Roman français de 2026. Suite à l’entente soudaine du bruit fait par les lignes électriques haute tension un jour près de Gennevilliers, le narrateur décide de marcher sous les lignes électriques, d’abord de la région parisienne, puis de toute la France. La géographie aérienne des lignes n’étant pas pensée pour être facilement marchable, il se trouve à intersecter de des infrastructures linéaires (TGV, autoroutes) et à découvrir des activités bruyantes reléguées dans ces délaissés urbains.
Ça se lit bien mais ça manquait un peu de mysticisme géographique comme dans La Conjuration. Ici les lignes électriques ne sont que des lignes électriques, et c’est un peu frustrant (c’est d’ailleurs un peu mis en scène dans la diégèse du roman où le narrateur laisse son esprit vagabonder, invoque des comparaisons littéraires (aux romans de chevalerie, à ceux d’espionnage, essaye de voir s’il y a quelque chose sous la surface des choses, mais ne retombe que sur du prosaïque).