Mārama, de Taratoa Stoppard

Film vu lors de l’édition 2026 du Grindhouse Paradise (festival de films de genre toulousain).

Film néo-zélandais paru en 2026. Au 19e siècle, ayant reçu un courrier lui promettant de lui révéler l’histoire de sa famille, une jeune maori arrive en Angleterre. Là elle est accueillie par Nathaniel Cole, un riche armateur de baleiniers, qui lui dit que son ami qui a écrit le courrier est mort mais qu’il cherche une gouvernante pour sa fille et qu’elle fera l’affaire. Coincée dans le manoir de Cole, Mārama est assaillie par des visions, qui lui font penser que Cole en sait plus qu’il lui dit sur sa famille.

Le côté « film en costumes » fonctionne bien, ainsi que le fait de renverser l’exoticisation : c’est Mārama qui est coincée dans une Angleterre dont elle ne comprend pas les codes sociaux, et où les éléments familiers de la culture maorie sont des trophées ramenés par Cole, qui se pose comme un grand admirateur du peuple mais procède surtout par fétichisation et où donc les objets n’ont pas le bon usage et sont juste exposés ou détournés. Pour Mārama comme pour la/le spectateurice, le manoir victorien est un endroit lugubre et étranger, la fête des notables du coin sonne comme une parodie grotesque de sa culture.

Pour autant le film est assez lent, j’aurai bien aimé une montée en intensité plus rapide. Malgré les visions de Mārama on est presque plus sur un thriller que de l’horreur : les visions font partie de sa façon de percevoir le monde mais ne sont pas inhérentes à la partie horrifique du film qui est mundane.

Pas parfait, mais prometteur pour un premier film, et distribué en salle en France, donc vous pouvez allez le voir ! (C’est qui est rarement le cas pour les films du Grindhouse)

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