (globalement, nous n’avons pas vu beaucoup de plaines en Grèce). Beaucoup de bâtiments abandonnés, on sent que ce n’est pas l’opulence. Il y fait chaud. Nous avons fait les sites touristiques dès l’ouverture pour éviter et les touristes et la chaleur.
Les vestiges sont assez impressionnants, mais donnent une assez mauvaise idée de ce que pouvait être l’endroit à l’époque ou il était utilisé : entre la destruction et la disparition des couleurs, l’effet n’est plus du tout le même.
Mont Lykabeth, depuis les pentes de l’Acropole.CaryatidesColonneTemple d’Héphaïstos, Agora.Parthénon
Dimanche, ce fut Rotterdam (visit ALL the dutch cities!).
Arrivée à la gare toute neuve (elle a été refaite en 2013), marche le long des canaux jusqu’au musée d’architecture où nous avons vu l’exposition Designing Scarcity sur les façons de faire face aux pénuries : recyclage, réparations, réemploi, utilisation maximisée…
L’exposition était assez intéressante, elle s’intéressait à l’architecture mais pas seulement : l’économie civile en temps de guerre, les imprimantes 3D, les réparations de chaussures étaient convoqués. Les tables qui supportaient les items exposés étaient montées avec le système Open Structures, qui était présenté dans l’expo.
Après le musée, nous nous sommes promenés vers le centre de la ville, pour voir différents bâtiments, puis nous sommes rentrés, bien fatigués.
Hier, après-midi à Leiden. On a mangé des sushis hollandais (du hareng cru avec des oignons dans un petit pain), acheté 500g d’olives, vu des canaux, des églises et la forteresse.
Pieterskerk, intérieurPieterskerk, extérieur.Hôtel de villeVitraux impressionnants
Hier, comme je l’écrivais dans le billet précédent, nous nous sommes arrêtés à Utrecht. C’est joli et très hollandais. Vieux bâtiments en briques avec des pierres blanches pour décorer, style Brabant, typique de la Renaissance Hollandaise (oui, c’est CHLPG qui m’a expliqué). Y’a un très beau beffroi, des petites rues très calmes, plein de vélos et des canaux.
On a aussi pu constater qu’ils avaient des araignées de taille sympathique (elle était à l’entrée d’un abribus).
Humour Hollandais ?BeffroiCathédraleCharmant petit canal
Je suis de nouveau à La Haye, pour profiter avec CHLPG de son appartement sur place avant qu’elle ne le rende. J’ai un peu galéré pour arriver jusqu’ici, puisque j’aurais tenté trois covoiturages qui n’auront pas répondu du tout, auront annulé ou … ne seront pas venu me chercher, avant de me rabattre en désespoir de cause sur un trajet en bus. Un lever aux aurores et sept heures trente de route plus tard, j’étais à La Haye, où je me suis effondré sur le lit de CHLPG (je dors très mal dans les transports).
Nous sommes aujourd’hui allés visiter un jardin qui intéressait CHLPG. Pour cela, nous avons pris trois trains et un bus, puisque c’était plus ou moins à l’autre bout des Pays-Bas. Il s’agissait du jardin privé de Piet Oudolf, célèbre jardinier-paysagiste. C’était pleeeein de fleurs et d’insectes et très joli. Sur le chemin du retour, pour rentabiliser le transport, nous avons acheté une énorme courgette jaune (laissé dans une boite sur le bord du chemin avec un écriteau laconique « Courgettes, 40 cents pièce » et un bocal pour mettre les sous), puis nous nous sommes arrêtés à Utrecht.
Il y a quelques temps, a3nm m’a demandé de plus documenter mes lectures. Je me suis rendu compte que je faisais ça au début de ce blog et que j’ai un peu lâché l’idée pour me consacrer aux photos de bâtiments abandonnés : c’est bien aussi mais ça n’a pas la même utilité.
Je vais donc tenter de revenir sur mes lectures et autres consommations culturelles. Cet été, j’ai pas mal lu sur liseuse, pour cause de déplacements. C’est vraiment pratique.
Niveau lecture, il y a donc eu : Le mémoire d’une amie intitulé La fan fiction, nouvel objet pour la théorie littéraire ? Réflexions sur les réécritures fans. C’était très intéressant, ça m’a donné envie d’en connaître plus sur la théorie littéraire.
A fire upon the Deep de Vernor Vinge. J’avais beaucoup aimé Rainbows End du même auteur, et a3nm m’avait recommandé A fire upon. Space opera ambitieux décrivant crédiblement des espèces radicalement différentes des humains, j’ai un peu regretté la fin en deus ex machina, mais le roman est vraiment une référence à avoir en science-fiction.
L’histoire du futur de Robert Heinlein. J’avais déjà lu les deux premiers tomes, j’ai lu les deux autres. C’est bien mais c’est court. Un parfait exemple de l’age d’or de la SF.
D’autres Vies que la mienne, La Moustache et L’Adversaire, d’Emmanuel Carrère. J’aime bien les romans de Carrère. D’autres vies est étonnant. Il parle de cancer et de tsunami et pourtant c’est le premier roman de Carrère que je lis où il a l’air un tant soit peu heureux. C’est cool parce que j’ai l’impression de partager pas mal de ses angoisses, alors s’il arrive à les laisser derrière lui, il y a de l’espoir pour moi. Les deux autres romans sont bien aussi, mais moins autobiographiques et beaucoup plus noirs.
L’Art français de la guerre, d’Alexis Jenni. Parle des guerres françaises de 40 à 62 et de la génération qui leur a été sacrifié. Je n’ai pas tout aimé dans le style d’écriture, mais le sujet est vraiment intéressant.
Storytelling, de Christian Salmon, à propos de l’utilisation du storytelling dans les campagnes politiques, les guerres et le marketing. Le sujet est intéressant, mais je l’ai trouvé un peu superficiel. Dans le même genre, No Logo de Naomi Klein est bien plus intéressant.
La violence des riches de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Là aussi, j’ai été un peu déçu. Le sujet est intéressant, l’analyse des réseaux de François Hollande et de ses rapports aux classes les plus aisées de la société française (comme Nicolas Sarkozy avant lui) est salutaire, mais le livre tourne un peu à vide, répétant en moins bien que ce Les ghettos du Gotha, des mêmes auteurs, démontrait bien plus efficacement.
Niveau séries, j’ai regardé la seconde saison d’Orange is the New Black et la troisième saison d’Avatar: Legend of Korra et de The Thick of it.
J’aime beaucoup Charles Stross normalement, Rule 34 est un de mes romans de SF favoris. Mais celui là, non. En même temps, le sujet est le voyage temporel, et il est quasi impossible de faire quelque chose de bien sur le voyage temporel.
Trilogie de fantasy historique (Époque de Richelieu, mais avec des dragons), je n’ai pas été entièrement convaincu. L’univers est intéressant, mais le côté « hommage aux feuilletons de cape et d’épée est trop appuyé. Il y a beaucoup de répétitions, certains passages sont tout de même assez clichés. Mais j’ai apprécié la discrète uchronie sur l’issue du siège de La Rochelle.
Une uchronie se déroulant en 1952 dans une Angleterre ayant signé une armistice avec l’Allemagne nazie. Bien écrit, intéressante, c’était vraiment une bonne lecture. L’auteur explique notamment dans une postface comment il y a eu dans la réalité tout un retour de bâton réactionnaire dans les années 50 en Angleterre dont il s’est inspiré pour le côté sociétal.